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  <title>UnePorte.Net : Le cinéma à la maison ( DVD / HD DVD / Blu-ray Disc ) et la musique !</title>
  <description><![CDATA[Le cinéma en DVD/HD DVD/Blu-ray Disc et la musique où vous voulez !
Analyses de films et critiques de DVD zone 1, de HD DVD et de Blu-ray Disc
Une site produit au Québec.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-05-28T02:53:15+02:00</dc:date>
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   <title>THE LAST TEMPTATION OF CHRIST (LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis</title>
   <pubDate>Mon, 17 Dec 2007 21:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec une filmographie comportant MEAN STREETS (1976), TAXI DRIVER (1976) et RAGING BULL (1980), Martin Scorsese était déjà reconnu comme un cinéaste ne faisant définitivement pas dans la dentelle, et THE LAST TEMPTATION OF CHRIST, son film le plus personnel et aussi le plus controversé constitue en quelque sorte l’apothéose de son œuvre résumant à lui seul toutes les caractéristiques, les thèmes et les préoccupations du cinéaste.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/802407-982108.jpg" alt="THE LAST TEMPTATION OF CHRIST (LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis" title="THE LAST TEMPTATION OF CHRIST (LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis" />
     </div>
     <div>
      Adaptation du roman très discuté de Nikos Kazantzakis (ZORBA LE GREC), THE LAST TEMPTATION OF CHRIST propose une vision fort différente, très personnalisée et surtout très “moderniste” du parcours du Christ. Nul besoin de rappeler l’histoire en longueur, qui reprend les principales étapes du parcours de Jésus (Willem Dafoe), jeune charpentier de Nazareth fabriquant des croix pour le compte de l’Empire romain multipliant les crucifixions de gens jugés dangereux et indésirables pour l’ordre établi. Il subit la foudre de son ami Judas (Harvey Keitel), l’accusant d’emblée de collaboration avec l’ennemi, ainsi que la colère de Marie-Madeleine (Barbara Hershey), une prostituée dont Jésus a autrefois repoussé les sentiments amoureux à l’époque de leur prime jeunesse. Après un périple dans le désert où il repousse une intervention de Satan, Jésus est de retour, se disant investit par Dieu d’une mission divine afin de libérer pacifiquement le peuple d’Israël du joug romain. Après avoir sauvé Marie-Madeleine d’une lapidation, il se met en route pour Jérusalem, suivi déjà de Judas, Jésus prêche la bonne parole et, au fil du chemin, constitue son noyau d’apôtre comprenant, entre autres, de Pierre (Victor Argo), et Jean (Michael Been). Il rencontre aussi sur son chemin Jean-Baptiste (Andre Gregory), qui voit en lui le Messie tant attendu du peuple juif. Jésus est aussi objet de légende après avoir été l’auteur de certains miracles, notamment la résurrection de Lazare (Tomas Arana), et l’eau transformée en vin lors des Noces de Canna. Mais Jésus fait aussi parler de lui à Rome et devient un élément subversif. Il est finalement livré, de par le baiser de trahison de Judas, à Ponce Pilate (David Bowie), procurateur romain de la province de Judée. Le sort de Jésus se scellera par sa crucifixion où Satan, n’ayant pas dit son dernier mot, procède à une dernière et ultime tentation alors que le Christ se meurt sur la croix du mont Golgotha.       <br />
              <br />
       Projet mûri de longue date par Martin Scorsese, la petite histoire de la genèse et la conception de THE LAST TEMPTATION OF CHRIST est tellement semée de quiproquos, d’épreuves et d’embûches qu’elle fait figure d’odyssée tortueuse qu’on pourrait qualifier, non sans humour, de véritable chemin de croix pour le cinéaste. Après que première tentative infructueuse (vers 1983), alors que le film devait se faire avec Aidan Quinn (RECKLESS, STAKEOUT), Scorsese est forcé d’abandonner le tournage alors qu’il se trouve au Maroc avec son équipe après que la Paramount eût décidé d’interrompre le financement du projet. Le cinéaste est déjà en butte à la controverse que son nouveau projet suscite. Il faut dire que le roman original de Nikos Kazantzakis, “La Dernière Tentation”, était déjà fortement décrié par les milieux intégristes catholiques, au point tel que l’ouvrage fut mis à l’index par le pape. Suite au succès de AFTER HOURS (1985) et THE COLOR OF MONEY (1986), Martin Scorsese réussit finalement à trouver le financement souhaité pour son projet le plus cher grâce à une association conjointe entre la Universal et la firme Cineplex Odeon, et THE LAST TEMPTATION OF CHRIST voit finalement le jour en 1988, mais non sans peine, puisque le metteur en scène aura à faire face aux mêmes confrontations et récriminations que le romancier quelques quarante années plus tôt. L’histoire est connue : à sa sortie en salle, THE LAST TEMPTATION OF CHRIST suscite une controverse et une polémique énorme et est attaqué de toutes parts par de nombreux groupes de fondamentalistes religieux (dont fait partie le metteur en scène Franco Zeffirelli) qualifiant le film de brûlot athée, malgré les véhémentes protestations du cinéaste. La grogne atteint son paroxysme alors qu’à Paris, un cinéma projetant le petit dernier de Martin Scorsese est incendié par une bande de protestataires.       <br />
              <br />
       Alors que nous nous retrouvons maintenant à l’aube du vingtième anniversaire de la sortie de THE LAST TEMPTATION OF CHRIST, et que la poussière de la polémique est depuis longtemps retombée, un regard plus analytique et surtout plus détaché s’impose. Tout d’abord, les spectateurs s’attendant à une véritable charge antireligieuse de la part de Martin Scorsese en seront quitte pour une surprise, car l’on constate que ce dernier suit assez fidèlement le récit décrit dans les Évangiles, le scandale découlant surtout de l’épisode ultime de la Dernière Tentation, où Jésus se voit mener (à son insu) dans un Paradis totalement fabriqué une vie d’homme ordinaire auprès de Marie-Madeleine, se mariant et fondant une famille, où Scorsese pousse l’audace à montrer une relation charnelle entre le Christ et son épouse. Cependant, c’est de par le traitement que le script de Paul Schrader (TAXI DRIVER, RAGING BULL), suivant la même ligne directrice du roman original, que le film tire son originalité. Tout d’abord, le récit est raconté à la première personne (Jésus) et face au Christ des Évangiles, Scorsese et Schrader oppose un Jésus plus terre à terre, troublé par ses propres démons intérieurs et en proie à ses propres faiblesses. Ensuite vient la vision plus moderniste du récit des Évangiles, Jésus s’exprimant comme un charpentier et non comme le prophète décrit dans la Bible. La mise en scène évite volontairement le lyrisme habituel des péplums bibliques pour teinter l’ensemble d’un souci de réalisme qui tranche avec le modèle habituel, se traduisant par la réalisation nerveuse appuyée par les cadrages resserrés de la photographie du chef-opérateur Michael Ballhaus (GOODFELLAS) et le montage très précis de Thelma Schoonmaker (collaboratrice de longue date de Scorsese) et bien accentué par la superbe musique de Peter Gabriel amalgamant habilement des mélodies africaines et arabiques, servis à la sauce world-beat auquel le musicien nous a habitué depuis quelques années.       <br />
              <br />
       THE LAST TEMPTATION OF CHRIST est d’abord et avant tout le récit d’un homme en proie au doute continuel face à sa mission. Le Jésus de la “Dernière Tentation” se remet constamment en question, doute de ses capacités, rejette même (au début du récit) l’appel de Dieu, et surtout ne semble pas être en paix avec son statut d’Élu, et ne rêve que de mener une existence d’homme ordinaire, se mariant et fondant un foyer. C’est l’opposition constante entre l’humain et le divin, entre “l’esprit et la chair” (N. Kazantzakis), autrement dit une métaphore représentant le perpétuel combat entre le Bien et le Mal qui se déroule au sein de toutes les âmes. On ne peut que réaliser que tous ces éléments ne peuvent qu’interpeller directement le cinéaste et son œuvre. Le Christ Rédempteur et imparfait,  de la “Dernière Tentation” est un personnage aussi “scorsesien” que le Travis Bickle de TAXI DRIVER ou bien le Jake La Motta de RAGING BULL (qui ont d’ailleurs bénéficié eux aussi d’un script de Paul Schrader), tous des protagonistes aux allures d’antihéros ayant à passer à travers leurs propres tourments avant d’aboutir à un ultime cheminement personnel. Il n’y à qu’un pas à faire avant de parler de l’image d’un chemin de croix et d’une rédemption pour tout personnage “scorsesien” qui se respecte, et Jésus dans la peau de Willem Dafoe (PLATOON) n’en est que l’apothéose.       <br />
              <br />
       Ayant à assumer la difficile tâche de personnifier ce Jésus particulier de la Dernière Tentation, Willem Dafoe domine de par sa présence énigmatique et tire bien son épingle du jeu de par son interprétation fiévreuse et passionnée du Christ où déjà son regard singulier fait la moitié du travail. Harvey Keitel (MEAN STREETS, RESERVOIR DOGS) personnifie un Judas fort différent de celui des Saintes Écritures, vu ici comme l’apôtre le plus fidèle et dont la fameuse trahison n’est en fait qu’une action posée à contrecœur pour respecter les propres volontés de son mentor afin qu’il puisse accomplir pleinement l’œuvre de sa destinée. Barbara Herhsey (HANNAH AND HER SISTERS) nous offre une Marie-Madeleine toute en nuances, tantôt séductrice, tantôt vulnérable et complémentant d’emblée l’interprétation de Willem Dafoe. Pour la petite histoire, Barbara Hershey, ayant autrefois travaillé avec Martin Scorsese sur son premier long-métrage (BOXCAR BARTHA, 1972) est d’ailleurs celle qui a offert le roman de Nikos Kazantzakis au cinéaste, lui affirmant qu’elle désirerait jouer Marie-Madeleine si un jour on en tirerait un film, un souhait que Scorsese formulera quinze ans plus tard. Le récit tournant surtout autour de ces trois protagonistes, le reste de la distribution doit se contenter de visages passagers vus à travers divers tableaux (la traversée du désert, la résurrection de Lazare, la rencontre avec Jean-Baptiste, la colère de Jésus au temple, le chemin de croix, la crucifixion, etc. etc.) mais quelques-unes de ces “apparitions” sont dignes de mention : le Jean-Baptiste fortement outrancier d’Andre Gregory (MY DINNER WITH ANDRE) nous gratifie de quelques-uns des moments les plus baroques du film, Harry Dean Stanton (PARIS TEXAS) fait un passage remarqué dans la peau de l’assassin zélote Saül qui deviendra plus tard Paul le prêcheur, tandis que l’on remarque un David Bowie savoureux de machiavélisme dans la peau de Ponce Pilate.       <br />
              <br />
       <b>THE LAST TEMPTATION OF CHRIST est offert en format panoramique 1.85:1 conformément à son format original de présentation au cinéma mais une première déception amère est liée à ce transfert qui n’est malheureusement optimisé pour les téléviseurs en format 16:9.</b> À l’ère de la haute définition, cette présentation est tout simplement inacceptable ! De plus, le transfert offert ici s’avère très en deçà des standards habituels. La saturation des couleurs laisse à désirer, les noirs manquent terriblement de profondeur et, surtout, le rendu des contrastes est d’une fadeur parfois consternante, sans compter que des points blancs sont fréquemment visibles à l’écran (particulièrement lors de scènes à éclairages restreints). L’insulte à l’injure est ajoutée avec quelques poussières et fourmillements visibles çà et là.       <br />
              <br />
       <b>La version originale anglaise est offerte en format Dolby Digital 2.0 Stereo</b> avec une piste qui fait sentir grandement les limites de son format avec un niveau des basses quelquefois déficient et une isolation des textures sonores qui laisse parfois à désirer, sans toutefois déranger au niveau des dialogues. <b>La version française (doublage produit en France), aussi offerte dans un format Dolby Digital 2.0 Stereo,</b> est de qualité similaire à la version originale. Des sous-titres français et anglais sont offerts en option.       <br />
              <br />
       Une édition plus qu’épurée que ce DVD puisqu’elle ne contient <span class="u">aucun supplément,</span> autre déception majeure ici. L’amateur endurci n’aura d’autre choix que de se rabattre sur la superbe édition qu’a tiré Criterion du même film qui est ô combien supérieure ! <span class="u">Quant à cette édition DVD zone 1, elle ne se distingue que par la présence de la version française.</span>       <br />
              <br />
       ----------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Pour le reste, THE LAST TEMPTATION OF CHRIST étant le film le plus personnel de son auteur, il n’en reste pas moins qu’il n’est pas pour autant le meilleur de sa carrière. De son propre aveu, le cinéaste a dû se soumettre à quelques concessions par rapport à sa vision originale dus surtout à des considérations budgétaires. Le résultat à l’écran s’en ressent parfois, le récit prend un aspect occasionnellement confus, morcelé et surtout précipité. De plus, certaines des scènes les plus symboliques (la première tentation dans le désert, le Sacré-Coeur) sont construites d’un simplisme qui est légèrement embarrassant. Toutefois, le potentiel fascinant reste intact et ces quelques accrocs mineurs sont rapidement oubliés de par la beauté émotive de plusieurs des tableaux proposés par Scorsese. Malheureusement, cette édition plus que décevante n’est à conseiller tout au plus que pour une location. Pour le collectionneur endurci, mieux vaut aller voir du côté de Criterion Collection.       <br />
              <br />
       Studio éditeur : Alliance Atlantis       <br />
       Date de sortie : 28 août 2007       <br />
              <br />
       Film : 4/5       <br />
       Image : 2/5       <br />
       Son VO : 2/5       <br />
       Son VF : 2/5       <br />
       Bonus : 0/5       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Marc Lespérance       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('marcl@uneporte.com')" >marcl@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.uneporte.net/THE-LAST-TEMPTATION-OF-CHRIST-LA-DERNIERE-TENTATION-DU-CHRIST--le-DVD-zone-1-de-l-editeur-Alliance-Atlantis_a1260.html</link>
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   <title>PEER GYNT (1941), le DVD zone 0</title>
   <pubDate>Sat, 15 Dec 2007 03:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Norvège en 1871. Menteur et oisif, le jeune Peer Gynt (Charlton Heston) fait le désespoir de sa mère, Aase (Betty Hanisee). Se rendant au mariage d’Ingrid (Betty Barton) qui autrefois soupirait pour lui, Gynt l’enlève pour aussitôt l’abandonner. Il séduit aussi la femme en vert (Audrey Wedlock), fille du Vieux du Dovre (Roy Eggert Jr.) qui règne sur les Trolls. Puis il se fait aimer de la pure Solveig (Katharine Bradley), qu’il quitte pour partir faire fortune au Maroc, comme esclavagiste. Ruiné, il rentre au pays où il se retrouve confronté au mystérieux Fondeur de boutons (Thomas A. Blair), qui veut le refondre dans sa cuillère, comme marchandise ratée. Gynt pourra-t-il lui prouver que sa vie n’a pas été vaine ?     <div><b> </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/800667-979899.jpg" alt="PEER GYNT (1941), le DVD zone 0" title="PEER GYNT (1941), le DVD zone 0" />
     </div>
     <div>
      Tourné en 16 mm en Illinois et au Wisconsin, PEER GYNT fut produit et dirigé par David Bradley (1920-1997), qui s’entoura d’une équipe de non professionnels, dont un Charlton Heston âgé de 17 ans, dans son tout premier rôle. Le tournage en amateur de ce film muet fut compliqué par la maladresse du cameraman, qui endommagea plus d’une fois la caméra, en la faisant tomber d’un arbre, puis d’une montagne, en provoquant ainsi la perte de quelques séquences filmées ! Neuf ans plus tard, Bradley employa de nouveau Heston, dans son adaptation shakespearienne, JULIUS CAESAR (1950). Alors que l’acteur se mit à rencontrer la notoriété, le cinéaste fut contraint, de son côté, d’abandonner les adaptations littéraires, pour se contenter de mettre en scène des productions très modestes, comme TWELVE TO THE MOON (1960) et THE MADMEN OF MANDORAS (1963).        <br />
              <br />
       PEER GYNT adapte un poème dramatique publié en 1867, rédigé en vers par le norvégien Henrik Ibsen (1828-1906), dont le dessein est de fustiger les défauts de son pays, à travers le personnage de Peer Gynt. Représentée au théâtre, à partir de 1876, la pièce en cinq actes bénéficie d’une mise en musique par le compositeur Edvard Grieg (1843-1907). Remplie de références au folklore scandinave, l’histoire de Peer Gynt est celle d’un homme traversant les trois âges principaux de la vie, sans acquérir de maturité d’esprit. Gynt séduit les femmes, voyage, fait fortune, en affichant une haute estime de soi, mais sans se soucier des autres. Moderne dans son propos, l’œuvre d’Ibsen donne toujours une place prépondérante aux personnages féminins. PEER GYNT ne fait pas exception à la règle, puisque l’anti-héros, confronté à la mort en la personne du Fondeur de boutons, ne trouvera la rédemption que grâce à Solveig, l’une de ses conquêtes délaissées il y a bien longtemps, qui ne l’a jamais chassé de son cœur.        <br />
              <br />
       Il est difficile de condenser en un film de moins d’une heure trente, une pièce qui pourrait facilement atteindre cinq heures au théâtre, si ses 49 scènes étaient toutes représentées. David Bradley conserve les principales étapes du parcours de Gynt, de ses frasques de jeunesse en Norvège, en passant par la force de l’âge au Maroc, puis enfin la vieillesse, de retour au pays natal. Alors que l’on a l’habitude de voir Charlton Heston, la quarantaine avancée, dans des rôles d’hommes à forte carrure, c’est assez déconcertant de le découvrir ici très élancé, à la sortie de l’adolescence. Malheureusement l’amateurisme de PEER GYNT empêche de retranscrire bons nombres de moments féeriques, imaginés par Ibsen. Ainsi, David Bradley rate malheureusement le passage où Gynt séduit la femme en vert, ainsi que la confrontation du jeune insouciant avec le Vieux du Dovre. La nuit des Trolls en est réduite à une piètre parade de masques de carnaval, ne pouvant aucunement rivaliser avec les merveilleuses illustrations, conçues par Arthur Rackham (1867-1939), pour une édition datant de 1936.        <br />
              <br />
       La partie se déroulant au Maroc est assez confuse, mais le cinéaste en herbe arrive assez habilement à intégrer des images d’archives dans son film, afin de donner l’impression qu’il a tourné en Afrique du Nord. Le dernier chapitre de PEER GYNT, consacré au retour sur le sol norvégien, est trop court, par rapport aux développements de la pièce. Cela a pour conséquence d’en limiter la tension dramatique, lorsque Gynt réalise que le temps lui est compté, pour démontrer au Fondeur de boutons que sa vie a un sens. Ce fameux Fondeur de boutons manque singulièrement de charisme, en prenant l’apparence très quelconque d’un moustachu, ne suscitant guère de sentiment de menace. Malgré toutes ces faiblesses, PEER GYNT arrive à susciter l’intérêt, grâce à la présence de Charlton Heston qui compose un mauvais garçon charmeur, que l’on a du mal à trouver antipathique, alors que les occasions ne manquent pas ! Notons que le DVD présente la version révisée et rééditée en 1965, contenant notamment un court texte en guise de prologue.       <br />
              <br />
       <b>Ce DVD propose un transfert plein écran 1.33:1 proche du format d’origine du film (1.37:1).</b> L’image en noir et blanc est l’un des points faibles de ce DVD. Non restaurée, elle manque de finesse et de profondeur, tandis que le grain est voyant. On remarque aussi régulièrement des rayures traversant l’écran.       <br />
              <br />
       L’unique <b>piste sonore en Dolby Digital 2.0 Mono de ce film muet, permet d’entendre la partition musicale d’Edvard Grieg.</b> Plutôt étouffé, le son manque sensiblement de dynamisme.        <br />
              <br />
       <span class="u">Suppléments</span> :       <br />
              <br />
       <b>Galerie de photos</b> (durée : 2’01’’)       <br />
       Cette galerie animée fait défiler un article sur PEER GYNT, ainsi que plusieurs photos.       <br />
              <br />
       <b>Biographie de Charlton Heston</b> (durée : 5’40’’)       <br />
       9 pages de biographie s’arrêtant à l’année 2005.       <br />
              <br />
