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Dimanche 5 Février 2012
11:54

TOP GUN, édition DVD spéciale de collection (2 disques) zone 1

Alors que tout semble calme et paisible dans les cieux étoilés de ce début du temps des Fêtes, voici que se profile à l’horizon l’ombre menaçante de ce douloureux rappel d’un des plus immenses succès cinématographiques des années 1980. En effet, Paramount nous ressert le clinquant TOP GUN, sous le couvert d’une luxueuse édition spéciale afin d’évincer la précédente édition épurée déjà disponible sur les tablettes. Un des premiers méga-blockbusters produits sous la houlette du tandem Don Simpson-Jerry Bruckheimer, TOP GUN a fait de sa jeune vedette Tom Cruise la star qu’il est aujourd’hui. Moi-même adolescent issu de cette sombre époque sur le plan cinématographique et n’ayant pas échappé à la vague TOP GUN, je profite donc du passage des années pour y jeter un certain regard d’ordre anthropologique.



TOP GUN (Édition Spéciale de Collection) (1986), l’édition DVD (2 disques) zone 1
TOP GUN (Édition Spéciale de Collection) (1986), l’édition DVD (2 disques) zone 1
Après avoir fait preuve d’héroïsme alors qu’il était en situation de combat avec deux MiGs de l’Armée Rouge interceptés lors d’un vol de reconnaissance, le lieutenant Pete « Maverick » Mitchell (Tom Cruise), pilote de chasse de la Navy stationné sur un porte-avions patrouillant les eaux de l’Océan Indien, est consacré comme le meilleur pilote de son escadrille. C’est ainsi qu’il se voit offrir la chance d’être envoyé à la Fighter Weapons School, communément surnommé Top Gun parmi les élus. Base spéciale située à Miramar en Californie et supervisée par le commandant Mike « Viper » Metcalf (Tom Skerritt), Top Gun forme les pilotes d’élite de la Navy, autrement dit la crème de la crème des rouleurs de mécanique. Maverick débarque donc avec son grand pote et allié attitré Nick « Goose » Bradshaw (Anthony Edwards), véritable boute-en-train dont les pitreries s’enchaînent l’une après l’autre. Très confiant en ses moyens et plein d’arrogance, Maverick s’attire rapidement les foudres de son rival Tom « Iceman » Kazanski (Val Kilmer), flegmatique camarade désigné comme favori de la classe. Comme si cela ne suffisait pas, le pauvre Maverick est aussi pris en grippe par le commandeur Rick « Jester » Heatherly (Michael Ironside), chef-instructeur de la base, qui voit d’un mauvais œil l’arrivée de ce jeune coq individualiste et solitaire. De plus, l’arrivée de la charmante Charlotte « Charlie » Blackwood (Kelly McGillis), officiant à titre d’instructeur civil et rattachée à la base, vient définitivement compliquer les choses. Les deux tourteaux tombant amoureux comme il se doit, Maverick et Charlie sèment donc les bases d’une liaison tumultueuse qui risquera même de jeter un peu de sable dans l’engrenage de l’existence du pilote. Au fil de sa formation, Maverick vivra diverses épreuves qui feront de lui un homme bien différent (ou presque) de celui qu’il était à son entrée.

Sorti pendant l’été 1986 et ayant remporté un succès sans précédent, TOP GUN est devenu l’archétype des méga-succés commerciaux qui seront la marque de commerce des productions Don Simpson-Jerry Bruckheimer dans les années à venir. Déjà, les deux bonshommes ne sont pas étrangers au succès. Bruckheimer fera ses débuts dans le métier en co-produisant le fabuleux THIEF (1981) de Michael Mann (HEAT, COLLATERAL) et son association avec Don Simpson est déjà fort en dividendes, les deux comparses ayant à leur tableau de chasse FLASHDANCE (Adrian Lyne, 1983) et BEVERLY HILLS COP (Martin Brest, 1984). Sous contrat à la Paramount et cherchant un sujet pour leur prochaine production, Simpson et Bruckheimer jettent leur dévolu sur un article du journaliste Ehud Yonay publié dans le California Magazine et intitulé TOP GUNS. Relatant les activités quotidiennes de la base Top Gun, ce texte enthousiasme au plus haut point notre tandem. Le reste est connu : finalement tourné avec un budget estimé d’environ 15 millions de dollars, TOP GUN engendrera des recettes de plus de 344 800 000 dollars au niveau mondial, grâce surtout à l’apport de jeunes ados et adultes fervents d’émotions fortes et de romantisme rose-bonbon.