       <b>Biographie de David Bradley</b> (durée : 1’30’’)       <br />
       3 pages de biographie.       <br />
              <br />
       <b>Bandes-annonces de DVD édités par VCI Entertainment</b>       <br />
              <br />
       1)-HANNIBAL (durée : 2’21’’)       <br />
       Egalement appelé ANNIBALE, il s’agit du film réalisé en 1959 par Carlo Ludovico Bragaglia et Edgar G. Ulmer, avec Victor Mature dans le rôle-titre.       <br />
              <br />
       1)-CHU CHIN CHOW (durée : 2’05’’)       <br />
       La comédie musicale réalisée en 1934 par Walter Forde, adaptant l’histoire d’Ali Baba et les quarante voleurs.       <br />
              <br />
       3)-PIPPIN : HIS LIFE AND TIMES (durée : 2’19’’)       <br />
       La comédie musicale réalisée en 1981 par David Sheehan, d’après Roger O. Hirson et Bob Fosse.       <br />
              <br />
       ---------------------------------------       <br />
              <br />
       L’éditeur VCI Entertainment permet de découvrir en DVD deux des premiers films du réalisateur David Bradley, qui marquèrent les débuts à l’écran de l’acteur Charlton Heston : PEER GYNT (durée : 85’06’’) et JULIUS CAESAR (1950). Si le DVD de PEER GYNT est techniquement assez faible, on saluera la beauté de l’image sur le boîtier du DVD, reprise dans les menus animés.       <br />
              <br />
       Studio éditeur : VCI Entertainment       <br />
       Date de sortie : 30 janvier 2007       <br />
              <br />
       Film : 3,5/5        <br />
       Image : 2/5        <br />
       Son VO : 2,5/5        <br />
       Bonus : 0,5/5        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pascal Laffitte       <br />
       pascal@uneporte.com
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>WALL STREET (1987), l’édition DVD (2 disques) 20e anniversaire en zone 1</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2007 01:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les années 1980 furent vraiment la décennie où le nom d’Oliver Stone était sur toutes les lèvres du côté du cinéma américain. Avant de s’imposer comme réalisateur, Stone a fait ses classes comme scénariste. Déjà récipiendaire d’un Oscar© pour MIDNIGHT EXPRESS (Alan Parker, 1978), Stone est devenu par la suite un des scripteurs les plus réputés du moment avec des titres comme SCARFACE (Brian De Palma, 1983) et YEAR OF THE DRAGON (Michael Cimino, 1985) qui démontrent déjà que l’homme ne fait définitivement pas dans la dentelle. Côté réalisation, Stone connut pourtant des débuts modestes, étonnamment dans le genre de l’horreur avec SEIZURE (1973), une production de série B vite oubliée, et THE HAND (1981), mettant en vedette Michael Caine. Ce n’est cependant qu’avec SALVADOR (1985) que le Oliver Stone que l’on connaît émerge. Chronique percutante sur la couverture du journaliste Richard Boyle du régime dictatorial du Salvador, Stone sort pour la première fois ses griffes de cinéaste fortement engagé qui feront de lui le champion de la gauche américaine au cinéma dans les années 1980.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/796192-974710.jpg" alt="WALL STREET (1987), l’édition DVD (2 disques) 20e anniversaire en zone 1" title="WALL STREET (1987), l’édition DVD (2 disques) 20e anniversaire en zone 1" />
     </div>
     <div>
      En 1986, Oliver Stone revient avec PLATOON, première oeuvre d’une trilogie sur la guerre du Vietnam et inspiré des propres souvenirs du cinéaste (lui-même un vétéran) de l’époque de son service militaire. Forte charge émotive critiquant l’implication américaine dans le sud-est asiatique, le succès critique et public de PLATOON fut immédiat, atteignant son point culminant alors que ce film phare de la carrière de Stone fut un des grands gagnants de la cérémonie des Oscars© en 1987, et qui valut au cinéaste de remporter la statuette dans la catégorie du meilleur réalisateur. Fort de son récent succès, Oliver Stone n’entend pas en rester là en enchaînant immédiatement avec WALL STREET, où cette fois-ci, il s’attaque au monde de la finance.       <br />
              <br />
       Jeune agent de change ambitieux et prometteur travaillant pour une firme de courtage new-yorkaise, Bud Fox (Charlie Sheen) a pourtant beaucoup de peine à se faire une petite place au soleil dans le petit monde de Wall Street. Brûlant la chandelle par les deux bouts et croulant sous les dettes, Fox persiste pourtant à tenter sa chance d’approcher Gordon Gekko (Michael Douglas), un des plus importants financiers et investisseurs de la ville et du pays, réputé pour son sens inné des affaires, mais aussi pour son avidité et sa rigidité. Après une première rencontre, Bud réussit à pénétrer l’étanchéité du cercle Gekko grâce à une proposition d’affaires impliquant la Blue Star, une petite compagnie aérienne montante où son père (Martin Sheen) s’avère être non seulement un employé, mais aussi un des délégués syndicaux. Qu’à cela ne tienne, grâce à l’entremise de Bud, Gekko devient le principal actionnaire de la compagnie, et fait de Bud un de ses bras droits. Bud débute son ascension au sommet. Revenus et profits considérables, appartement de luxe, belle bagnole et pour couronner le tout, la jolie Darien (Daryl Hannah), une jolie décoratrice d’intérieur rencontrée dans l’entourage de Gekko. Cependant, Bud se retrouve rapidement empêtré dans les magouilles financières plus ou moins orthodoxes du nabab et découvre Gekko sous un tout autre jour suite à quelques impitoyables décisions corporatives concernant la Blue Star, et qui l’amèneront à s’opposer à son mentor.       <br />
              <br />
       WALL STREET s’inscrit bien da la lignée des oeuvres engagées du cinéaste, et doit sa pertinence au fait qu’Oliver Stone n’est pas du tout étranger au monde de la finance, son père Louis Stone (duquel le film est dédié) ayant été lui-même un agent de change. Le résultat se sent à l’écran, le script du metteur en scène regorgeant de détails de toutes sortes rehaussant le degré de réalisme de l’ensemble. La mise en scène flamboyante, nerveuse et précise de Stone, bien appuyée par la photographie luxuriante du chef-opérateur Robert Richardson (un collaborateur de longue date) nous entraînent dans les coulisses de Wall Street comme nul autre film ne l’a fait auparavant. La caméra parfois très agitée de Richardson, alliée au montage très rapide de Claire Simpson (PLATOON) transmet de belle façon toute la tension et la frénésie qui est palpable sur le parquet de la bourse de New York et dans les locaux des firmes de courtage. Ce profond souci de réalisme s’avère d’ailleurs un couteau à double tranchant pour Stone puisqu’il est aussi responsable de sa principale faiblesse, alors que le jargon très technique entendu de la bouche des personnages peut être fréquemment totalement incompréhensible pour le profane qui a peine à se retrouver dans ces différents jeux de magouilles financières.       <br />
              <br />
       Cependant, au-delà de l’aspect technique du récit, l’essence même du message que véhicule Oliver Stone à travers WALL STREET est facilement discernable. WALL STREET est d’abord et avant tout une fable, une fable morale sur l’avidité, l’assiduité et l’appât du gain, racontée à travers le cheminement de ce jeune loup qu’est Bud Fox, de sa montée vertigineuse à sa descente vers une quasi-déchéance où il retrouvera toutefois le véritable sens des valeurs inculquée par sa famille d’origine modeste. C’est d”ailleurs de ce côté que WALL STREET est des plus intéressants, de par la description très critique et sans concession de ce pan de l’Amérique reaganienne des années 1980. Il faut voir avec quel cynisme Stone se plaît (et même se complaît) à décrire avec une rigueur terriblement clinique toute la  froideur, la rigidité, et surtout la superficialité du BCBG façon “eighties” bien suggérée par les décors de Stephen Hendrickson (DIGGSTOWN) et les costumes d’Ellen Mirojnick (FATAL ATTRACTION). De plus, la description de ce cercle particulier des loups de la finance donne froid dans le dos, alors que ceux-ci, tout véritables requins qu’ils sont, se posent en quelque sorte comme des guerriers dans un perpétuel combat, d’où cette scène capitale du film où le financier Gekko conseille au jeune Bud Fox la lecture d’un pamphlet asiatique de l’époque des samouraïs sur l’art de la guerre, où les principes peuvent être aisément appliqué à la finance.       <br />
              <br />
       Ainsi, c’est tout le pouls de toute l’Amérique de cette décennie particulière que Stone prend d’emblée avec WALL STREET, en lui faisant un véritable procès, au même titre que les années 1990 avec NATURAL BORN KILLERS (1994). On sent d’ailleurs que WALL STREET est bien de son temps, avec la partition musicale très synthétisée de Stewart Copeland (batteur du groupe The Police) ainsi qu’une sélection de pièces musicales très recherchée avec notamment des extraits de pièces de David Byrne (ex-leader des Talking Heads) et de Brian Eno (ex-claviériste de Roxy Music). On ne peut aussi que sourire face à l’apparition de certains gadgets technologiques de l’époque, en cette ère où l’Internet n’était pas encore de ce monde, d’où cette scène montrant un Gordon Gekko discutant avec Bud Fox armé d’un portable de la taille d’une boîte à souliers, sans oublier ces immenses boîtiers qu’étaient ces ordinateurs personnels de premières générations, considérés comme le nec plus ultra technologique en ces années clinquantes et aseptisées.       <br />
              <br />
       Ayant à assumer la charge du protagoniste, Charlie Sheen (PLATOON, YOUNG GUNS), sans être mauvais, manque pourtant quelque peu d’envergure pour mener à bien la destinée de son personnage, et est rapidement surclassé par le reste de la distribution, à commencer par Michael Douglas (FATAL ATTRACTION, BASIC INSTINCT) qui rayonne littéralement dans la peau du magnat Gordon Gekko. Définitivement le meilleur rôle de la carrière du bonhomme (lui ayant valu un Oscar©), Douglas capture toute l’essence et la complexité de la personnalité de cet homme froid, cynique et calculateur, tout en renfermant un charisme et un potentiel de séduction inébranlable. En fait, Stone voulait faire de Gekko l’image métaphorique d’un reptile (“gekko” désigne en fait un type de lézard), un prédateur envoûtant ses victimes. Martin Sheen (APOCALYPSE NOW), lui-même un comédien réputé pour ses opinions politiques de gauche, est quant à lui taillé sur mesure pour ce personnage d’activiste syndical voyait clair dans le jeu du financier et les scènes opposant les deux hommes sont parmi les meilleures, et Daryl Hannah (BLADE RUNNER, SPLASH) s’avère très à l’aise dans la peau de cette beauté éthérée et superficielle tombée dans les bras du protagoniste. On ne pourrait passer sous silence les passages brefs mais remarqués de Hal Holbrook (JULIA, CREEPSHOW) en vieux courtier paternaliste qui, à travers ses conseils que Bud ne veut entendre, s’annonce comme un véritable prophète des malheurs à venir, ainsi que l’apport de Terence Stamp (THE COLLECTOR, THE LIMEY), financier rival et Némésis de Gordon Gekko et, sourire à la clé, Sean Young (BLADE RUNNER, NO WAY OUT) dans le rôle de l’épouse de Gekko, véritable prêtresse du bon chic bon genre et du bon goût décrété.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Avant de passer aux spécifications techniques et aux suppléments, soulignons que WALL STREET est déjà tributaire d’une édition DVD plus menue parue en 2000. Pour souligner le vingtième anniversaire de la sortie du film sur les écrans, la Fox a cru bon de nous refiler une nouvelle édition deux disques plus touffue. Notez aussi qu’une édition Blu-ray de ce film sortira en 2008, soit le 5 février.</span>       <br />
              <br />
       <b>WALL STREET est offert en version panoramique 1.85:1 d’après un transfert anamorphosé (16:9) respectant son format original de présentation.</b> Le transfert offert ici est honorable, offrant une belle saturation des couleurs, des noirs d’une bonne profondeur et un excellent rendu des contrastes, avec seulement un léger flou dans les contours à signaler.       <br />
              <br />
       Le film est offert en <b>version originale anglaise par le biais de deux pistes,</b> tout d’abord celle déjà incluse dans l’édition précédente en format <b>Dolby Digital 4.0 Surround,</b> et surtout avec une nouvelle piste offrant un tout nouveau remixage en format <b>Dolby Digital 5.1</b> rehaussant d’un cran l’environnement sonore sur les enceintes, grâce à un niveau des basses bien accentuée et une isolation plus qu’experte des textures sonores, tout en offrant des dialogues bien audibles. <b>La version française (doublage produit en France)</b> est aussi disponible mais s’avère source de déception puisqu’elle est offerte avec une piste de format <b>Dolby Digital 1.0 Mono</b> largement inférieure au niveau performance (est-il nécessaire de le dire ?) et où se démarque parfois quelques distorsions dans le paysage sonore. Une piste espagnole Dolby Digital 1.0 Mono est aussi disponible ainsi que des sous-titres anglais et espagnols en option. Double déception pour les amateurs francophones : l’absence de sous-titres français comme c’est souvent le cas chez fox lorsqu’un doublage est présent.       <br />
              <br />
       Côté enrobage, cette nouvelle édition de deux disques reprend essentiellement les <span class="u">suppléments</span> de l’édition précédente tout en y greffant de nouveaux suppléments produits expressément pour celle-ci. Notez que les suppléments déjà présents dans la première édition sont désignés par un astérisque (*) :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">DISQUE UN</span>       <br />
              <br />
       <b>Commentaire audio de Oliver Stone (*)</b>       <br />
       Une piste de commentaires agréable à l’écoute où Oliver Stone passe en revue toutes les composantes de la mise en scène du film, en plus de nous offrir quantités d’anecdotes sur plusieurs aspects de la genèse et de la rédaction du script ainsi que les habituels potins de tournage (où Sean Young est décrite sous un jour très peu flatteur) sans oublier les souvenirs et les enseignements laissés par son père Louis Stone (décédé en 1985). Stone fait aussi grand cas de l’influence qu’exerça en particulier deux films du genre : EXECUTIVE SUITE (Robert Wise, 1954) et THE SWEET SMELL OF SUCCESS (Alexander Mackendrick, 1956) pour la rédaction de son script avec Stanley Weiser (PROJECT X). C’est sans surprise que l’on retrouve d’ailleurs un commentaire audio de Stone sur le DVD de EXECUTIVE SUITE paru récemment chez Warner.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">DISQUE DEUX</span>       <br />
              <br />
       <b>Introduction By Oliver Stone</b>       <br />
       Le cinéaste effectue ici une présentation brève et concise de son film à l’occasion du vingtième anniversaire de sa parution sur les écrans. Un supplément qui aurait d’ailleurs dû prendre place sur le premier disque.       <br />
              <br />
       <b>Greed Is Good</b>       <br />
       Documentaire faisant office de “making-of” du film, tourné pour les besoins de cette édition et dont le titre fait un clin d’oeil à une célèbre réplique de Gordon Gekko. Par le biais d’entrevues avec Oliver Stone, Michael Douglas, Charlie Sheen et autres, ce documentaire d’une heure reprend dans les grandes lignes le contenu du précédent commentaire audio du réalisateur.       <br />
              <br />
       <b>Deleted Scenes</b>       <br />
       Quatorze scènes supprimées du montage de la version présentée en salle pouvant être visionnées avec un commentaire audio du réalisateur en option.       <br />
              <br />
       <b>Money Never Sleeps – The Making Of Wall Street (*)</b>       <br />
       Autre “making-of” inclus dans l’édition précédente qui n’offre rien de nouveau suite au visionnement du précédent documentaire.       <br />
              <br />
       <span class="u">Fait à remarquer : l’édition de l’année 2000 proposait aussi deux bandes-annonces originales du film diffusées en salle qui brillent ici par leur absence.</span>       <br />
              <br />
       ----------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Étape importante de la filmographie de son réalisateur, WALL STREET est aussi un film-phare du cinéma américain des années 1980, et n’est pas sans rappeler THE BONFIRE OF THE VANITIES, le célèbre roman de Tom Wolfe (THE RIGHT STUFF) paru à la même époque (et sujet d’une adaptation très décevante de Brian De Palma en 1990) de par sa description fielleuse et critique de ses requins de la finance se proclamant comme les “maîtres de l’univers”. Plus qu’un film, WALL STREET est un document important témoignant d’un aspect de l’Amérique de l’époque Reagan. À découvrir ou re-découvrir.       <br />
              <br />
       Studio éditeur : 20th Century Fox       <br />
       Date de sortie : 18 septembre 2007       <br />
              <br />
       Film : 4/5       <br />
       Image : 4/5       <br />
       Son VO : 4,5/5       <br />
       Son VF : 1,5/5       <br />
       Bonus : 4/5       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Marc Lespérance       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('marcl@uneporte.com')" >marcl@uneporte.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.uneporte.net/WALL-STREET-1987--l-edition-DVD-2-disques-20e-anniversaire-en-zone-1_a1258.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>THE QUEEN (SA MAJESTÉ LA REINE), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis</title>
   <pubDate>Thu, 06 Dec 2007 00:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis des siècles et des siècles, la monarchie a toujours exercé une fascination certaine pour les Britanniques, et notre époque ne fait pas exception. Le quotidien royal est constamment passé au peigne fin, scruté à la loupe par les médias tandis que les tabloïds surveillent comme des vautours observant leurs proies les moindres mésaventures et frasques de la grande noblesse. Inévitablement, la reine Elizabeth II et son entourage ont été sujets maintes fois à de nombreux téléfilms ineptes reprenant en partie les divers potins publiés à son endroit depuis nombre d’années. Cette fois-ci, le cinéaste Stephen Frears se propose comme défi de porter à l’écran le portrait le plus fidèle possible de la plus célèbre souveraine du Royaume-Uni.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/791845-969527.jpg" alt="THE QUEEN (SA MAJESTÉ LA REINE), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis" title="THE QUEEN (SA MAJESTÉ LA REINE), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis" />
     </div>
     <div>
      En cette journée du 31 août 1997, la reine Eliabeth II (Helen Mirren) et le reste de la famille royale vaquent à leurs occupations quotidiennes à l’intérieur des murs du palais de Buckingham. Une tragédie vient cependant bouleverser la routine de la monarchie : la princesse Diana meurt subitement des suites d’un grave accident de voiture à Paris, emportant avec elle le milliardaire Dodi-al Fayed, son conjoint du moment. Alors que les réactions à la tragédie ayant coûté la vie de la princesse la plus aimée et vénérée de l’histoire de la monarchie fusent de toutes parts, autant du côté de la population britannique que du reste du monde, la reine préfère garder le silence sur la situation, prétextant une ferme intention d’en faire un deuil privé, provoquant ainsi l’ire de l’opinion publique. Ceci est aussi l’occasion d’un conflit entre la souveraine et le nouveau premier ministre récemment assermenté, le jeune chef du parti travailliste Tony Blair (Michael Sheen). Politicien aux opinions progressistes et ayant la ferme intention de “moderniser” l’appareil politique britannique, le premier ministre Blair tente à plusieurs reprises de sensibiliser la Reine, le prince Philip (James Cromwell) et la Reine-Mère (Sylvia Syms) de revenir sur leurs positions, mais la famille royale persiste et signe et ose même se retirer à leur résidence des Highlands, située à Balmoral, ceci au grand dam de la population. Cependant, il apparaît évident que les relations entre Elizabeth et la princesse Diana, dont la vie privée était plus que mouvementée, ne furent pas de tout repos dans le passé, et depuis l’ultime séparation entre la princesse et son mari le prince Charles (Alex Jennings), le statut de Lady Di est devenu particulièrement nébuleux au sein de la famille royale, d’où le voeu de silence de la Reine. C’est ainsi que pendant une semaine se joue une partie de bras de fer entre la monarchie, qui veut respecter scrupuleusement le protocole habituel de circonstance, et l’opinion publique qui réclame un soutien de la famille royale envers le deuil national.       <br />
              <br />
       Metteur en scène de la nouvelle vague de cinéastes britanniques provenant de la télévision et ayant fait leurs premières armes au grand écran au début des années 1980, le réalisateur Stephen Frears s’est révélé comme un des plus caustiques observateurs de la classe moyenne britannique avec des oeuvres corrosives comme MY BEAUTIFUL LAUNDRETTE (1985), SAMMY AND ROSIE GET LAID (1987), THE SNAPPER (1993) et THE VAN (1996). De plus, il fut de la barre de PRICK-UP YOUR EARS (1987), biographie douce-amère du dramaturge homosexuel Joe Orton (un des premiers rôles de Gary Oldman) et  DANGEROUS LIAISONS (1988), somptueuse et cynique adaptation du récit de Choderlos de Laclos qui lui vaudra une carte d’entrée de l’autre côté de l’Atlantique. Son passage à Hollywood en fut un en dents de scie où l’on retiendra surtout THE GRIFTERS (1990), amusante adaptation d’un roman de Donald E. Westlake produite par Martin Scorsese, et HERO (1992), une gentille satire sociale écrite par David Webb Peoples (UNFORGIVEN) et mettant en vedette Dustin Hoffman. Heureusement, Frears s’est gardé un pied-à-terre dans son pays d’origine et continue d’y travailler, et c’est tant mieux puisque c’est là qu’il produit encore ses meilleurs films comme en témoigne le récent DIRTY PRETTY THINGS (2002), sorte de néo-noir sur fond d’observation sur la condition de la population immigrante en Grande-Bretagne qui fut l’occasion d’un des meilleurs rôles de la française Audrey Tautou, qui se situe ici à des lieux d’Amélie Poulain.       <br />
              <br />
       C’est ainsi que l’on attendait avec une certaine impatience THE QUEEN, le petit dernier de Frears en se demandant ce qu’un des observateurs les plus caustiques de la société britannique allait faire de la reine la plus mal fringuée de la planète. Et c’est de là que vient la surprise, car tout d’abord le script de Peter Morgan (THE LAST KING OF SCOTLAND) ne propose pas à véritablement parler une biographie romancée de la reine Elizabeth, mais se donne plutôt comme agenda de faire le portrait, pour ne pas dire l’autopsie détaillée, de la personnalité de la souveraine en utilisant comme toile de fond un des épisodes les plus troublants de son règne, c’est-à-dire la mort tragique de la princesse Diana. Ensuite, Frears et Morgan s’attardent tout particulièrement à illustrer le conflit et l’opposition d’idées entre la Reine et Tony Blair, utilisant cet élément comme symbole de la grande distance séparant la royauté, soumis à des siècles de tradition et à un protocole tout ce qu’il y a de plus rigides, à la population britannique, vivant au diapason du monde moderne et épris de changement. C’est ainsi que de THE QUEEN est d’abord et avant tout le récit d’une ultime confrontation entre une monarchie établie depuis des siècles et un gouvernement élu démocratiquement et représenté par le premier ministre travailliste.       <br />
              <br />
       Frears construit méticuleusement son observation du quotidien de la famille royale où tout est illustré en détails grâce à une mise en scène attentive et somptueuse, tirant particulièrement partie d’une superbe photographie du chef-opérateur Affonso Beato (DARK WATER) particulièrement efficace lorsqu’il nous offre quelques magnifiques panoramas des Highlands. À travers cette opulence, Frears réussit tout de même l’exploit de transmettre de belle façon toute la profondeur des protagonistes du récit, et surprend particulièrement lorsqu’il nous offre un regard empreint d’humanisme (sans être complaisant) et empathique sur la famille royale, en se concentrant particulièrement sur le désarroi de la Reine Elizabeth II, complètement dépassée par l’ampleur des événements et semblant déchirée entre l’opinion publique et sa fidélité sans bornes aux préceptes de la royauté. Et c’est à partir de là que Frears teinte le récit du script de Peter Morgan d’un autre aspect insolite alors qu’il se penche également sur les répercussions provoquées par la mort de Lady Di. Frears illustre tellement bien toute la frénésie et l’hystérie collective provoquée par l’annonce de la triste nouvelle qu’il fait même de la princesse Diana elle-même une intervenante directe du récit grâce à un montage habile d’images d’archives disséminées ici et là à travers le déroulement, faisant de Diana, malgré son décès, une ombre planant constamment au-dessus de l’entourage de la famille royale.       <br />
              <br />
       Étant déjà considérée comme une des comédiennes britanniques les plus réputées et établies de sa génération, et ayant déjà goûté au succès populaire avec la série policière PRIME SUSPECT où elle incarne le commissaire Jane Tennyson, Helen Mirren atteint ici définitivement le firmament des stars avec un rôle ultime qui couronne une carrière déjà bien remplie, autant au grand qu’au petit écran. Dans sa personnification de la Reine Elizabeth II, Mirren s’avère d’un naturel tout simplement confondant. Sans tomber dans la caricature, Mirren compose une Elizabeth II à la personnalité ambivalente et complexe d’où ressort une interprétation fortement nuancée où la comédienne joue sur une multitude de registres tout en reproduisant avec une exactitude absolue le maniérisme et la physionomie de sa Majesté. C’est donc à juste titre que Mirren décrocha l’Oscar de la meilleure interprète féminine pour ce rôle. Portant littéralement le film sur ses épaules, Mirren est malgré tout très bien secondée par une distribution secondaire très solide, à commencer par Michael Sheen (KINGDOM OF HEAVEN, BLOOD DIAMOND) qui personnifie (avec une ressemblance très frappante) un Tony Blair tout ce qu’il y a de crédible. En complément, James Cromwell (BABE, L.A. CONFIDENTIAL), Alex Jennings (BABEL) et en particulier la vénérable Sylvia Syms (ICE-COLD IN ALEX, VICTIM), ancienne starlette et égérie de plusieurs comédies et mélos britanniques des années 1950-60, qui est ici fort savoureuse dans le rôle de la Reine Mère.       <br />
              <br />
       <b>THE QUEEN est offert en format panoramique 1.85:1 d’après un transfert anamorphosé (16:9) respectant son format original de présentation.</b> Un transfert qui dispose d’une excellente saturation des couleurs où les teintes ambrées et rouge orangées ressortent avec particulièrement de vigueur. Le rendu des contrastes est fort honorable et la profondeur des noirs est à un niveau idéal.       <br />
              <br />
       Cette édition met à notre disposition <b>la version originale anglaise avec une piste en format Dolby Digital 5.1.</b> Une piste agréable à l’écoute malgré la concentration de l’environnement sonore sur les canaux avant et central, mais cela est le propre de tout film axé sur les dialogues. Ceux-ci souffrent toutefois de la présence de la musique très envahissante de Alexandre Desplat (BIRTH) qui en impose beaucoup sur le reste des éléments. <b>La version française (doublage produit au Québec) est aussi disponible avec une piste de format similaire (Dolby Digital 5.1)</b> et s’avère équivalente à celle de la version originale. Des sous-titres français et anglais sont aussi disponibles en option.       <br />
              <br />
       Au niveau des <span class="u">suppléments,</span> la quantité offerte avec cette édition apparaît plutôt maigre mais la qualité est toutefois au rendez-vous :       <br />
              <br />
       <b>Commentaire audio de Stephen Frears et Peter Morgan</b>       <br />
       Commentaire audio réunissant le réalisateur et le scénariste qui discutent ensemble d’une façon joyeusement désinvolte de leur collaboration pour la création de ce film. Morgan apporte des spécifications sur la nature de sa participation au projet et passe en revue tous les aspects de la rédaction du script tandis que Stephen Frears, dont la personnalité apparaît ici très enjouée et truculente, se livre avec entrain à un récapitulatif de son travail de mise en scène où passe, entre autres réflexions, certaines analyses de la conception de certaines scènes capitales et, bien sûr, pour les potineurs, les incontournables anecdotes de tournage.       <br />
              <br />
       <b>Commentaire audio de l’historien Robert Lacey</b>       <br />
       Piste de commentaire enregistrée par l’historien Robert Lacey, véritable expert sur tout ce qui touche à la monarchie britannique. Lacey s’attarde ici à ajouter à analyser le film sur l’angle de l’historique de la famille royale actuelle, et ne se targue point d’éloges envers la princesse Diana.       <br />
              <br />
       <b>The Making of The Queen</b>       <br />
       Petit “making-of” faisant un récapitulatif du tournage du film de Stephen Frears, supporté par diverses entrevues avec le réalisateur, quelques membres de l’équipe technique ainsi que de la distribution, Helen Mirren en tête.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
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     </div>
     <div>
             <br />
       À travers un récit qui aurait pu tomber facilement dans le piège de l’anecdotisme et du sensationnalisme, Stephen Frears a réussi un véritable tour de force sur plusieurs points, soit en façonnant un portrait troublant de vérité sur la Reine Elizabeth II tout en portant un regard critique et pertinent sur le phénomène provoqué par la fascination collective entourant une des personnalités les plus médiatisées du vingtième siècle, la princesse Diana. THE QUEEN est sans contredit un des meilleurs films de l’année dernière et sa sortie toute récente en DVD, alors que l’on célébrera bientôt le dixième anniversaire du décès tragique de Lady Di, en font encore plus une oeuvre à voir et à revoir.       <br />
              <br />
       Studio éditeur : Alliance Atlantis       <br />
       Date de sortie : 24 avril 2007       <br />
              <br />
       Film : 4,5/5       <br />
       Image : 4/5       <br />
       Son VO : 3,5/5       <br />
       Son VF : 3,5/5       <br />
       Bonus : 2,5/5       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Marc Lespérance       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('marcl@uneporte.com')" >marcl@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.uneporte.net/photo/art/imagette/791845-969527.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.uneporte.net/THE-QUEEN-SA-MAJESTE-LA-REINE--le-DVD-zone-1-de-l-editeur-Alliance-Atlantis_a1257.html</link>
  </item>

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   <title>FROM BEYOND THE GRAVE (FRISSONS D’OUTRE-TOMBE) (1973), le DVD zone 1</title>
   <pubDate>Sat, 01 Dec 2007 18:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 25 septembre 2007, Warner a sorti six films d’épouvante en DVD, disponibles soit dans le coffret Twisted Terror Collection, soit à l’unité. Il s’agit de THE HAND (Oliver Stone, 1981), DR. GIGGLES (Manny Coto, 1992), SOMEONE IS WATCHING ME (John Carpenter, 1978), DEADLY FRIEND (Wes Craven, 1986), EYES OF A STRANGER (Ken Wiedehorn, 1981), et FROM BEYOND THE GRAVE (Kevin Connor, 1973). Ce dernier titre diffère des autres, en étant une production britannique émanant de la firme Amicus, qui entreprit dans les années 60/70 de concurrencer la Hammer, sur le terrain du fantastique. Amicus Productions remporta un certain succès en misant sur les films à sketches horrifiques, avec, outre FROM BEYOND THE GRAVE, TALES FROM THE CRYPT (Freddie Francis, 1972), THE VAULT OF HORROR (Roy Ward Baker, 1973), et THE MONSTER CLUB (Roy Ward Baker, 1980), qui fut son dernier film produit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/788106-964993.jpg" alt="FROM BEYOND THE GRAVE (FRISSONS D’OUTRE-TOMBE) (1973), le DVD zone 1" title="FROM BEYOND THE GRAVE (FRISSONS D’OUTRE-TOMBE) (1973), le DVD zone 1" />
     </div>
     <div>
      FROM BEYOND THE GRAVE est le premier long-métrage de Kevin Connor qui, ensuite se spécialisa pour le compte d’Amicus, dans les films d’aventures adaptant les écrits d’Edgar Rice Burroughs (1875-1950) : THE LAND THAT TIME FORGOT (1974), AT THE EARTH’S CORE (1976), et THE PEOPLE THAT TIME FORGOT (1977). Trois films ayant la particularité de non seulement donner la vedette au sympathique Doug McClure (1935-1995), mais aussi d’avoir des effets spéciaux rudimentaires, ayant pour but d’animer un bestiaire très caoutchouteux !        <br />
              <br />
       Peter Cushing (1913-1994) qui avait auparavant incarné pour la Hammer, des figures telles que le Docteur Van Helsing, Sherlock Holmes et le Baron Frankenstein, fait des infidélités à cette firme, en jouant pour Amicus l’étrange propriétaire d’un magasin d’antiquités. Dans FROM BEYOND THE GRAVE, l’acteur sert de lien entre les quatre histoires adaptées de l’œuvre de R. Chetwynd-Hayes (1919-2001). Quatre clients lui achètent un objet (miroir, médaille, tabatière, porte gravée), qui aura des conséquences surnaturelles dans leur existence. Teinté de moralisme, les récits châtient ceux qui ont voulu abuser de l’antiquaire. Seul le client qui aura conclu honnêtement la vente, sera épargné. Inégaux, les segments bénéficient d’un charme désuet, doublé d’une ambiance inquiétante. Par leurs thèmes, ils préfigurent de façon moins malsaine, les histoires macabres de la série américaine TALES FROM THE CRYPT (1989-1996), produite par Home Box Office.        <br />
              <br />
       <b>Segment 1 : The Gate Crasher / L’intrus</b>        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Edward Charlton (David Warner) achète un miroir habité par un esprit (Marcel Steiner) l’obligeant à lui offrir des femmes en guise de sacrifices humains.</span>       <br />
              <br />
       Peut-être le segment le plus faible du lot. David Warner est entraîné dans une spirale de meurtres par un esprit qui ne pourra sortir de son miroir qu’après s’être suffisamment abreuvé de sang. Le jeu figé ne Warner n’inspire guère de compassion pour son personnage de damné, tandis que le moustachu dans le miroir est plus grotesque qu’effrayant, avec ses yeux exorbités.       <br />
              <br />
       <b>Segment 2 : An Act of Kindness / Un Acte de Bonté</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Christopher Lowe (Ian Bannen) ne supporte plus les réflexions de sa femme (Diana Dors). Il se lie d’amitié avec le colporteur Jim Underwood (Donald Pleasence) qui l’invite chez lui. Lowe découvre qu’Emily (Angela Pleasence), la fille d’Underwood, a un étrange pouvoir.</span>       <br />
              <br />
       Un épisode assez prévisible, mais réussi grâce à son interprétation inspirée ; que ce soit de la part de Ian Bannen (1928-1999) ou de Donald Pleasence (1919-1995). Il faut tout de même admettre qu’ils se font voler la vedette par la distribution féminine, assez surprenante. Diana Dors (1931-1984), surnommée au début des années 50 la « Marilyn Monroe anglaise », ressemble davantage, le poids aidant, à une « Shelley Winters anglaise », au début des années 70 ! Elle compose ici une mégère mémorable, sans trop forcer sur les effets. Mais surtout, <span style="font-style:italic">An Act of Kindness</span> est dominé par la présence d’Angela Pleasence (propre fille de l’acteur), dans le rôle d’une espèce de Parque tranchant le lien rattachant ses victimes à la vie. Chacune de ses apparitions est franchement réfrigérante.        <br />
              <br />
       <b>Segment 3 : The Elemental / L’Esprit</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Dans le train, Reggie Warren (Ian Carmichael) est abordé par Madame Orloff (Margaret Leighton), femme fantasque lui affirmant qu’il a un esprit maléfique sur son épaule gauche. Warren la prend pour une folle, mais une fois rentré chez lui, il réalise qu’il y a effectivement une présence invisible accrochée à lui.</span>           <br />
              <br />
       Le segment commence comme une comédie, avec une amusante medium (Margaret Leighton), qui passerait inaperçue dans un asile d’aliénés. Puis le ton change, pour finir par une rupture de ton dramatique. La fin fait presque regretter que le scénario ne se soit pas contenté intégralement du registre comique.       <br />
              <br />
       <b>Segment 4 : The Door / La Porte</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">William Seaton (Ian Ogilvy) fait l’acquisition d’une porte sculptée qu’il destine à l’entrée d’un placard. Mais une fois installée, la porte ouvre sur une autre dimension, habitée par un sorcier zombifié (Jack Watson) aux intentions fort malveillantes.</span>       <br />
              <br />
       Une idée intéressante : une porte qui, une fois posée, agrandit votre appartement en vous donnant accès à des pièces supplémentaires, situées dans une autre dimension ! Malheureusement, ces pièces sont habitées par une créature qui ne survit qu’en faisant couler le sang, ce qui la rapproche du spectre moustachu de <span style="font-style:italic">The Gate Crasher !</span> Si le sorcier de <span style="font-style:italic">The Door</span> ne provoque pas tellement la terreur, la présence de la mignonne Lesley-Anne Down remonte la température ! On reconnaîtra aussi, dans le rôle de son époux, Ian Oglivy, qui quelques années plus tard, aura la lourde tâche de succéder à Roger Moore, pour interpréter Simon Templar, alias Le Saint, dans la série RETURN OF THE SAINT (1978-1979).         <br />
              <br />
       <b>FROM BEYOND THE GRAVE est présenté en format panoramique 1.85:1, d’après un transfert anamorphosé (16:9) respectant son format original de présentation.</b> Une image de qualité moyenne, avec un grain parfois très visible ainsi que quelques traces d’usure (points blancs, poussières).       <br />
              <br />
       Trois pistes sonores sont proposées en <b>Dolby Digital Mono 1.0 : la version originale anglaise, la version française (produite en France)</b> et la version espagnole. Un son Mono assez plat. On remarque que le doublage espagnol remplace la partition musicale par une autre, bien moins subtile. La version française d’époque est de bonne qualité. Elle permet d’entendre des comédiens français très actifs dans le doublage des années 70. Claude Dasset prête sa voix à Peter Cushing et Philippe Dumat la sienne à Donald Pleasence. Le monde du doublage ne connaissant pas la notion de constance, il arrivera à Claude Dasset de doubler Donald Pleasence, comme par exemple dans HALLOWEEN (John Carpenter, 1978), tandis que Philippe Dumat doublera plusieurs fois Peter Cushing, notamment dans le précité AT THE EARTH’S CORE (1976) ! Des sous-titres en anglais, français et espagnol sont disponibles pour le film.        <br />
              <br />
       <span class="u">Suppléments</span> :       <br />
              <br />
       <b>Bande-annonce</b> (durée : 2’49’’)       <br />
              <br />
       ----------------------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Warner opte pour l’économie avec le DVD de FROM BEYOND THE GRAVE (durée : 98’02’’) qui ne contient ni chapitrage dans le menu, ni véritable supplément.        <br />
              <br />
       Studio éditeur : Warner        <br />
       Date de sortie : 25 septembre 2007       <br />
              <br />
       Film : 3/5        <br />
       Image : 3/5        <br />
       Son VO : 3/5        <br />
       Son VF : 3/5       <br />
       Bonus : 0,5/5        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pascal Laffitte       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('pascal@uneporte.com')" >pascal@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>LITTLE CHILDREN (LES ENFANTS DE CHOEUR), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis</title>
   <pubDate>Thu, 29 Nov 2007 02:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Acteur de formation et dont le nom est toujours resté plutôt obscur, Todd Field était surtout connu pour avoir personnifié le pianiste Nick Nightingale dans le EYES WIDE SHUT (1999) de Stanley Kubrick. Mais ensuite fit irruption Todd Field version réalisateur avec le surprenant IN THE BEDROOM (2001), drame psychologique poignant ayant fait un beau bout de chemin à l’époque. Après cinq ans de disette, Field accouche finalement de son deuxième opus. L’attente en valait largement la peine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/785104-961176.jpg" alt="LITTLE CHILDREN (LES ENFANTS DE CHOEUR), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis" title="LITTLE CHILDREN (LES ENFANTS DE CHOEUR), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis" />
     </div>
     <div>
      Tout paraît normal dans la paisible petite localité d’East Wyndham dans le Massachusetts. Maisons cossues tassées dans un cadre champêtre, East Wyndham respire de cette bourgeoisie particulière qu’est la classe moyenne américaine. Cette harmonie apparente est rapidement perturbée par le retour de Ronnie McGorvey (Jackie Earle Haley), un jeune homme troublé ayant été auparavant inculpé pour exhibitionnisme auprès de jeunes enfants. Le branle-bas de combat est sonné chez les citoyens par Larry Hedges (Noah Emmerich), un ex-policier sans emploi qui s’est improvisé chef du comité de surveillance local. Ronnie fait maintenant figure de paria et ne peut compter maintenant que sur l’appui de sa mère (Phyllis Sommerville). Un événement qui provoque tout un émoi et qui nourrit les ragots des citoyens locaux, et particulièrement auprès des ménagères de l’endroit dont fait partie malgré elle Sarah Peirce (Kate Winslet), une jeune universitaire, mère d’une petite fille ayant abandonné sa carrière pour une vie de femme au foyer à plein temps, une situation qui est loin de la réjouir, elle qui méprise au plus haut point la vie de banlieue. C’est ainsi que Sarah, telle une automate rêveuse, accompagne stoïquement ses voisines pour les pique-niques quotidiens au parc. C’est justement là que Sarah rencontre Brad Adamson (Patrick Wilson), un jeune père de famille s’occupant de son fils au quotidien. Sarah et Brad se lient rapidement d’amitié et se trouvent plusieurs affinités et points communs, à commencer par un certain sentiment de désespoir face à leur situation conjugale, la relation entre Sarah et son mari Richard (Greg Edelman) n’étant pas au beau fixe depuis qu’elle a découvert inopinément le penchant de ce dernier pour la pornographie sur le web, tandis que Brad voit son épouse Kathy (Jennifer Connelly), jeune cinéaste documentariste, prendre de plus en plus de distance dans leur relation de couple sans compter que Brad, étudiant en droit, essaie désespérément de préparer son examen du barreau après avoir été recalé à plusieurs reprises. Solidaires dans leurs déboires et tourments respectifs, Sarah et Brad développeront une intimité de plus en plus étroite et deviendront amants, et ce au risque de bouleverser l’ordre des choses        <br />
              <br />
       LITTLE CHILDREN est au départ un roman de Tom Perrotta, célèbre pour être l’auteur de ELECTION, brillante satire de la vie estudiantine adapté au cinéma par Alexander Payne (SIDEWAYS) en 1999. Reconnu justement pour être un éminent satiriste de la “American Way Of Life”, Perrotta a choisi ici un registre plus grave et plus sombre, un aspect qui transcende aussi le script, adapté par Todd Field et le romancier lui-même. Il ne pouvait en être autrement pour LITTLE CHILDREN, qui traite ici en partie du sujet délicat de la pédophilie. Malgré cela, le film de Todd Field recèle de petits moments d’un humour grinçant et caustique qui ont fait la marque de commerce de Perrotta après ELECTION. Il en résulte d’ailleurs un portait d’une ironie douce-amère (bien suggérée par la voix posé du narrateur Will Lyman, animateur d’une émission sur le réseau PBS) qui s’applique à débusquer méticuleusement les travers et les vices cachés de cette banlieue si typiquement américaine, d’où ce portrait de société d’une ironie douce-amère qui n’est sans rappeler AMERICAN BEAUTY (Sam Mendes, 1999), film avec lequel LITTLE CHILDREN partage plusieurs similitudes, ne serait-ce, pour commencer,  que par la trame musicale en demi-teintes de Thomas Newman.       <br />
              <br />
       Le portrait que font Field et Perrotta de cette classe moyenne en est un teinté légèrement de désespoir, un sentiment fortement exprimé par les deux protagonistes vivant une période de remise en question et dont les personnalités propres se situent en marge de l’ordre moral établi, et particulièrement du côté de Sarah, jeune femme et mère de famille à la forte personnalité nourri du désir de s’émanciper afin d’échapper aux convenances d’un style de vie qu’elle voit terne et monotone. C’est cette volonté inébranlable qui séduit Brad au premier abord, et qui s’avère le vecteur de cette relation adultère vue par les deux amants comme une rébellion face à l’hypocrisie sournoise et saugrenue caractérisée par les gens de leur milieu, que ce soit par la méchanceté latente des propos et commérages tenus par les gens du voisinage ou bien par les moyens draconiens et très peu orthodoxes utilisés par Larry, l’ex-flic au tempérament bouillant, pour mener à bien sa campagne contre le jeune criminel, qui s’avère presque une véritable cabale digne du Moyen-Âge. Chez les banlieusards de LITTLE CHILDREN, tous, sans exception, ont quelque chose à cacher sous le vernis de leur existence, et la relation adultère entre Brad et Sarah peut être vue comme une ultime protestation.       <br />
              <br />
       Là où LITTLE CHILDREN se distingue de AMERICAN BEAUTY, c’est par la sincère empathie qu’affiche le romancier et le cinéaste pour leurs personnages sans pour autant se départir d’un certain sens critique. Il faut dire que le ton est définitivement axé sur l’ambivalence, l’ambiguïté et le non-dit, Field laissant fréquemment parler d’elles-mêmes les gestuelles et maniérismes de ses acteurs. La mise en scène, aidé de la poésie des images aux teintes sépia du chef-opérateur Antonio Calvache (IN THE BEDROOM), appuie l’ensemble en installant un certain climat onirique, énigmatique et même envoûtant, où les états d’âmes de chaque personnage sont illustrés de belle façon. Le traitement humanisme du récit par Field et Perrotta intervient particulièrement de ce côté, puisque Field n’hésite pas à montrer chacun des protagonistes (mêmes les moins sympathiques, comme Larry l’ex-flic ou Ronnie le pédophile) sous leurs jours plus favorables, tout en se réservant le droit de remettre les pendules à l’heure à l’occasion de certaines scènes provoquant des ruptures de ton assez troublantes. Avec cet univers peuplé de gens agissant selon leurs impulsions, le titre du film prend ici tout son sens alors que les banlieusards de East Wyndham sont tous mus par une certaine part intérieure toute enfantine.       <br />
              <br />
       Todd Field dispose d’une distribution de premier ordre pour son deuxième film. Kate Winslet (IRIS, ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND) construit un autre beau portrait féminin et rayonne littéralement de son seul regard où se lit un esprit vif et un caractère fortement spirituel. Patrick Wilson (ANGELS IN AMERICA), quant à lui, prouve ici qu’il est un des acteurs de la relève à surveiller très étroitement dans le futur avec une interprétation sensible et nuancée de ce père de famille en pleine crise existentielle tandis que Jennifer Connelly (REQUIEM FOR A DREAM, A BEAUTIFUL MIND) est égale à elle-même, sans pour autant apporter sa contribution la plus mémorable. La distribution secondaire vaut d’ailleurs particulièrement le détour, à commencer par Jackie Earle Haley, ancien enfant acteur surtout connu pour avoir été de la petite bande de jeunes baseballeurs de BAD NEWS BEARS (Michael Ritchie, 1976), qui fait ici un retour au grand écran après plus d’une douzaine d’années d’absence, avec une composition tout simplement bouleversante de ce qui est sûrement le personnage le plus ingrat de ce récit, ce qui lui a valu à juste titre une nomination aux Oscars pour le meilleur second rôle masculin. Noah Emmerich (THE TRUMAN SHOW) se glisse merveilleusement bien dans la peau de l’ex-flic goujat et réactionnaire tandis que Phyllis Somerville (BRINGING OUT THE DEAD) complète le tableau avec la touchante interprétation de la mère de celui par qui le scandale arrive.       <br />
              <br />
       <b>LITTLE CHILDREN est présenté en format panoramique 2.35:1 d’après un transfert anamorphosé (16:9) respectant son format original de présentation.</b> Un excellent transfert qui reproduit de belle façon la riche palette de couleurs de la photographie d’Anatonio Calvache de par une excellente saturation et un très bon rendu des contrastes.       <br />
              <br />
       Cette édition offre <b>la version originale anglaise avec une piste en format Dolby Digital 5.1</b> reproduisant l’environnement sonore avec une précision honorable. Les dialogues sont toujours bien audibles et l’isolation des textures sonores est soignée, avec une mention particulière pour l’utilisation discrète mais insolite des canaux arrière dans le mixage. <b>La version française (doublage produit au Québec) est offerte en format Dolby Digital 2.0 Surround</b> avec une piste beaucoup moins efficace mais toutefois de qualité acceptable, avec un bon rendu du paysage sonore et des dialogues bien audibles. Des sous-titres français et anglais sont aussi offerts en option.       <br />
              <br />
       Pour ce film qui s’est mérité un accueil critique des plus favorables l’an dernier, il est surprenant que l’édition DVD lui étant consacré s’avère des plus épurés, <span class="u">les suppléments brillant ici par leur absence totale.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.uneporte.net/v/5e6b18be1a1965de8c0a0584f8a562752e6d97ee" width="608" height="372">
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<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      À la fois amusant et bouleversant, poétique et percutant, LITTLE CHILDREN est un des plus fascinants portraits de société qu’il nous ait été donné de voir ces dernières années au cinéma. Todd Field prouve hors de tout doute qu’il est un des cinéastes les plus talentueux de la jeune relève du cinéma américain. Espérons qu’il continuera de tenir ses promesses dans les années à venir.       <br />
              <br />
       Studio éditeur : Alliance Atlantis       <br />
       Date de sortie : 1 mai 2007       <br />
              <br />
       Film : 4/5       <br />
       Image : 4/5       <br />
       Son VO : 4/5       <br />
       Son VF : 3/5       <br />
       Bonus : 0/5       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Marc Lespérance       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('marcl@uneporte.com')" >marcl@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>THE DAY OF THE TRIFFIDS (1981), le DVD zone 1</title>
   <pubDate>Mon, 26 Nov 2007 16:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bill Masen (John Duttine) travaille dans une ferme cultivant des Triffids, plantes géantes carnivores dont est extrait une huile précieuse. Blessé à la tête par l’une d’elle, il est hospitalisé. Son bandage lui couvrant les yeux, il ne peut admirer le passage d’une comète. Or le lendemain de l’événement, toute la population se réveille aveugle à cause de la luminosité de la comète. Bill se met à errer dans un Londres qui s’écroule, en se croyant le seul humain dont la vue est intacte. Il rencontre pourtant Josella ‘Jo’ Payton (Emma Relph) qui, elle aussi, est rescapée. Avec horreur, les deux jeunes gens réalisent que les Triffids profitent de la situation de chaos pour faire des aveugles leurs proies. Que faire ? Fuir la menace ou aider les personnes privées de vue ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/782815-958115.jpg" alt="THE DAY OF THE TRIFFIDS (1981), le DVD zone 1" title="THE DAY OF THE TRIFFIDS (1981), le DVD zone 1" />
     </div>
     <div>
      Le roman <span style="font-style:italic">The Day of the Triffids</span> de John Wyndham (1903-1969), publié en 1951 avait fait l’objet au cinéma d’une adaptation guère fidèle, réalisée en 1962 par Steve Sekely (1899-1979). Produite pour la télévision anglaise par la British Broadcasting Corporation (BBC), la mini-série THE DAY OF THE TRIFFIDS s’efforce de se rapprocher davantage du livre. Elle semble avoir été une source d’inspiration importante pour 28 DAYS LATER (Danny Boyle, 2002) qui reprend à son compte bon nombre de ses idées (une catastrophe frappe l’humanité ; le héros se réveille seul dans un hôpital ; rencontre l’âme sœur ; découvre qu’il y a des survivants dans la ville, grâce à des signaux dans la nuit ; enfin, des militaires peu scrupuleux contrecarrent les plans des rescapés).        <br />
              <br />
       Mise en scène par Ken Hannam (1929-2004), la mini-série n’insiste pas sur l’aspect fantastique du roman. La menace représentée par les végétaux géants est secondaire. Les plantes Triffids sont peu montrées, ce qui n’est pas plus mal car, sorte d’orchidées géantes crachant du venin, elles ne sont ni très crédibles, ni très effrayantes. En fait, comme dans les films de zombies de George A. Romero, le danger principal dans THE DAY OF THE TRIFFIDS vient des hommes; que ce soit les hordes d’aveugles qui hantent les rues pour trouver à manger, ou les militaires désirant instaurer un ordre nouveau.        <br />
              <br />
       THE DAY OF THE TRIFFIDS s’intéresse à la manière dont le genre humain peut survivre en situation de crise, dans un monde où la plupart des hommes sont privés de la vue, où les plantes carnivores sont devenues les prédateurs n°1 sur la Terre. Différentes réactions sont étudiées. Les aveugles veulent surtout capturer les voyants, pour utiliser leur vue dans la recherche vitale de nourriture. Quant aux rares individus qui voient, ils sont partagés ; certains ne pensent qu’à s’échapper sans avoir à s’occuper des aveugles, d’autres projètent déjà de repeupler la planète, en remettant en cause les rapports monogames.        <br />
              <br />
       Contrebalançant les effets spéciaux assez vétustes, l’interprétation est l’un des points forts de la mini-série, que ce soit tous les acteurs feignant d’être aveugles, ou encore John  Duttine, très convaincant dans le rôle d’un homme dont les priorités évolueront au fil de l’histoire (doit-il ne penser qu’à sa propre survie ? Doit-il au contraire se consacrer à aider les aveugles ?) Seul le dernier épisode souffrira de la médiocrité du jeu de Gary Olsen, guère subtil dans la peau du militaire Torrence. Beaucoup de thèmes passionnants sont abordés dans THE DAY OF THE TRIFFIDS, certains sont malheureusement à peine effleurés par manque de temps. La série procure un léger sentiment de frustration, de par sa brièveté. En vérité, chaque épisode aurait pu facilement durer une heure, au vu de la richesse du récit.        <br />
              <br />
       <b>Episode 1</b> (durée : 26’01’’)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Bill Masen (John Duttine) se réveille avec les yeux bandés, dans l’hôpital où il a été transporté après avoir été blessé à la tête par une plante carnivore appelée Triffid. Le silence qui règne dans les locaux, après le passage la nuit dernière d’une comète, est de mauvais augure.</span>         <br />
              <br />
       Le premier épisode de la série est plutôt laborieux. Dans son lit d’hôpital, Bill enregistre sur cassette ses mémoires, ce qui permet, par un <span style="font-style:italic">flash-back,</span> d’expliquer l’origine des Triffids.          <br />
              <br />
       <b>Episode 2</b> (durée : 25’56’’)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Après avoir recouvré la vue, Bill Masen réalise les ravages provoqués par le passage de la comète : toute la population est aveugle ! Autre problème de taille : les Triffids, capables de se déplacer, se mettent à traquer les humains pour les manger !</span>       <br />
              <br />
       Comme dans NIGHT OF THE COMET (Thom Eberhardt, 1984), le monde de THE DAY OF THE TRIFFIDS subit le contrecoup du passage d’une comète. Mais au lieu de se transformer en poussière rouge ou en zombies, les humains se retrouvent aveugles, sauf quelques rares privilégiés. Cet épisode en dit long sur la nature humaine et le rapide retour à la sauvagerie. Les aveugles se battent pour la nourriture et pour mettre la main sur un voyant, susceptible de leur servir d’yeux de substitution. Il est difficile de ne pas regarder la série entière en une seule fois, d’autant plus que chaque épisode se termine par une situation en suspens, ce qui donne envie de savoir immédiatement la suite !         <br />
              <br />
       <b>Episode 3</b> (durée : 26’47’’)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Bill Masen et Josella Payton (Ella Relph) cherchent un refuge, loin de la panique provoquée par la vague d’aveuglement et l’invasion des Triffids.</span>       <br />
              <br />
       Le précédent épisode montrait le comportement désorganisé, de plus en plus bestial des aveugles livrés à eux-mêmes. Cette fois-ci, il est question de l’organisation des rares voyants restant sur Terre. Bill et Jo se retrouvent avec des gens qui ont déjà des projets pour l’espèce humaine : une société dont la priorité est la maternité. Bill n’arrive pas à les convaincre du danger constitué par les Triffids.       <br />
              <br />
       <b>Episode 4</b> (durée : 26’56’’)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Bill Masen est séparé de Jo, après avoir été kidnappé par un groupe d’aveugles dirigés par un voyant, Jack Coker (Maurice Colbourne). Coker pense que les voyants doivent aider les aveugles coûte que coûte. Bill se retrouve donc attaché à des aveugles, qu’il doit assister pour trouver de quoi se nourrir.</span>        <br />
              <br />
       Le personnage de Bill Masen évolue. Tout d’abord prisonnier des aveugles, il prend conscience qu’il a la responsabilité de vies humaines. Malheureusement, sa bonne volonté ne pourra rien faire pour empêcher le développement de la maladie et les attaques des Triffids, décimant ceux dont il a la charge.        <br />
              <br />
       <b>Episode 5</b> (durée : 27’07’’)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Décidé à retrouver Jo, Bill quitte Londres désormais dominé par les Triffids. Il est accompagné par Jack Coker qui s’est rendu compte qu’aider les aveugles était voué à l’échec. Les deux hommes arrivent à Tynsham, dans une communauté chrétienne dirigée par l’idéaliste Miss Durrant (Perlita Neilson).</span>       <br />
              <br />
       Le temps d’un épisode, la série prend la forme d’un <span style="font-style:italic">road movie.</span> L’écroulement de la société est presque totalement consommé au profit des plantes.        <br />
              <br />
       <b>Episode 6</b> (durée : 26’32’’)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Six ans ont passé. Les Triffids pullulent sur tour la planète. Bill, Jo et quelques autres vivent dans une ferme du Sussex, de plus en plus encerclée par les plantes carnivores. Un jour un hélicoptère se pose sur les lieux.</span>       <br />
              <br />
       THE DAY OF THE TRIFFIDS se termine sur une note douce-amère. Certes les héros s’en tirent, mais d’une manière générale, les projets du groupe paramilitaire, voulant instaurer un système féodal où les voyants domineraient les aveugles, sont révélateurs de l’incapacité de l’humanité de s’unir contre le fléau des Triffids.        <br />
              <br />
       --------------------------------------------------------------       <br />
              <br />
       <b>Ce DVD propose un transfert plein écran 1.33:1 qui respecte le format d’origine de la mini-série.</b> L’image est parfois un peu floue, tandis que les couleurs sont généralement assez ternes. Mais l’ensemble reste assez satisfaisant.        <br />
              <br />
       L’unique piste audio est <b>la version originale anglaise en Dolby Digital 2.0 Mono.</b> Le son est assez clair, la série se passe généralement de musique, pour s’en tenir aux dialogues. Des sous-titres en anglais sont disponibles.       <br />
              <br />
       <span class="u">Suppléments</span> :       <br />
              <br />
       <b>Livret de 12 pages contenu dans le boîtier du DVD</b>       <br />
       Ce livret compense avantageusement l’absence d’un commentaire audio ou d’un documentaire, tant il contient d’informations. Complet, le dossier compare de façon très précise le roman de John Wyndham, le film de Steve Sekely et la mini-série, en indiquant même les différentes adaptations radiophoniques.        <br />
              <br />
       ---------------------------------------------------------------       <br />
              <br />
       THE DAY OF THE TRIFFIDS (durée : 159’19’’) est une série anglaise très peu diffusée. Originale et intelligente, elle mérite d’être vue.        <br />
              <br />
       Studio éditeur : BBC        <br />
       Date de sortie : 6 novembre 2007       <br />
              <br />
       Film : 4,5/5        <br />
       Image : 3,5/5        <br />
       Son VO : 3,5/5        <br />
       Bonus : 1,5/5        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pascal Laffitte       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('pascal@uneporte.com')" >pascal@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.uneporte.net/photo/art/imagette/782815-958115.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.uneporte.net/THE-DAY-OF-THE-TRIFFIDS-1981--le-DVD-zone-1_a1254.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>FREEDOM WRITERS (ÉCRIRE POUR EXISTER), le HD DVD</title>
   <pubDate>Sat, 24 Nov 2007 00:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[HD DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que le thème des drames éducationnels peut nous sembler avoir été surexploité au grand écran, le long-métrage inspiré d'un fait réel FREEDOM WRITERS injecte un vent de fraîcheur dans la salle de classe grâce à une solide distribution et un scénario intense.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/781214-956022.jpg" alt="FREEDOM WRITERS (ÉCRIRE POUR EXISTER), le HD DVD" title="FREEDOM WRITERS (ÉCRIRE POUR EXISTER), le HD DVD" />
     </div>
     <div>
      Quand on se demande à tout moment si quelqu'un va sortir une arme et la pointer vers nous, comment peut-on se concentrer sur une chose aussi mondaine que l'éducation? Peu après les émeutes de Los Angeles en 1992, les gangs de rues pullulent dans la communauté de Long Beach et l'animosité entre la multitude d'ethnies du quartier se transforme en guerre ouverte. C'est dans ce climat intense que la jeune enseignante Erin Gruwell (Hilary Swank) arrive à l'école Wilson et se voit assigner à une classe d'adolescents provenant d'une multitude de nationalités (latinos, asiatiques, afro-américains et bien plus). Elle tente initialement d'utiliser les méthodes d'enseignement classiques qu'elle a apprises dans sa formation, mais comprends rapidement qu'elle devra trouver des moyens plus créatifs pour capturer l'attention de ses étudiants. Lorsqu'elle réalise à quel point chacun a vécu des moments éprouvants, même si ce ne sont encore que des enfants, elle leur demande d'écrire leurs pensées dans un journal intime qu'ils peuvent optionnellement partager avec elle. Après avoir réussi à les accrocher avec ce premier geste, Erin se tourne ensuite vers l'histoire et la littérature pour montrer à ses élèves à quel point le racisme a pu être dévastateur au cours du dernier siècle.       <br />
              <br />
       Il est difficile de ne pas comparer FREEDOM WRITERS à d'autres films qui suivent une trame narrative similaire, tels que Lean on Me (1989) et Dangerous Minds (1995). Par contre, en plus de relater la vie d'une jeune enseignante dans un milieu violent, ce nouveau venu nous touche encore plus profondément en ajoutant le thème de l'holocauste à l'univers cruel des étudiants. Lorsque ce sujet délicat est abordé pour la première fois, il est ahurissant de réaliser que des jeunes de cet âge auraient pu ne jamais avoir entendu parler des horreurs de la Seconde Guerre mondiale. C'est pourtant bien la réalité qu'à vécu Erin Gruwell.       <br />
              <br />
       Alors que la présence de Hilary Swank est magnifique, ce sont vraiment les jeunes acteurs qui crèvent l'écran et nous font passer au travers d'une grande gamme d'émotions. Le réalisateur Richard LaGravenese et son équipe ont travaillé d'arrache-pied pour trouver des adolescents peu connus avec des regards expressifs qui pouvaient camper les personnages de cette histoire. En voyant le résultat final, on peut dire qu'ils ont bien réussi leur travail. Tous les acteurs sont extrêmement crédibles dans leurs rôles et il est évident qu'une chimie s'est rapidement établie entre eux sur le plateau de tournage. Le scénario de LaGravenese, inspiré des écrits des Freedom Writers originaux, est très bien ficelé et balance à merveille les scènes de classes avec la vie en dehors des murs protecteurs de l'école.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Outre l'édition HD DVD, FREEDOM WRITERS est aussi disponible en formet DVD.</span>       <br />
              <br />
       Si vous êtes de celles et ceux qui croyez que la haute définition est strictement profitable sur un film à grand déploiement, voici un HD DVD qui vous prouvera bien le contraire, un HD DVD qui offre assurément à cette petite production une chance de s’afficher sur la plus haute marche du podium technique au niveau de la qualité de l’image. <b>Le film est présenté dans son format respecté de 1.85:1, issu d’un transfert haute définition 1080p avec le codec AVC MPEG-4.</b> Difficile de dire du mal de ce rendu même si l’on admet qu’il y a bien quelques transitions quelque peu bruiteuses. Vous savourerez ici un contraste appuyé découpant au couteau les contours, avec des couleurs saturées à souhait. La précision de cette image est digne du format. Aucun problème numérique et, film récent oblige, le master est ici présenté exempt de toute poussière ou artefact, rien donc qui pourrait chatouiller un œil averti. La haute définition, c’est aussi pour ce type de film, soyez-en assuré.       <br />
              <br />
       Côté son, d’abord <b>une piste originale anglaise Dolby Digital Plus 5.1</b> tout à fait honorable pour le format. Cette piste livre fort bien les dialogues. Certes, ce n’est pas un déluge ambiophonique, le film ne s’y prêtant pas, mais la musique, ayant une rythmique bien appuyée, profite tout de même au maximum de ce mixage Dolby Digital Plus en sollicitant à bon escient le canal .1 (LFE). Même chose pour <b>le doublage français (produit en France) Dolby Digital Plus 5.1</b> qui ne montre aucune différence notable avec son homologue anglaise, et ce, malgré son débit plus bas. Une piste espagnole Dolby Digital Plus 5.1 ainsi des sous-titres anglais, anglais SDH, espagnoles et français sont également disponibles.        <br />
              <br />
       La section des <span class="u">suppléments</span> n'est pas impressionnante mais contient tout de même quelques trucs intéressants.       <br />
              <br />
       <b>Commentaire audio du scénariste et réalisateur</b>       <br />
       Les commentaires audio peuvent habituellement être classés dans deux catégories. On retrouve d'un côté ceux qui ont été méthodiquement préparés par les intervenants et de l'autre, leurs cousins improvisés où les participants ne font que visionner le film de façon nonchalante en offrant des interventions superficielles. L'enregistrement présenté ici appartient au second groupe puisque l'actrice Hilary Swank n'avait jamais vu le montage final du long-métrage et que le réalisateur ne prend la parole que sporadiquement pour donner des commentaires qui manquent souvent d'intérêt sur la préparation et le tournage de son oeuvre.       <br />
              <br />
       <b>Scènes supprimées, 12 minutes</b>       <br />
       Pour une fois, ce ne sont pas que des séquences légèrement modifiées qui sont incluses dans un DVD, mais bien des segments complets qui ont été retirés au cours du montage final. Bien qu'elles aient un rythme un peu plus lent que l'ensemble du film, ces moments apportent tout de même des détails intéressants sur l'histoire. Par exemple, on comprend beaucoup mieux comment les aventures des étudiants d'Erin Gruwell se sont retrouvées dans les journaux locaux en visionnant ces scènes.       <br />
              <br />
       <b>Making 'A Dream', 5 minutes</b>       <br />
       Cette section contient un reportage sur la création de la chanson thème entraînante du film. Le chanteur will.i.am (Black Eyed Peas) et ses comparses nous parlent du grand honneur qu'ils ont ressentis à travailler sur un projet qui les touche d'aussi près puisqu'ils ont tous eu des enfances difficiles. On discute également beaucoup de l'inspiration qui les a menés à incorporer un discours de Martin Luther King à la musique.       <br />
              <br />
       <b>Freedom Writers Family, 20 minutes</b>       <br />
       Ce prochain segment nous parle en grands détails de la sélection des acteurs et nous donne ensuite un résumé du film du point de vue des différents personnages. Il est intéressant de retrouver plusieurs entrevues avec la vraie Erin Gruwell qui partage ses souvenirs de l'époque. On y voit également l'attachement émotionnel qui s'est créé entre Hilary Swank et les jeunes interprétant ses étudiants.       <br />
              <br />
       <b>Freedom Writers: the story behind the story, 10 minutes</b>       <br />
       Alors que j'espérais retrouver ici des témoignages des vrais étudiants d'Erin Gruwell, cette section ne contient que de simples entrevues avec des membres de la distribution qui nous racontent les points saillants de l'histoire et les émotions qu'ils ont ressenties face à ces scènes.       <br />
              <br />
       Les suppléments sont complétés par <b>une galerie de photos du tournage</b> ainsi que la <b>bande-annonce du film</b> (seul supplément HD de cette galette).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.uneporte.net/v/5b273c487e5f96c608907d6753cd88c87a2f94a4" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      FREEDOM WRITERS est un drame passionnant et inspirant qui se regarde avec grand plaisir. Tous les éléments, de la musique entraînante au scénario bien rythmé, des prestations des jeunes acteurs à la présence énergétique de Hilary Swank, créent un résultat divertissant et touchant.       <br />
              <br />
       Studio éditeur : Paramount       <br />
       Date de sortie : 22 mai 2007       <br />
              <br />
       Film : 4,5/5        <br />
       Image : 4,5/5        <br />
       Son VO : 4,5/5       <br />
       Son VF: 4/5       <br />
       Bonus : 3,5/5        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Yannick Lefebvre        <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('yannick@uneporte.com')" >yannick@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.uneporte.net,2012:rss-781209</guid>
   <title>A DOG’S BREAKFAST, le DVD zone 1</title>
   <pubDate>Sat, 24 Nov 2007 00:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que plusieurs profiteraient d’une pause dans le tournage d’une série télévisée pour se reposer, l’acteur David Hewlett à plutôt profité de ce temps pour écrire un long-métrage et le porter lui-même au grand écran. Le résultat est un petit film indépendant doté d’un budget modeste qui nous fait rire du début à la fin avec son humour incisif.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/781209-956016.jpg" alt="A DOG’S BREAKFAST, le DVD zone 1" title="A DOG’S BREAKFAST, le DVD zone 1" />
     </div>
     <div>
      Patrick (David Hewlett) est un homme renfermé qui vit encore dans la demeure familiale malgré le décès de ses parents sept ans auparavant. Au lieu de travailler, il réussit à vivre en vendant petit à petit les meubles, peintures et autres objets laissés derrière par sa famille. Sa vie est bouleversée lorsque sa sœur Marilyn (Kate Hewlett, la vraie cadette de David) débarque pour les vacances de Noël avec son fiancé Ryan, l’acteur principal d’une série télévisée de science-fiction (Paul McGillion). Après des difficultés initiales à accepter que sa sœur puisse vouloir se marier, Patrick croit ensuite que Ryan ne compte que profiter d’elle et la quitter peu après. Il décide alors qu’il n’y a qu’une solution pour éviter tous ces soucis: la mort du prétendant. Suite à cette décision, nous assistons à plusieurs tentatives hilarantes pour mettre fin aux jours de l’acteur, suivies des lourdes répercussions pour Patrick quand le fait est accompli.       <br />
              <br />
       A DOG’S BREAKFAST est une production canadienne indépendante qui réussit à nous en mettre plein la vue grâce à un scénario drôle et intelligent ainsi que des acteurs professionnels et enthousiastes qui ont accepté de participer à ce projet malgré son petit budget. En fait, la majorité des membres de la distribution sont des collègues et amis personnels du réalisateur David Hewlett, que certains d’entre vous connaissent peut-être pour son rôle de Rodney McKay dans la série de science-fiction Stargate Atlantis. On voit donc rapidement que ce long-métrage tourne autour de l’amitié et du plaisir qu’ont tous ces gens à travailler ensemble. En plus des acteurs mentionnés dans le résumé de l’histoire, on retrouve Christopher Judge (Teal’c dans Stargate SG-1) et Rachel Luttrell (Teyla dans Atlantis). Alors que la plupart des intervenants sont des habitués de la caméra, ce film est une des premières présences au grand écran pour Kate Hewlett, la sœur du réalisateur, qui a plutôt oeuvré sur les planches jusqu’à maintenant. Il était évident depuis les débuts de la rédaction du scénario que David Hewlett voulait lui permettre de prendre son essor en la faisant découvrir au public. Après une telle performance aux côtés de son frère et du reste de la distribution, je suis certain qu’on aura sûrement la chance de la revoir bientôt dans des rôles plus importants.       <br />
              <br />
       La qualité de la production dépasse également largement celle des films indépendants traditionnels puisque Hewlett a rapidement convaincu le directeur de la photographie Jim Ménard de participer à ce projet. Au niveau de l’histoire, on sent un peu que tout a été orchestré pour minimiser les coûts, en commençant par le fait que tout se déroule à l’intérieur et autour de la maison de Patrick du début à la fin. Par contre, en utilisant des angles de caméra originaux et en déplaçant régulièrement l’action d’un endroit à l’autre, on ne réalise pas que l’on n’a jamais quitté cette maison. L’intrigue elle-même semble très simple à première vue, mais nous surprend et nous garde en haleine jusqu’à la fin. On prend vraiment un malin plaisir à voir si Patrick va réussir à se débarrasser de son futur beau-frère. Le dénouement de l’histoire quant à lui est drôle et absolument parfait.       <br />
              <br />
       Grâce à de l’équipement de qualité et à une équipe technique professionnelle qui provient principalement des studios MGM à Vancouver, l’image de A DOG’S BREAKFAST est toujours claire et précise. <b>Le transfert anamorphosé (16:9) qui est présenté sur ce DVD nous offre une image panoramique qui reprend l’aspect 1.85:1 de la présentation originale</b> et est exempt de problèmes de compression. Les couleurs sont justes autant lors des scènes de jour que dans les moments où la lumière se fait rare.       <br />
              <br />
       La qualité de la <b>piste sonore anglaise au format Dolby Digital 5.1</b> est également impressionnante pour une si petite production. On entend toujours les dialogues des acteurs parfaitement et la musique est bien balancée pour ne pas les enterrer. Bien qu’il n’y ait pas de doublage en français, des sous-titres en anglais, français et en espagnol donnent la chance à un grand public de profiter de cette superbe comédie. La plupart des gags sont d’ailleurs tout aussi drôles dans leurs traductions qu’ils l’étaient dans la version originale.       <br />
              <br />
       Les <span class="u">suppléments</span> que l’on retrouve ici sont agréables et reflètent bien le tournage indépendant du film alors que tous les intervenants sont très ouverts et nous parlent de façon très simple.       <br />
              <br />
       <b>Commentaire audio</b>       <br />
       Tout comme le film, ce commentaire est tout simplement hilarant avec les interventions du réalisateur et scénariste David Hewlett, des producteurs Jane Loughman (l’épouse de Hewlett) et John Lenic, ainsi que de la mère de Hewlett. Alors que certains éléments semblent préparés et répétés, une grande partie des commentaires sont improvisés et donnent souvent lieu à de grands éclats de rire de la part des participants.       <br />
       	       <br />
       <b>Cooking up ‘A dog’s breakfast’, 6 minutes</b>       <br />
       Un court reportage ou le réalisateur David Hewlett et la productrice Jane Loughman nous parlent de la genèse de ce projet et du chemin qui les a menés à la production finale. Il est intéressant d’apprendre à quel point le studio et les compagnies d’équipement ont été généreux pour supporter ce petit film indépendant.       <br />
              <br />
       <b>The Cast, 15 minutes</b>       <br />
       Avec la petite distribution de ce film, ce segment prend le temps de nous présenter en détail chaque acteur avec une série d’entrevues et d’images tournées derrière la caméra. On y voit immédiatement la grande camaraderie entre tous les participants qui proviennent pratiquement tous de Stargate : Atlantis.       <br />
              <br />
       <b>The Shoot, 11 minutes</b>       <br />
       Pour sa première production, le réalisateur Hewlett s’est entouré d’une tonne de professionnels qui ont pu le supporter et l’aider à porter sa vision au grand écran. Il a également rapidement réalisé à quel point la création d’un long-métrage est un travail d’équipe. Ce segment contient plusieurs images derrière la caméra qui nous montrent la préparation de plusieurs scènes ainsi que plusieurs éclats de rire entre participants.       <br />
              <br />
       <b>The Film and the Fans, 5 minutes</b>       <br />
       Ce petit reportage nous parle des tonnes d’amateurs des séries Stargate Atlantis et SG-1 qui ont permis à A DOG’S BREAKFAST de connaître une grande distribution en salles par les studios MGM et qui ont grandement aidé à promouvoir le film.       <br />
              <br />
       <b>Deleted Scenes, 5 minutes</b>       <br />
       Une collection de séquences supprimées au montage dont l’intérêt varie grandement d’une scène à l’autre. Bien que certains moments soient des petits joyaux de comédie qui nous font rire aux éclats, la plupart sont plutôt des gags qui tombent à plat et qui ne manquent aucunement au résultat final. Il est amusant de voir plusieurs scènes supplémentaires de la fausse émission de science-fiction qui apparaît à multiples reprises au cours de l’histoire.       <br />
              <br />
       On retrouve finalement la <b>bande-annonce du film.</b>       <br />
              <br />
       ----------------------------------------------------       <br />
              <br />
       A DOG’S BREAKFAST est une comédie hilarante et très agréable à visionner, même si vous ne connaissez aucun des acteurs qui font partie de la distribution. Bien que les amateurs de Stargate riront doublement par moments, le scénario humoristique de Hewlett s’adresse à tous et nous laisse espérer qu’il reprendra la plume et sa place derrière la caméra dans un avenir pas trop lointain.       <br />
              <br />
       Studio éditeur : MGM        <br />
       Date de sortie : 18 septembre 2007       <br />
              <br />
       Film : 4/5        <br />
       Image : 5/5        <br />
       Son VO : 4/5        <br />
       Bonus : 3,5/5        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Yannick Lefebvre        <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('yannick@uneporte.com')" >yannick@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>A BULLET FOR JOEY (UN PRUNEAU POUR JOE) (1955), le DVD zone 1</title>
   <pubDate>Mon, 19 Nov 2007 23:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour ce dernier titre de la première vague de sa collection dédiée au Film Noir, MGM ressort des oubliettes ce titre obscur des années 1950 mettant en vedette deux vedettes d’antan et qui serait vite oublié si l’intrigue n’offrait la particularité de se dérouler dans notre métropole bien à nous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/777182-951145.jpg" alt="A BULLET FOR JOEY (UN PRUNEAU POUR JOE) (1955), le DVD zone 1" title="A BULLET FOR JOEY (UN PRUNEAU POUR JOE) (1955), le DVD zone 1" />
     </div>
     <div>
      À Montréal, l’inspecteur Raoul Leduc (Edward G. Robinson) est chargé d’enquêter sur l’assassinat d’un officier de la Police Montée dans l’exercice de ses fonctions. Il semblerait que ce méfait serait relié à un complot visant le docteur Carl Macklin (George Dolenz), un physicien dont les travaux intéresse grandement quelques pays du Bloc de l’Est. Justement, Macklin s’avère être la cible de Eric Hartmann (Peter Van Eyck), le chef est-allemand d’une unité d’espionnage. Hartmann a pour mission de kidnapper le scientifique pour l’amener derrière le Rideau de Fer. Pour ce faire, il recrute Joe Victor (George Raft), un ex-caïd de la pègre de Chicago en exil au Portugal, afin de mettre son plan à exécution. L’ex-gangster voit en ce nouveau contrat l’opportunité de retourner aux États-Unis. Victor recrute son ancien gang pour peaufiner le tout, ainsi que Joyce Geary (Audrey Totter), une ex-flamme, afin d’approcher et de séduire le Dr. Macklin. Tout se déroule comme prévu jusqu’à ce que l’enquête de l’inspecteur Leduc vienne contrecarrer les plans.       <br />
              <br />
       A BULLET FOR JOEY apparaît comme un titre mineur de cette cuvée de Films Noirs du studio MGM. Nous avons affaire ici à une petite série B mettant en vedette deux stars des années 1930 et 1940 qui ont manifestement vus des jours meilleurs. Pourtant, sur papier, cette modeste production laissait entrevoir de belles promesses, avec la présence au générique des scénaristes Daniel Mainwaring (OUT OF THE PAST, INVASION OF THE BODY SNATCHERS) et A.I. Bezzerides (KISS ME DEADLY). Le script du tandem Mainwaring-Bezzerides propose malheureusement un terne et parfois maladroit cocktail mélangeant film de gangsters et intrigue d’espionnage à la sauce paranoïaque de l’ère maccarthyste, et c’est sans compter avec la mise en scène lourde et mollassonne de Lewis Allen, un réalisateur ayant surtout œuvré pour le petit écran dans nombre de téléséries (THE RIFLEMAN, GUNSMOKE). Allen avait pourtant commis un explosif et surprenant petit thriller politique l’année précédente avec SUDDENLY (1954), mettant en vedette Frank Sinatra et Sterling Hayden, et qui semblait constituer en quelque sorte un tournant dans sa carrière. Malheureusement, Allen est vite retombé dans l’anonymat avec ce BULLET FOR JOEY à l’intrigue soporifique et à la mise en scène sans réelle saveur qui se distingue par un manque consternant de rythme et un nombre ahurissant de longueurs malgré sa brève durée (87 minutes).       <br />
              <br />
       On observera toutefois avec amusement le traitement qu’on fait Allen et ses scénaristes de la « saveur locale » de ce récit. Rarement le Québec aura été illustré dans une production hollywoodienne à cette époque, l’exemple le plus connu étant le I CONFESS (1952) d’Alfred Hitchcock, et, alors que le thriller hitchcockien situait d’assez bonne façon le contexte de l’époque de la Grande Noirceur duplessiste, force est de constater que A BULLET FOR JOEY se contente de ressortir quelques-uns des stéréotypes canadiens bien en vogue à l’époque chez nos voisins du Sud. On ne peut que sourire devant la présence soutenue de cette Police Montée qui était en quelque sorte l’un des porte-étendards de la vision romanesque de la culture canadienne dans la première moitié du vingtième siècle. Qui plus est, les québécois francophones (ou canadiens-français, selon le terme employé ici) sont personnifiés de façon fort caricaturale et apparaissent avoir ici très peu de différences avec les cousins de l’Hexagone.       <br />
              <br />
       A BULLET FOR JOEY regroupe dans sa distribution deux icônes des films de gangsters de la Warner des années 1930. En tête d’affiche nous retrouvons Edward G. Robinson (LITTLE CAESAR) dont l’éclat s’est quelque peu terni pendant cette décennie où il se retrouva confiné dans le petit monde de la série B. Malgré sa gloire révolue, Robinson offre tout de même une solide performance en portant littéralement ce film sur ses épaules dans cet autre rôle d’inspecteur perspicace, rappelant parfois l’enquêteur d’assurances du DOUBLE INDEMNITY (1944) de Billy Wilder. On ne peut en dire autant de George Raft (SCARFACE), avec une paresseuse prestation renforcée par l’allure fatiguée de sa physionomie, où ce dernier ne fait que se contenter de nous refaire sa routine d’une autre époque. Raft apparaît définitivement ici au bout de la route, et sa carrière prendra fin d’ailleurs quelques années plus tard, faute de s’être convenablement recyclé. On retrouvera cependant avec plaisir la voluptueuse Audrey Totter (LADY IN THE LAKE, THE SET-UP) véritable égérie des Films Noirs de la RKO, qui rehausse ici quelque peu l’ensemble conventionnel de l’intrigue. De plus, on regrettera la présence trop brève de Peter Van Eyck (LE SALAIRE DE LA PEUR) en criminel est-allemand, un personnage rappelant les nombreux rôles d’officiers SS ayant parsemé la carrière de ce troisième couteau autrichien, et ici il n’y a point d’exception, Eyck étant particulièrement à l’aise dans le rôle de ce mégalomane aussi suave que menaçant.       <br />
              <br />
       <b>A BULLET FOR JOEY est présenté en format noir et blanc 1.37:1 plein écran, conformément à son format original de présentation.</b> Le transfert offert ici est acceptable à défaut d’impressionner. Le rendu des contrastes est parfois fade et les noirs manquent de profondeur tandis que des fourmillements et une poussière dans l’image sont parfois perceptibles. Toutefois, l’ensemble se laisse regarder, en autant qu’il n’est pas diminué par le manque d’intérêt.       <br />
              <br />
       Cette édition offre <b>la version originale anglaise avec une piste en format Dolby Digital 1.0 Mono</b> qui s’avère solide et qui reproduit l’environnement sonore avec une certaine vigueur sur le canal central, et dont le seul petit grain dans l’engrenage semble être un léger bruit de fond constant tout au long du déroulement. <b>La version française (doublage produit en France) en format Dolby Digital 1.0 Mono</b> est aussi disponible au grand plaisir de nos amateurs francophones, et malgré une qualité nettement inférieure avec la piste de la version originale, du fait de la présence de quelques coupures et bruits statiques, celle-ci offre toutefois des dialogues toujours bien audibles. Pour le reste, cette édition offre aussi une piste espagnole aussi de format Dolby Digital 1.0 Mono ainsi que des sous-titres anglais et espagnols en option. Malheureusement, il n’y a pas de sous-titres français disponibles.       <br />
              <br />
       Encore une fois et suivant la tendance des éditions précédentes de la collection, <span class="u">cette édition n’offre aucun supplément pour accompagner le film présenté.</span> Dans ce cas-ci, on peut dire toutefois que A BULLET FOR JOEY n’a pas de quoi provoquer de longues discussions.       <br />
              <br />
       -------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Rien de nouveau sous le soleil avec A BULLET FOR JOEY qui ne laissera point de souvenirs intarissables dans le cœur des cinéphiles, si ce n’est la curiosité de voir se confronter deux figures légendaires de la Warner de la grande époque. Pour le reste, ce petit thriller lourdaud est loin d’être indispensable pour une collection de Films Noirs.       <br />
              <br />
       Studio éditeur : MGM       <br />
       Date de sortie : 10 juillet 2007       <br />
              <br />
       Film : 2/5       <br />
       Image : 2,5/5       <br />
       Son VO : 2,5/5       <br />
       Son VF : 2/5       <br />
       Bonus : 0/5       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Marc Lespérance       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('marcl@uneporte.com')" >marcl@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.uneporte.net/photo/art/imagette/777182-951145.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.uneporte.net/A-BULLET-FOR-JOEY-UN-PRUNEAU-POUR-JOE-1955--le-DVD-zone-1_a1251.html</link>
  </item>

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   <title>THE GOOD GERMAN (L’AMI ALLEMAND), le DVD zone 1</title>
   <pubDate>Fri, 16 Nov 2007 02:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Steven Soderbergh est probablement le plus prolifique des cinéastes américains du moment. En effet, après les échecs successifs de KAFKA (1991) et KING OF THE HILL (1993), l’auteur de SEX, LIES AND VIDEOTAPES (1989) n’en finit plus d’empiler un film après l’autre depuis son fulgurant retour sur la route du succès depuis le polar OUT OF SIGHT (1998), première étape d’une fructueuse collaboration avec George Clooney qui se perpétue encore une fois avec ce drame d’espionnage.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/774538-947924.jpg" alt="THE GOOD GERMAN (L’AMI ALLEMAND), le DVD zone 1" title="THE GOOD GERMAN (L’AMI ALLEMAND), le DVD zone 1" />
     </div>
     <div>
      L’Allemagne ayant finalement abdiqué, la guerre est maintenant terminé sur le front européen et c’est dans un Berlin complètement dévasté que débarque le capitaine Jake Geismer (George Clooney) en tant que journaliste afin de couvrir la conférence de Postdam qui débutera incessamment en ce mois de juillet 1945. Geismer y retrouve un amour passé en la personne de Lena Brandt (Cate Blanchett), maintenant veuve d’un scientifique allemand ayant entretenu une collaboration étroite avec les nazis. Non seulement ces retrouvailles s’annoncent douloureuses pour Geismer mais celui-ci découvre que Lena s’avère être l’amante du jeune caporal Patrick Tully (Tobey Maguire), qui n’est nul autre que son chauffeur. Ces quiproquos l’amèneront ensuite à une étrange affaire de meurtre impliquant Lena dont les ramifications semblent reliées à un complot politique opposant les autorités russes et américaines.       <br />
              <br />
       Aussi éclectique que prolifique, Steven Soderbergh nous a depuis longtemps habitué à un certain mélange de genres et de styles dans sa filmographie. S’il s’est fait la main sur quelques projets dits commerciaux (ERIN BROCKOVICH, TRAFFIC, OCEAN’S ELEVEN), Soderbergh n’a pas hésité à prendre en main aussi quelques films faisant appel à plus d’expérimentation comme en témoigne le superbe thriller THE LIMEY (1999), réjouissant exercice de style rendant hommage au polar néo-noir et fortement influencé par le POINT BLANK (1967) de John Boorman. Soderbergh a même eu l’audace d’adapter SOLARIS (2001), le célèbre récit de science-fiction de Stanislaw Lem qui a déjà fait l’objet d’une autre célèbre adaptation au grand écran par le cinéaste russe Andreï Tarkovski en 1972. Tout récemment, Soderbergh a commis BUBBLE (2005), sorte de récit semi documentaire situé dans une petite ville ouvrière du Midwest américain.       <br />
              <br />
       À la lecture du résumé proposant un récit d’espionnage tout à fait conventionnel, rien n’indique que THE GOOD GERMAN s’inscrit dans la veine expérimentale de la filmographie de Soderbergh. Et pourtant c’est bien le cas, car Soderbergh utilise le script de Paul Attanasio (QUIZ SHOW), lui-même adapté du roman de Joseph Kanon, afin d’en faire un hommage direct aux thrillers d’espionnage des années 1940, et plus particulièrement du côté des incontournables CASABLANCA (Michael Curtiz, 1941) et THE THIRD MAN (Carol Reed, 1949). Pour ce faire, le cinéaste s’est imposé un défi insolite : soit de re-capturer l’ambiance de ces productions au charme suranné en tournant son film purement et simplement à la manière d’autrefois et avec les moyens de l’époque. Ainsi, Soderbergh exigea une méthode de travail tout ce qu’il y a de plus artisanale, avec une photographie noir et blanc en format plein écran (1.33:1), le son enregistré selon les méthodes de mixages de l’époque (notamment avec des micros maintenus sur des perches remplaçant les habituels micros portatifs) et surtout un tournage effectué entièrement en studio.       <br />
              <br />
       Le résultat a de quoi faire sourire le spectateur le plus averti. En effet, le résultat à l’écran est étonnant. La photographie d’un certain Peter Andrews agissant comme chef-opérateur (qui est nul autre que Soderbergh lui-même sous un pseudonyme) capture très bien l’essence visuelle de l’époque. Tout y est, effets d’ombres et lumières et jeux de contrastes, Soderbergh a même pris soin d’altérer volontairement la qualité de la pellicule afin d’obtenir une profondeur très marquée des noirs ainsi qu’une certaine surexposition de la lumière donnant à certains passages un aspect vieillot des plus bienvenus pour l’expérience. Ce travail de photographie s’agence d’ailleurs à merveille aux décors ingénieux du chef-décorateur Philip Messina (un régulier de l’écurie Soderbergh) qui reconstitue habilement l’aspect délabré, morne et désolant du Berlin de l’époque de la capitulation. De plus, la partition musicale de Thomas Newman (SHAWSHANK REDEMPTION, AMERICAN BEAUTY) s’avère un joyau de lyrisme romanesque et semble tout droit sortie de chez Max Steiner.       <br />
              <br />
       Cependant, il semble que Soderbergh se soit tellement appuyé à peaufiner le look visuel de son film qu’il en a quelque peu oublié le reste. Autrement dit, l’exercice de style a pris le dessus et s’est fait quelque peu au détriment du contenu. L’intrigue du script d’Attanasio semble parfois un peu trop complexe et morcelée, minant parfois l’intérêt, sans compter que le suspense semble parfois un peu trop dilué. De plus, Soderbergh semble ne pas aller totalement au bout de ses intentions puisque quelques éléments “modernes” se glissent ici et là, notamment un langage très cru et quelques scènes de nudité assez sulfureuses apportant un élément de réalisme très contemporain qui s’avère assez incongru pour ce film qui se veut un hommage à un certain cinéma d’antan. Comme si Steven Soderbergh n’aurait pas voulu assumer pleinement ses ambitions stylistiques en voulant garder une certaine distance.       <br />
              <br />
       Du reste, cette production dispose d’une distribution éclatante, George Clooney en tête, devenu depuis longtemps l’acteur fétiche du cinéaste. Ayant maintenant fait ses preuves, Clooney nous offre ici une solide performance, à défaut d’être mémorable. Il faut dire que la  personnalité de Clooney est beaucoup plus proche d’un Cary Grant, par exemple. Il n’est donc pas étonnant de le voir ici parfois mal à l’aise dans la peau d’un personnage très “bogartien”. Néanmoins, il s’en tire plutôt bien. Une étonnante surprise est à signaler aussi du côté de Tobey Maguire, celui que l’on connaît surtout dans la peau du timide et sympathique Peter Parker alias le Spiderman des trois opus de Sam Raimi. Maguire, que l’on est habitué à voir évoluer à l’écran sous des personnages candides, étonne ici avec ce petit caporal dont l’allure débonnaire et enjoué, très “american boy”, dissimule une personnalité des plus cruelles et perverses. Cependant, la palme revient à Cate Blanchett (ELIZABETH, THE AVIATOR) qui rayonne littéralement dans le rôle de la femme fatale de service, et qui apporte un parfum de charme alliant mélancolie et mystère qui n’a rien à envier à Ingrid Bergman ou Lauren Bacall. La performance de Blanchett est donc celle qui laisse le souvenir le plus durable.       <br />
              <br />
       Lors de sa présentation en salle, THE GOOD GERMAN fut présenté en format panoramique 1.66:1 pour accommoder les composantes actuelles des salles de cinéma. Cependant, <b>pour cette sortie DVD, le film est présenté dans le format voulu par Steven Soderbergh, soit le format plein écran 1.37:1 et qui est le format courant pour l’époque évoquée.</b> Le transfert offert ici est excellent et reproduit de belle façon les composantes de la photographie de cette production, et particulièrement du côté des choix stylistiques du réalisateur. Il est donc à noter que les supposés artéfacts que l’on voit à l’écran ne découle donc pas de la qualité du transfert.       <br />
              <br />
       Cette édition dispose de <b>la version originale anglaise avec une piste en format Dolby Digital 5.1</b> qui, malgré les possibilités de son format, offre un environnement sonore surtout confiné aux canaux avant avec très peu d’interaction sur les canaux arrière. Le mixage dispose toutefois d’une très bonne isolation des textures sonores et d’une reproduction adéquate des basses. Par contre, les puristes préféreront sûrement se tourner sur <b>l’autre piste offrant la version originale, cette fois-ci en format Dolby Digital 2.0 Stereo</b> dont le format se rapproche beaucoup plus des composantes sonores de l’époque. <b>La version française (produite en France) est aussi offerte en format Dolby Digital 5.1</b> et s’avère de qualité presque équivalente à la piste anglaise 5.1. L’on peut tout de même déplorer une certaine déficience dans l’isolement des textures sonores, où les dialogues s’avèrent parfois mal juxtaposés au paysage sonore. Une piste espagnole de format Dolby Digital 5.1 est aussi disponible, de même que des sous-titres français, anglais et espagnols.       <br />
              <br />
       Probablement dû à l’échec qu’a connu le film au box-office, <span class="u">Warner n’a pas cru bon d’inclure ici le moindre petit supplément.</span> Pas même une bande-annonce.       <br />
              <br />
       ------------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Malgré ses défauts, THE GOOD GERMAN propose un intéressant exercice de style ponctué de clins d’oeils et de références (la scène finale est presque directement calquée sur la finale de CASABLANCA) qui raviront surtout les cinéphiles des plus avertis, ce qui explique probablement l’échec qu’a connu le film à sa sortie en salle, d’où cette édition DVD des plus expéditives que Warner nous sort presque par la bande.       <br />
              <br />
       Studio éditeur : Warner       <br />
       Date de sortie : 22 mai 2007       <br />
              <br />
       Film : 3,5/5       <br />
       Image : 4/5       <br />
       Son VO : 3,5/5       <br />
       Son VF : 3/5       <br />
       Bonus : 0/5       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Marc Lespérance       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('marcl@uneporte.com')" >marcl@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.uneporte.net/photo/art/imagette/774538-947924.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.uneporte.net/THE-GOOD-GERMAN-L-AMI-ALLEMAND--le-DVD-zone-1_a1250.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>THE RETURN OF THE LIVING DEAD (LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS) (1985), l'édition DVD de collection en zone 1</title>
   <pubDate>Thu, 15 Nov 2007 03:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Louisville, Kentucky. Employés dans un entrepôt de fournitures médicales, Freddy (Thom Mathews) et Frank (James Karen) libèrent malencontreusement un gaz toxique contenu dans des tonneaux où sont conservés des cadavres. Le cimetière voisin est vite contaminé et les morts se relèvent dans le seul but de dévorer le cerveau des vivants. Les amis de Freddy, dont la timide Tina (Beverly Randolph) et la très désinhibée Trash (Linnea Quigley), qui étaient venus le chercher, se retrouvent les premiers attaqués par les zombies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/773558-946719.jpg" alt="THE RETURN OF THE LIVING DEAD (LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS) (1985), l'édition DVD de collection en zone 1" title="THE RETURN OF THE LIVING DEAD (LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS) (1985), l'édition DVD de collection en zone 1" />
     </div>
     <div>
      À l’origine, THE RETURN OF THE LIVING DEAD devait être dirigé par Tobe Hooper (THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE 1 &amp; 2), d’après une histoire de John A. Russo qui avait co-écrit le scénario de NIGHT OF THE LIVING DEAD (George A. ROMERO, 1968). Mais après le désistement de Hooper, les producteurs proposèrent le projet à Dan O’Bannon, scénariste de DARK STAR (John Carpenter, 1974), ALIEN (Ridley Scott, 1979), DEAD &amp; BURIED (Gary Sherman, 1981), LIFEFORCE (Tobe Hooper, 1985), et TOTAL RECALL (Paul Verhoeven, 1990). L’idée un temps envisagée de réaliser le long-métrage en relief fut abandonnée, et Dan O’Bannon s’efforça de s’éloigner du script au premier degré de Russo, qui était une suite directe au film de Romero. En décidant de mélanger comédie et horreur, le nouveau cinéaste trouva ainsi son propre style.        <br />
              <br />
       Dan O’Bannon réussit en effet à se démarquer de l’univers de George A. Romero par bien des aspects. Contrairement aux macchabées amorphes de Romero, les zombies d’O’Bannon sont rapides, capables de réfléchir pour tendre des pièges et dévorent exclusivement les cerveaux des humains, afin  « d’apaiser la douleur d’être mort », comme l’explique une effrayante morte-vivante coupée en deux dans THE RETURN OF THE LIVING DEAD. Pire que tout, les morts en marche se révèlent indestructibles, en ne pouvant être mis hors d’état de nuire par une simple atteinte à la tête. Chez Romero, la menace vient surtout des relations entre les vivants, incapables de mettre de côté leurs différences pour lutter contre le fléau d’outre-tombe. En revanche, chez O’Bannon, on assiste surtout à l’impuissance des survivants face au raz-de-marée cadavérique !        <br />
              <br />
       Le film aligne un bel éventail de personnages mémorables, parmi lesquels Burt Wilson (Clu Gulager) le dirigeant de l’entrepôt dépassé par les événements de plus en plus horribles ; Frank (James Karen) et Freddy (Thom Mathews), ses crétins d’employés contaminés par le gaz toxique les transformant peu à peu en cadavres ; et Ernie Kaltenbrunner (Don Calfa), entrepreneur des pompes funèbres vouant une admiration suspecte pour le 3e Reich. Les amis de Freddy sont eux aussi bien déjantés, en particulier la punkette Trash (Linnea Quigley) qui adore se débarrasser de ses vêtements, et se livre à un inoubliable strip-tease sur une tombe de cimetière ! Quant aux morts, ils déploient une belle inventivité, en réclamant par exemple à la radio des renforts de médecins puis de policiers, pour se procurer des cerveaux !        <br />
              <br />
       Accompagné d’une bande originale entraînante, permettant d’entendre des groupes punk rock des années 80 <span style="font-style:italic">(The Cramps, The Damned, SSQ),</span> THE RETURN OF THE LIVING DEAD fonctionne autant sur le plan de la comédie que sur celui de l’horreur, en alternant avec la même efficacité des passages drôles (les gesticulations de Freddy et Frank, les amis punk de Freddy, le zombie couvert de goudron), et des scènes nettement plus dramatiques (le suicide par crémation de Frank ; idée d’ailleurs réutilisée dans RETURN OF THE LIVING DEAD III). Ce cocktail tragi-comique ne sera jamais repris dans les suites du film de Dan O’Bannon. RETURN OF THE LIVING DEAD II (Ken Wiedehorn) sera beaucoup trop orienté vers la farce, tandis que RETURN OF THE LIVING DEAD III (Brian Yuzna, 1993) optera pour la tragédie malsaine. Enfin, RETURN OF THE LIVING DEAD NECROPOLIS et RAVE TO THE GRAVE, mis en scène en 2005 par Ellory Elkayem, semblent très inférieurs à leurs prédécesseurs, si l’on en croit les critiques majoritairement défavorables.        <br />
              <br />
       <b>Le film est offert en format panoramique 1.85:1 d’après un transfert anamorphosé (16:9) respectant son format original de présentation.</b> L’ancienne édition DVD du film proposait non seulement le format 1.85:1, mais aussi une version plein écran 1.33:1 abandonnée dans la nouvelle sortie DVD. L’image trahit parfois des traces d’usure et un grain voyant lors des passages peu éclairés.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne le son, le choix est offert entre <b>la version originale anglaise en Dolby Digital 2.0 Stereo ou Dolby Digital 2.0 Mono,</b> la version espagnole en Dolby Digital 2.0 Mono, et <b>la version française d’époque (produite en France) en Dolby Digital 2.0 Mono.</b> Une amélioration par rapport à l’ancienne édition de 2002 : l’ajout de la piste originale en Stéréo. La version française d’époque (non présente sur le DVD de 2002) est un curieux mélange. Si certains interprètes américains sont doublés par des artistes français de talent, comme Michel Paulin (Clu Gulager), Yves Barsacq (James Karen), Chris Besnard (Thom Mathews), René Bériard (Jonathan Terry) et Marie-Christine Darah (Trash), d’autres le sont par des comédiens aux voix déplaisantes, apparemment peu doués pour la discipline du doublage (la plupart des amis de Freddy, en particulier Chuck et Casey). Des sous-titres en anglais et espagnol sont disponibles pour le film.        <br />
              <br />
       <span class="u">Suppléments</span> :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(*) : Supplément déjà présent sur l’édition DVD « simple », sortie le 27 août 2002       <br />
              <br />
       (**) : Nouveau supplément de l’édition de collection, sortie le 11 septembre 2007         <br />
              <br />
       Aucun des suppléments n’est sous-titré.</span>       <br />
              <br />
       <b>Commentaire audio de l’équipe technique et artistique</b> (**)       <br />
       Le chef décorateur William Stout mène le commentaire en posant des questions aux acteurs Don Calfa (Ernie Kaltenbrunner), Linnea Quigley (Trash), Brian Peck (Scuz), Beverly Randolph (Tina) et Allan Trautman (Tarman, le zombie couvert de goudron). Stout raconte notamment des histoires macabres vécues par Dan O’Bannon et lui lorsqu’ils faisaient des recherches dans les morgues avant de commencer le tournage du film. Malheureusement, ce sympathique entretien est parasité, au bout de 50 minutes par l’intrusion de deux individus se faisant passer pour des zombies (du chapitre 12 au chapitre 17). Tout devient très confus à suivre, à cause de leurs remarques jamais drôles qui nuisent considérablement à l’ambiance.         <br />
              <br />
       <b>Commentaire audio du réalisateur Dan O'Bannon et du chef décorateur William Stout</b> (*)       <br />
       Un commentaire plaisant à écouter dans lequel O’Bannon se remémore de son expérience en tant que réalisateur de son premier film. William Stout donne des détails sur les différentes versions de THE NIGHT OF THE LIVING DEAD, en nous apprenant entre autres, que la version édulcorée, prévue pour la télévision américaine, remplaçait l’inscription « fuck you » au dos de la veste de Freddy par <span style="font-style:italic">« television version »</span> !        <br />
              <br />
       <b>Sous-titrage en film “en zombie”</b>       <br />
       Ce sous-titrage « en zombie » se contente de reproduire les râles des morts-vivants.       <br />
              <br />
       <b>Supplément caché : sous-titrage « les pensées des zombies »</b>       <br />
       Dans la deuxième page de la section des suppléments, un sous-titrage livrant les pensées des zombies peut être activé. Avec la manette de sa télécommande, il suffit de faire apparaître un cerveau à droite de la main dessinée en haut de l’écran, puis de cliquer sur cette image.        <br />
              <br />
       <b>Return Of The Living Dead - The Dead Have Risen Featurette</b> (durée : 20’34’’) (**)       <br />
       Documentaire un peu trop court permettant de revoir l’essentiel de la distribution, plus de 20 ans après le tournage : Clu Gulager (Burt Wilson), James Karen (Frank), Don Calfa (Ernie Kaltenbrunner), Brain Peck (Scuz), Thom Mathews (Freddy), Beverly Randolph (Tina), Linnea Quigley (Trash), et Allan Trautman (Tarman, le zombie couvert de goudron).        <br />
              <br />
       <b>The Decade Of Darkness Featurette</b> (durée : 23’23’’) (**)       <br />
       Un documentaire sur l’évolution du cinéma d’horreur dans les années 80, avec de nombreux extraits de films tirés catalogue MGM. De très nombreux intervenants : John Kenneth Muir (auteur du livre <span style="font-style:italic">Horror Films of the 80s),</span> Stuart Gordon (réalisateur de DOLLS), Joe Dante (réalisateur de THE HOWLING), Elvira (présentatrice gothique plutôt mûre, dotée d’une grosse poitrine), John Landis (réalisateur de AN AMERICAN WEREWOLF IN LONDON), Tony Timpone (éditeur du magazine Fangoria), Bill Moseley (Chop Top dans THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE 2), Allan Trautman (Tarman dans THE RETURN OF THE LIVING DEAD), Tom Holland (réalisateur de CHILD’S PLAY), Catherine Hicks (Karen Barclay dans CHILD’S PLAY) et Dee Wallace (Karen White dans THE HOWLING).       <br />
              <br />
       <b>Designing The Dead Featurette</b> (durée : 13’39’’) (*)       <br />
       Une interview du réalisateur Dan O’Bannon et du chef décorateur William Stout qui s’est inspiré des momies mexicaines de Guanajuato, pour créer les zombies de THE RETURN OF THE LIVING DEAD.       <br />
              <br />
       <b>Bloody Trailer</b> (durée : 1’11’’) (*)       <br />
              <br />
       <b>Even Bloodier Trailer</b> (durée : 2’45’’) (*)       <br />
              <br />
       <b>Jeepers Creepers Trailer</b> (durée : 0’55’’) (**)       <br />
              <br />
       <b>Jeepers Creepers 2 Trailer</b> (durée : 1’06’’) (**)       <br />
              <br />
       <b>MGM Horror Films Trailer</b> (durée : 0’57’’) (**)       <br />
              <br />
       <b>Livret de 2 pages contenu dans le boîtier du DVD</b> (**)       <br />
       De nombreuses informations sur la genèse du film, avec des extraits d’interviews de Dan O’Bannon.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Par souci d’exhaustivité, citons les suppléments présents dans l’édition de 2002, non reproduits dans celle de 2007 : une galerie de dessins conçus par William Stout (77 photos), spots TV (durée :5’20’’), sous-titrage du film en français.</span>       <br />
              <br />
       ------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Subversif et réjouissant, THE RETURN OF THE LIVING DEAD (durée : 90’40’’) ressort en DVD. Regrettons que la nouvelle édition ne propose pas la version de travail qui contenait apparemment 20 minutes de séquences inédites par rapport à la version cinéma, mais aussi une introduction et une conclusion alternatives.           <br />
              <br />
       Studio éditeur : MGM       <br />
       Date de sortie : 11 septembre 2007       <br />
              <br />
       Film : 4,5/5        <br />
       Image : 3,5/5        <br />
       Son VO : 4/5        <br />
       Son VF : 3/5       <br />
       Bonus : 3,5/5        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pascal Laffitte       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('pascal@uneporte.com')" >pascal@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.uneporte.net/photo/art/imagette/773558-946719.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.uneporte.net/THE-RETURN-OF-THE-LIVING-DEAD-LE-RETOUR-DES-MORTS-VIVANTS-1985--l-edition-DVD-de-collection-en-zone-1_a1248.html</link>
  </item>

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   <title>FUNNY FACE (DROLE DE FRIMOUSSE) (1957), l'édition DVD 50e Anniversaire zone 1</title>
   <pubDate>Fri, 09 Nov 2007 23:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Maggie Prescott (Kay Thompson), directrice du magazine de mode Quality, est à la recherche d’un mannequin qui lancera la nouvelle collection d’un couturier parisien. Sur les conseils du photographe Dick Avery (Fred Astaire), Maggie engage Jo Stockton (Audrey Hepburn), jeune libraire adepte de « l’emphaticalisme », une doctrine enseignée par le professeur Emile Flostre (Michel Auclair). Maggie, Joe et Dick se rendent à Paris pour préparer le défilé de mode. Dans un café, Joe Stockton rencontre Flostre, ce qui provoque la jalousie du photographe qui s’est épris d’elle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/769850-941951.jpg" alt="FUNNY FACE (DROLE DE FRIMOUSSE) (1957), l'édition DVD 50e Anniversaire zone 1" title="FUNNY FACE (DROLE DE FRIMOUSSE) (1957), l'édition DVD 50e Anniversaire zone 1" />
     </div>
     <div>
      Ancien danseur et chorégraphe, Stanley Donen est surtout illustre pour avoir coréalisé trois comédies musicales avec Gene Kelly : ON THE TOWN (1949), SINGIN’ IN THE RAIN (1952), et IT’S ALWAYS FAIR WEATHER (1955). Mais Donen a aussi travaillé avec Fred Astaire, autre géant de la danse, en étant cette fois-ci crédité comme seul réalisateur. Après ROYAL WEDDING (1951), Donen dirige de nouveau Fred Astaire dans FUNNY FACE où le danseur fait équipe pour la première et unique fois avec Audrey Hepburn. La jeune femme n’est certainement pas une danseuse aguerrie, comme le furent les nombreuses précédentes partenaires précédentes d’Astaire (Ginger Rogers, Rita Hayworth, Lucille Bremer, Vera-Ellen, Cyd Charisse). La preuve en est la scène peu gracieuse où Hepburn se met à danser dans un café enfumé. Mais le charme naturel d’Audrey Hepburn, délicate et forte à la fois, opère tellement que mis à part le passage précité, sa seule présence est un spectacle. L’actrice incarne dans FUNNY FACE une beauté juvénile s’éprenant d’un homme plus mûr ; Fred Astaire venant ainsi prendre place aux côtés de Gregory Peck (ROMAN HOLIDAY), Humphrey Bogart (SABRINA), Burt Lancaster (THE UNFORGIVEN), William Holden (PARIS WHEN IT SIZZLES), et Rex Harrison (MY FAIR LADY). Ce rapport ne s’inversera que dans TWO FOR THE ROAD (Stanley Donen, 1967), où Albert Finney aura presque 10 ans de moins que Hepburn. Une rupture signifiant peut-être qu’elle est dorénavant une femme à l’écran et non plus une femme-enfant.         <br />
              <br />
       En grande forme, Fred Astaire est pratiquement dans toutes les séquences musicales, parmi lesquelles on citera une étonnante version ‘matador’ de <span style="font-style:italic">Let’s Kiss and Make Up</span> de Ira et George Gershwin, ou encore le charmant <span style="font-style:italic">Bonjour Paris</span> de Leonard Gershe, permettant de voir simultanément Fred Astaire, Audrey Hepburn et Kay Thompson en <span style="font-style:italic">split-screen</span> (séparation de l’écran en plusieurs images). Outre le charmant couple Astaire et Hepburn, FUNNY FACE bénéficie de la présence essentielle de Kay Thompson en directrice d’un magazine de mode. Très dynamique, elle apporte vivacité et drôlerie au film de Stanley Donen, non seulement lors de son solo <span style="font-style:italic">Think Pink,</span> mais aussi lors du duo <span style="font-style:italic">Clap Yo’ Hands</span> avec Astaire.          <br />
              <br />
       Comme dans deux autres longs-métrages avec Audrey Hepburn (SABRINA, PARIS WHEN IT SIZZLES), Paris est présenté comme une ville romantique très idéalisée, où il fait bon vivre. Le scénario se plait à opposer le monde de la mode que Jo (Audrey Hepburn) estime superficiel, avec une représentation caricaturale des penseurs parisiens de l’époque. L’emphaticalisme du professeur Emile Flostre (Michel Auclair) n’est autre qu’une satire à peine voilée de l’existentialisme du philosophe Jean-Paul Sartre ; un courant de pensée dont la jeunesse du quartier Saint-Germain-des-Prés se réclamait après-guerre. Par certains aspects, Flostre n’apparaît guère éloigné de Sartre qui lui aussi était très porté sur les dames !        <br />
              <br />
       <b>FUNNY FACE est présenté en format panoramique 1.85:1, d’après un transfert anamorphosé (16:9) respectant son format original de présentation.</b> L’image a été nettoyée, les couleurs sont vives, tandis que le grain est généralement léger.        <br />
              <br />
       En ce qui concerne le son, le choix est offert entre <b>la version originale anglaise en Dolby Digital 5.1 ou en Dolby Digital 2.0 Mono, la version française d’époque (produite en France) en Dolby Digital 2.0 Mono,</b> la version espagnole en Dolby Digital 2.0 Mono et la version portugaise en Dolby Digitale 2.0 Mono. Le 5.1 révèle toute sa puissance lors des passages musicaux qu’il met davantage en valeur que les pistes en Mono. Le doublage d’époque permet d’entendre Jacqueline Porel qui a souvent doublé Audrey Hepburn dans les années 50, avant que Martine Sarcey ne vienne prendre le relais. Roger Rudel a eu la particularité de régulièrement prêter sa voix à deux seigneurs de la danse : Gene Kelly et Fred Astaire (qu’il double dans FUNNY FACE). Kay Thompson est doublée par Marie Francey qui la vieillit de 10 ans au moins, tandis que l’on entend la propre voix de Michel Auclair, tant dans la version originale que dans la version française. Des sous-titres en anglais, français, espagnol et portugais sont disponibles pour le film. Bien conçus, les sous-titres reproduisent les paroles des chansons.        <br />
              <br />
       <span class="u">Suppléments :</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(*) : Supplément déjà présent sur l’édition DVD « simple », sortie le 10 avril 2001.       <br />
              <br />
       (**) : Nouveau supplément de l’édition 50e anniversaire.       <br />
              <br />
       Tous les suppléments sont sous-titrés en anglais, français espagnol et portugais.</span>       <br />
              <br />
       <b>The Fashion Designer and his Muse</b> (durée : 8’11’’) (**)       <br />
       Pamela Keogh (auteur du livre <span style="font-style:italic">Audrey Style)</span> et Jeffrey Banks (écrivain sur la mode) parlent de la collaboration professionnelle entre le couturier Hubert Givenchy et Audrey Hepburn. Banks raconte notamment que Audrey Hepburn avait demandé à Hubert Givenchy de faire ses costumes pour SABRINA (Billy Wilder, 1954). Le modiste s’est trouvé fort étonné de voir arriver devant lui la jeune femme alors qu’il pensait avoir affaire à Katharine Hepburn !        <br />
              <br />
       <b>Parisian Dreams</b> (durée : 7’43’’) (**)       <br />
       Drew Casper (auteur du livre <span style="font-style:italic">Style of Stanley Donen)</span> et Olivier-René Veillon (directeur de la Commission du Film Ile-de-France) interviennent pour indiquer l’importance de Paris dans le film de Stanley Donen. Par leur vision très idyllique de la capitale française, ils font presque croire que FUNNY FACE est une publicité touristique pour Paris !         <br />
              <br />
       <b>Paramount in the '50's - Retrospective Featurette</b> (durée : 9’37’’) (*)       <br />
       Une rétrospective sans intérêt des films produits dans les années 50 par Paramount. En fait il s’agit surtout d’une publicité déguisée pour les DVD édités par le studio. Sont évoqués SUNSET BOULEVARD (Billy Wilder, 1950), A PLACE IN THE SUN (George Stevens, 1951), COME BACK LITTLE SHEBA (Daniel Mann, 1952), THE GREATEST SHOW ON EARTH (Cecil B. DeMille, 1952), la collaboration Jerry Lewis/Dean Martin, SHANE (George Stevens, 1953), THE WAR OF THE WORLDS (Byron Haskin, 1953), STALAG 17 (Billy Wilder, 1953), ROMAN HOLIDAY (William Wyler, 1953), SABRINA (Billy Wilder, 1954), WHITE CHRISTMAS (Michael Curtiz, 1954), THE COUNTRY GIRL (George Seaton, 1954), TO CATCH A THIEF (Alfred Hitchcock, 1955), THE TEN COMMANDMENTS (Cecil B. Demille, 1956), et enfin FUNNY FACE (Stanley Donen, 1957).        <br />
              <br />
       <b>Galerie de photos</b> (54 photos) (*)       <br />
              <br />
       <b>bande-Annonce</b> (durée : 2’25’’) (*)       <br />
              <br />
       ---------------------------------------       <br />
              <br />
       Cette édition DVD 50e anniversaire de FUNNY FACE (durée : 103’14’’) est disponible à l’unité ou incluse dans le coffret Audrey Hepburn 5-Pack. Les maigres suppléments font pâle figure pour célébrer un tel film.        <br />
              <br />
       Studio éditeur : Paramount        <br />
       Date de sortie : 2 octobre 2007       <br />
              <br />
       Film : 4/5        <br />
       Image : 4/5        <br />
       Son VO : 4/5        <br />
       Son VF : 3,5/5       <br />
       Bonus : 2/5        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pascal Laffitte       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('pascal@uneporte.com')" >pascal@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.uneporte.net/FUNNY-FACE-DROLE-DE-FRIMOUSSE-1957--l-edition-DVD-50e-Anniversaire-zone-1_a1247.html</link>
  </item>

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   <title>KANSAS CITY CONFIDENTIAL (1952), le DVD zone 1</title>
   <pubDate>Tue, 06 Nov 2007 23:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après THE WOMAN IN THE WINDOW (Fritz Lang, 1944) et THE STRANGER (Orson Welles, 1946), MGM continue sur sa lancée avec un autre titre de sa collection dédiée au Film Noir, cette fois-ci avec un titre plus obscur qui ravira sûrement les amateurs du genre : KANSAS CITY CONFIDENTIAL.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/765957-937393.jpg" alt="KANSAS CITY CONFIDENTIAL (1952), le DVD zone 1" title="KANSAS CITY CONFIDENTIAL (1952), le DVD zone 1" />
     </div>
     <div>
      Le soleil se lève une autre fois au-dessus de Kansas City et l’on suit les traces de Tim Foster (Preston Foster), un ex-policier aigri qui, aidé de trois complices, réussit le braquage d’un fourgon blindé aux abords d’une banque de la ville. Ce crime fait de Joe Rolfe (John Payne), employé d’un fleuriste local, le bouc émissaire idéal puisqu’il conduit une camionnette en tout point identique à celle utilisée par les malfrats pour prendre la fuite et qu’il a été vu au même moment effectuant une livraison à une adresse avoisinante de la banque. Injustement arrêté et inculpé, Rolfe réussit à prouver son innocence, non sans avoir été bien malmené par quelques inspecteurs brutaux. Échaudé par cette mésaventure, Rolfe décide de se faire justice lui-même en tentant de démasquer les malfaiteurs. Il réussit à retrouver les traces de l’un d’eux, un dénommé Pete Harris (Jack Elam) qui, après une bonne correction, lui apprend les grandes lignes du sombre projet orchestré par Foster : les allées et venues quotidiennes ont été observées scrupuleusement, Foster notant qu’un fourgon blindé se range ponctuellement aux abords de la banque tous les jours à la même heure, et cela au même moment où Rolfe effectue sa propre livraison quotidienne à l’adresse voisine, d’où l’idée d’utiliser une camionnette semblable afin de laisser porter le chapeau à ce dernier. Le hic, c’est que les trois complices ont été recrutés séparément, sans compter que Foster a pris bien soin de se masquer le visage lors des rencontres et, qui plus est, en exigeant que toute la bande soit masquée lors du casse, laissant ainsi chacun sans indices sur les identités respectives des autres, et faisant de Foster le seul membre à connaître le visage de tout le monde. Cependant, toute la bande est convoquée à se présenter à l’hôtel d’une station balnéaire du Mexique pour le partage du butin, chacun étant muni d’un morceau d’une carte à jouer faisant office de passe pour l’identification. Harris ayant été abattu par la police qui a retrouvé ses traces, Rolfe prend son identité et se retrouve au lieu du rendez-vous en compagnie des deux autres complices : Boyd Kane (Neville Brand) et Tony Romano (Lee Van Cleef). Foster, quant à lui, attend le moment propice pour se dévoiler, mais les choses se compliquent alors que Rolfe fait la rencontre d’une jolie étudiante en droit du nom d’Helen (Coleen Gray), qui n’est nul autre que la fille de Foster.       <br />
              <br />
       KANSAS CITY CONFIDENTIAL doit beaucoup au savoir-faire de Phil Karlson (1908-1985), un des « petits » maîtres du polar de série B à qui l’on doit une succession de petites perles du genre, tels que THE BROTHERS RICO (1957) et THE SCARFACE MOB (1959), téléfilm dérivé de la série télé THE UNTOUCHABLES. Karlson connut une période creuse dans les années 1960, où nous le voyons confiné à des mélodrames sirupeux (THE YOUNG DOCTORS, 1961), un terne remake d’un drame sportif de Michael Curtiz avec Elvis Presley (KID GALAHAD, 1962) et deux opus de la série de films d’espionnages mettant en vedette Dean Martin dans le rôle de Matt Helm, THE SILENCERS (1966) et THE WRECKING CREW (1969). Toutefois, c’est au crépuscule de sa carrière avec le très violent drame justicier WALKING TALL (1973) que Karlson goûte au succès le plus grandiose de sa carrière, lui acquérant du même coup une sorte de statut de « Don Siegel du pauvre » auprès des cinéphiles.       <br />
              <br />
       Côté contenu KANSAS CITY CONFIDENTIAL n’est pas des plus mémorables et le script de George Bruce (SALOMON AND SHEBA) et Harry Essex (I, THE JURY) propose somme toute une intrigue classique sur fond d’esprit revenchard, mais l’ensemble se distingue par la mise en scène rigoureuse et musclée de Karlson. De plus, Karlson dispose ici de l’expertise du chef-opérateur George E. Diskant, une des sommités du Film Noir au niveau photographie, et qui a officié sur de nombreux classiques tels que THEY LIVE BY NIGHT (Nicholas Ray, 1948) et THE NARROW MARGIN (Richard Fleischer, 1952). La caméra très mobile et nerveuse de Diskant est très représentative de ce polar misant beaucoup plus sur l’action menée tambour battant que les habituels élans d’atmosphère propres au Film Noir, malgré ce personnage typique de paumé laissé en plan joué par John Payne. Ainsi, Karlson construit quelques beaux moments de bravoure (d’une violence parfois surprenante pour l’époque), tels que l’attaque du fourgon blindé et l’arrestation de Rolfe, où les caméras de Diskant font encore une fois des merveilles.       <br />
              <br />
       En tête d’affiche l’on retrouve John Payne, ancien jeune premier sous contrat à la Twentieth Century-Fox qui fut utilisé dans nombre de comédies musicales (TIN PAN ALLEY, WEEK-END IN HAVANA) avant de se reconvertir dans des bobines plus musclées au début des années 1950. Payne s’acquitte de son rôle avec un panache honorable et le spectateur y remarquera sûrement une ressemblance frappante avec Kevin Spacey. Les inconditionnels auront aussi vite fait de remarquer dans la distribution la présence de la pétillante Coleen Gray, surtout connue pour avoir personnifié la petite amie de Sterling Hayden dans le mémorable THE KILLING (1956) de Stanley Kubrick, et dont le joli visage plein de candeur apporte un contraste assez marqué à la galerie de visages patibulaires ornant la distribution de ce film. C’est d’ailleurs du côté des crapules que KANSAS CITY CONFIDENTIAL vaut son pesant d’or avec un trio de visages plus que mémorables, à commencer par ce solide gaillard de Jack Elam (KISS ME DEADLY, C’ERA UNA VOLTA IL WEST) dont les yeux énormes et globuleux et l’allure menaçante insuffle à coup sûr un sentiment d’inquiétude chez le spectateur. Elam trouve chaussure à son pied alors qu’il est flanqué de l’énorme Neville Brand (BIRDMAN OF ALCATRAZ) dont le gabarit et le regard glacial en font une véritable vision cauchemardesque. Pour compléter le tableau, un tout jeune Lee Van Cleef, tout juste débarqué du HIGH NOON (1952) de Fred Zinnemann et que les cinéphiles connaissent sous la peau du chasseur de primes du BON, LA BRUTE ET LE TRUAND (1967) de Sergio Leone, est ici tout simplement savoureux de machiavélisme dans la peau d’un petit truand aussi charmeur que sadique.        <br />
              <br />
       <b>KANSAS CITY CONFIDENTIAL est offert en format 1.37:1 plein écran (noir et blanc) conformément à son format original de présentation.</b> Le transfert s’avère fort acceptable, avec un bon rendu des contrastes et une bonne profondeur des noirs malgré quelques petites poussières et fourmillements ici et là. Quelques petites anicroches qui ne gâche toutefois aucunement le plaisir du visionnement.       <br />
              <br />
       Cette édition comprend la <b>version originale anglaise en format Dolby Digital 1.0 Mono,</b> avec un mixage acceptable où l’environnement sonore est bien reproduit grâce à des dialogues bien audibles et un minimum de désagréments tels que coupures ou bruits statiques. À tout le moins peut-on noter la présence d’un léger bruit de fond. La <b>version française (doublage produit en France) est aussi incluse en format Dolby Digital 1.0 Mono</b> de qualité équivalente à la piste originale, tandis qu’une piste espagnole (aussi de format Dolby Digital 1.0 Mono) et des sous-titres anglais et espagnols sont aussi offerts en option.       <br />
              <br />
       <span class="u">Non seulement les amateurs francophones doivent-ils se passer de sous-titres français, mais de plus MGM nous sert une autre édition sans aucun supplément que ce soit,</span> à l’instar de THE WOMAN IN THE WINDOW et THE STRANGER. Dommage que ce studio ne suive pas l’exemple de Warner qui s’est fait le devoir de dérouler le tapis rouge pour sa propre collection consacrée au Film Noir.       <br />
              <br />
       ---------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Il reste toutefois le plaisir de découvrir un sympathique polar qui sort finalement des oubliettes après des années d’oubli et qui n’a surtout rien à envier à d’autres classiques du genre. À défaut d’une réputation, KANSAS CITY CONFIDENTIAL reste tout de même un autre beau fleuron du Film Noir.       <br />
              <br />
       Studio éditeur : MGM       <br />
       Date de sortie : 10 juillet 2007       <br />
              <br />
       Film : 3,5/5       <br />
       Image : 3/5       <br />
       Son VO : 2,5/5       <br />
       Son VF : 2,5/5       <br />
       Bonus : 0/5       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Marc Lespérance       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('marcl@uneporte.com')" >marcl@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>DEATH PROOF (À L’ÉPREUVE DE LA MORT), l’édition DVD spéciale (2 disques) zone 1</title>
   <pubDate>Tue, 06 Nov 2007 02:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Guèvremont</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DVD Critiques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Stuntman Mike (Kurt Russel) est un déséquilibré balafré qui traque les jeunes femmes. Pour les tuer, il utilise sa puissante voiture « à l’épreuve de la mort ». Mais même les assassins font de mauvaises rencontres. En s’attaquant à une bande de filles très coriaces, Mike va passer du statut de chasseur à celui de chassé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.uneporte.net/photo/art/default/764762-935986.jpg" alt="DEATH PROOF (À L’ÉPREUVE DE LA MORT), l’édition DVD spéciale (2 disques) zone 1" title="DEATH PROOF (À L’ÉPREUVE DE LA MORT), l’édition DVD spéciale (2 disques) zone 1" />
     </div>
     <div>
      Sortis en 2007 dans les salles américaines en double programme sous le titre GRINDHOUSE, DEATH PROOF de Quentin Tarantino et PLANET TERROR de Robert Rodriguez rendent hommage à un cinéma d’exploitation qui florissait dans les années 60 et 70. S’étant rencontrés en 1992 au Festival de Toronto, les cinéphiles Tarantino et Rodriguez se découvrirent de nombreux points communs. L’année d’après ils eurent l’idée de réunir sous une même affiche deux films scénarisés et mis en scène par chacun d’eux ; un projet finalement concrétisé 14 ans plus tard. Les long-métrages GRINDHOUSE prennent le parti de restituer ce qui faisait le charme des petites productions indépendantes, diffusées 30 ou 40 ans auparavant dans des cinémas de quartiers où les conditions de projection étaient souvent très précaires. L’image de DEATH PROOF et PLANET TERROR est volontairement abîmée, avec des rayures de la pellicule, des poussières, des coupures, et parfois la simulation que quelques bobines ont été perdues !        <br />
              <br />
       Alors que PLANET TERROR est une histoire de mutants dans la lignée des zombies de George A. Romero, DEATH PROOF est un thriller mélangeant plusieurs genres, dont le <span style="font-style:italic">slasher</span> (un tueur rode et massacre) et le <span style="font-style:italic">car chase</span> (les poursuites de voitures). Plutôt que d’ajouter à son film des ingrédients du <span style="font-style:italic">rape and revenge</span> (cinéma de genre dans lequel une femme violée prend les armes contre ses tortionnaires), Tarantino innove en faisant une sorte <span style="font-style:italic">d’attack and revenge,</span> dans lequel des femmes font payer cher celui qui a osé les agresser. Outre de nombreuses références au cinéma des autres (VANISHING POINT, GONE IN 60 SECONDS, DIRTY MARY CRAZY LARRY), on remarque plusieurs clins d’œil au propre univers de Tarantino et Rodriguez, notamment en la personne de Earl McGraw (Michael Parks), ce policier perspicace résumant parfaitement les méfaits de Stuntman Mike, précédemment abattu dans FROM DUSK TILL DAWN (Robert Rodriguez, 1996), mais ressuscité dans KILL BILL VOL. 1 (Quentin Tarantino, 2003).        <br />
              <br />
       DEATH PROOF a les défauts et les qualités des œuvres de Quentin Tarantino. Parmi les défauts, il y a ces dialogues vains qui non seulement sont souvent interminables, mais révèlent l’inaptitude du cinéaste à différencier ses personnages par la parole. En effet, à chaque fois que l’une des actrices (ou acteurs) ouvre la bouche, la propre personnalité de Tarantino transparaît. Une profusion de mots et de plans très travaillés masquant en réalité un scénario très indigent se résumant à quatre parties (conversation, confrontation, conversation, confrontation). En revanche, on ne peut nier que l’homme est un excellent directeur d’acteur sachant mettre en valeur la somptueuse distribution féminine, tout en réussissant à faire ressortir le charisme de Kurt Russel (dans un rôle inquiétant et imprévisible prévu à l’origine pour Mickey Rourke). De plus, le réalisateur s’avère assez virtuose lors de plans-séquences où la caméra tourne autour des filles. Il offre aussi une époustouflante poursuite automobile de 18 minutes durant laquelle la fort imprudente (et insupportable) Zoe Bell regrette d’avoir voulu s’amuser sur le capot d’une Dodge Challenger 1970. Enfin, le choix des morceaux musicaux accompagnant ses films est souvent très inspiré, ce qui lui assure sûrement de belles ventes en CD de la bande originale. On retiendra surtout la remarquable version de la chanson écrite par Serge Gainsbourg, <span style="font-style:italic">Laisse Tomber les Filles / Chick Habit</span> interprétée par April March, passant avec une grâce infinie de l’anglais au français, durant le générique de fin.        <br />
              <br />
       <b>DEATH PROOF est disponible en format panoramique 2.35:1, d’après un transfert anamorphique (16:9) respectant le format original de présentation au cinéma.</b> Du chapitre 1 au chapitre 13, l’image est volontairement altérée par de multiples rayures et poussières afin de restituer l’ambiance des films des années 70 aux bobines mal préservées. La majeure partie du chapitre 14 est dotée d’un noir et blanc impeccable, sorte de transition avant le passage à une couleur pratiquement dénuée de défaut.        <br />
              <br />
       Le DVD contient <b>la version originale anglaise, la version française Produite au Québec)</b> et la version italienne, toutes trois <b>en Dolby Digital 5.1.</b> Si l’image a sciemment été sabotée, il n’en est rien du son pourvu d’un 5.1 très avantageux. En ce qui concerne le doublage québécois, il a fallu faire un choix puisque Jean-Luc Montminy double habituellement Kurt Russell et Bruce Willis, tous deux présents dans les films GRINDHOUSE ! Finalement le comédien prête sa voix à Kurt Russell, tandis que Rose McGowan est doublée par Camille Cyr-Desmarais. On remarque que l’adaptation française édulcore malheureusement une grande part des dialogues. Cette version française se révèle en deçà de la version originale et de la version italienne, particulièrement mélodieuse. Des sous-titres en anglais, français et espagnol sont disponibles pour le film. Bien conçu, le sous-titrage reproduit les paroles des chansons.        <br />
              <br />
       <span class="u">Suppléments</span> :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Les suppléments sont sous-titrés en anglais uniquement.       <br />
              <br />
       Il est vraiment dommage que les éditions DVD de DEATH PROOF ET TERROR PLANET soient incomplètes, en ne proposant pas en supplément les fausses bandes-annonces qui accompagnaient la projection des films aux Etats-Unis (Thanksgiving, Don’t, Black Mantis, Werewolf Women of the SS). Seule la bande-annonce de Machete est incluse dans l’édition de TERROR PLANET.</span>       <br />
              <br />
       <span class="u">Disque 1</span>       <br />
              <br />
       <b>The Hot Rods of DEATH PROOF</b> (durée : 11’47’’)       <br />
       Assis aux côtés de Robert Rodriguez, Quentin Tarantino disserte sur les poursuites de voitures en prenant exemple sur le cinéma américain et australien des années 60, 70, 80. Puis viennent des témoignages de Steve Joyner (chef décorateur), Caylah Eddleblute (directrice artistique) et John McLeod (coordinateur des effets spéciaux).        <br />
              <br />
       <b>Bande-annonce international de DEATH PROOF</b> (durée : 2’24’’)       <br />
              <br />
       <b>Galerie des affiches du film</b> (25 photos)       <br />
              <br />
       <b>Bandes-annonces</b>       <br />
       1)-PLANET TERROR (durée : 2’19’’)       <br />
       2)-1408 (durée : 2’34’’)       <br />
       3)-BLACK SHEEP (durée : 2’02’’)       <br />
       4)-FEAST (durée : 2’02’’)       <br />
              <br />
       <b>Bandes-annonces</b> de NO COUNTRY FOR OLD MEN, SHOOT’EM UP, EASTERN PROMISES, HALLOWEEN, 1408 (durée totale : 11’06’’)       <br />
              <br />
       <b>Sélection des morceaux musicaux</b> (supplément non sous-titré)       <br />
              <br />
       <span class="u">Disque 2</span>       <br />
              <br />
       <b>Stunts On Wheels: The Legendary Drivers Of DEATH PROOF</b> (durée : 20’39’’)       <br />
       Un documentaire dédié aux cascadeurs conduisant les bolides de DEATH PROOF. Sont entendus Quentin Tarantino, Kurt Russell (Stuntman Mike), Tracie Thoms (Kim), Jeff Dashnaw (coordinateur des cascades), et les cascadeurs(euses) Buddy Joe Hooker, Steve Davidson, Tracy Keehn Dashnaw et Chrissy Weathersby.        <br />
              <br />
       <b>Introducing Zoe Bell</b> (durée : 8’59’’)       <br />
       Un reportage sur Zoe Bell, cascadeuse néo-zélandaise ayant trois particularités. 1)-Elle est grimaçante. 2)-Elle a été la doublure de Uma Thurman pour les cascades de KILL BILL (2003-2004). 3)-Elle joue son propre rôle dans DEATH PROOF. Outre ladite Zoe, Quentin Tarantino, Mary Elizabeth Winstead (Lee), Rosario Dawson (Abernathy), Kurt Russell, et Buddy Joe Hooker (cascadeur) interviennent dans cette séquence. On notera que les gros mots ne sont pas censurés par des ‘bips’ comme c’est malheureusement le cas dans certains documentaires trop prudes proposés par les grands studios.        <br />
              <br />
       <b>Kurt Russell As Stuntman Mike</b> (durée : 9’34’’)       <br />
       Quentin Tarantino fait partager son admiration pour Kurt Russel, tandis que l’acteur s’estime ravi de l’expérience DEATH PROOF.        <br />
              <br />
       <b>Finding Quentin's Gals</b> (durée : 21’14’’)       <br />
       Dix minutes consacrées au premier groupe de filles : Sydney Tamiia Poitier (Jungle Julia Lucai), Vanessa Ferlito (Arlene), Jordan Ladd (Shanna), Rose McGowan (Pam). Puis dix autres à propos du second groupe : Rosario Dawson (Abernathy), Tracie Thoms (Kim), Mary Elizabeth Winstead (Lee), et bien sûr la crispante Zoe Bell (Zoe).         <br />
              <br />
       <b>The Uncut Version of ‘Baby It’s You’ Performed by Mary Elizabeth Winstead</b> (durée : 1’48’’)       <br />
       La version intégrale de la chanson interprétée a cappella par Mary Elizabeth Winstead dans le film.        <br />
              <br />
       <b>The Guys Of DEATH PROOF</b> (durée : 8’16’’)       <br />
       Un segment sur les hommes de DEATH PROOF. Quentin Tarantino mentionne Michael Parks (Earl McGraw), avant que ne soient interrogés Eli Roth (Dov), Omar Doom (Nate), et Michael Bacall (Omar).        <br />
              <br />
       <b>Quentin's Greatest Collaborator: Editor Sally Menke</b> (durée : 4’38’’)       <br />
       Quentin Tarantino rend hommage à sa collaboratrice Sally Menke qui monte ses films depuis RESERVOIR DOGS (1992). Une idée très sympathique : lors du tournage, le réalisateur a demandé à ses acteurs de faire des clins d’œil devant la caméra que Sally Menke découvrira ensuite, lorsque son travail de montage débutera !        <br />
              <br />
       <b>Double Dare Trailer</b> (durée : 2’36’’)       <br />
       La bande-annonce du documentaire DOUBLE DARE (Amanda Micheli, 2004) consacré aux cascadeuses Jeannie Epper et Zoe Bell, disponible en DVD.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.uneporte.net/v/45fa7ef125763e4730c86547a4b8c628875b0ac9" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      DEATH PROOF (durée : 113’27’’) ne remplit pas toutes ses promesses en étant souvent plus languissant que distrayant. Un mélange parfois indigeste de dialogues interminables ponctués par des éclairs de violence, avant un final trépidant faisant pardonner les bâillements provoqués jusqu’alors.        <br />
              <br />
       Studio éditeur : Alliance Atlantis       <br />
       Date de sortie : 25 septembre 2007       <br />
              <br />
       Film : 2,5/5        <br />
       Image : 4,5        <br />
       Son VO : 4,5/5        <br />
       Son VF : 3,5/5       <br />
       Bonus : 3/5        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pascal Laffitte       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('pascal@uneporte.com')" >pascal@uneporte.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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