En premier lieu, le succès de TOP GUN doit beaucoup au savoir-faire de son metteur en scène Tony Scott, frère du réalisateur Ridley Scott (ALIEN, BLADE RUNNER). Presque mis à l’index par Hollywood suite à l’échec de THE HUNGER (1983), étrange conte vampirique à la sauce ésotérique mettant en vedette Catherine Deneuve, David Bowie et Susan Sarandon, Scott avait grand besoin d’un succès pour refaire ses preuves à nouveau. C’est donc avec stoïcisme qu’il accepte la proposition de Jerry Bruckheimer de prendre les rênes de la réalisation de TOP GUN. Son objectif largement atteint, Scott en sera toutefois quelque peu victime, étant limité surtout à des films de commande à haut potentiel commercial. Cela donnera souvent des œuvres sans grande envergure (REVENGE, DAYS OF THUNDER, THE FAN) et parfois d’intéressantes bobines bien malgré lui (TRUE ROMANCE, SPY GAME). Cependant, ce dernier partage avec son frère Ridley un sens certain de la mise en scène qui en fait un excellent technicien. Scott s’est visiblement amusé ferme ici avec les nombreuses séquences aériennes parsemant le récit, qui sont exécutées ici de façon époustouflante et qui sont d’ailleurs bien servies par la photographie ultra-léchée du chef-opérateur Jeffrey Kimball (TRUE ROMANCE, MISSION IMPOSSIBLE 2), le montage d’une précision chirurgicale de Billy Weber et Chris Lebenzon (deux habitués de l’écurie Scott) et par les prouesses de Gary Gutierrez (THE RIGHT STUFF) aux effets spéciaux. Rendons d’ailleurs hommage à Scott qui a insisté pour filmer plusieurs de ces séquences aériennes à partir d’un véritable porte-avions. Ayant eu à sa disposition quelques véritables pilotes de la Navy, Scott et ses techniciens ont donc réussi à mettre en boîte quelques passages véritablement hallucinants.

Plus un habile faiseur d’images qu’un réalisateur visionnaire, le brio technique de Tony Scott n’arrive toutefois pas à faire oublier un scénario ridiculement vide et anecdotique de Jim Cash et Jack Epps Jr. (LEGAL EAGLES, DICK TRACY). Une certaine saveur documentaire aurait pu arriver à faire lever un peu ce récit abordant l’univers particulier des pilotes d’élite de la marine américaine. Malheureusement, point d’objectivité et de sens critique ici, TOP GUN s’avérant une ode à la gloire de l’Amérique reaganienne et de ses chevaliers du ciel, dont l’allure rappelle fréquemment des vedettes du sport ou des stars du rock et qui est aussi bourré d’erreurs sur le plan technique, comme en fait foi les deux supposés MiGs présents lors de la séquence d’ouverture, qui sont en réalité deux chasseurs de prototype F-5 Freedom Fighters. Ajoutez à cela la musique plus qu’envahissante et « militarisante » de Harold Faltermeyer (BEVERLY HILLS COP), dont la haute teneur en synthétiseurs provoque la nausée, et l’impression de se retrouver devant une monstrueuse publicité pour les forces armées américaines se fait vite sentir. TOP GUN se voit un peu comme la publicité des forces armées canadiennes diffusée largement dans nos salles de cinéma, mais cette fois-ci à grand renfort de moyens.

Mais qu’à cela ne tienne, la présence de Tom Cruise a fait un malheur. Acteur parfois intéressant quand il s’en donne la peine, comme en témoigne ses prestations dans BORN ON THE FOURTH OF JULY (Oliver Stone, 1989) et COLLATERAL (Michael Mann, 2004), Cruise se contente ici de promener débonnairement sa gueule de jeune premier. Le sourire Dentine du jeune Tom a fait chavirer bien des cœurs dans l’auditoire féminin tandis qu’un savant soupçon de machisme lui a valu l’approbation de ces messieurs. Fait curieux, Cruise est ici secondée par une équipe de jeunes comédiens solides et plus qu’intéressants, dont la plupart sont devenus des vedettes à part entière aujourd’hui. Les dialogues d’une pauvreté navrante du script ne rendent toutefois pas justice à leur talent. Jeune comédienne déjà remarquée aux côtés d’Harrison Ford dans WITNESS (Peter Weir, 1985), Kelly McGillis n’arrive pas à sauver par son talent le manque de relief propre à son personnage, qui est par ailleurs si peu défini et qui ne semble servir qu’à alimenter certains fantasmes masculins. Il est vrai qu’on ne voit pas d’instructeurs de vol déambulant en petit tailleur affriolant à tous les jours ! Par sa beauté (trop) plastique (du moins dans ce film), McGillis semble tout droit sorti du harem imaginaire de Réjean Tremblay. Le romantisme primaire et acidulé dont est imprégné le récit rappelle en tout point certains épisodes de notre LANCE & COMPTE national. Le succès de ce film a fait néanmoins de McGillis une vedette en devenir dans les années 1980. Elle n’aura malheureusement pas rempli ses promesses, ayant accumulé au fil des ans plusieurs échecs, parfois immérités comme THE HOUSE ON CARROLL STREET (Peter Yates, 1988). Un seul titre majeur dans ces années troublantes : THE ACCUSED (Jonathan Kaplan, 1988), où elle se fait toutefois littéralement éclipser par la performance oscarisée de Jodie Foster. McGillis est aujourd’hui presque tombée dans l’oubli.

Anthony Edwards (de la série télé E.R.), quant à lui, s’acquitte ici d’un de ses rôles les plus mémorables bien malgré lui. Edwards est ici cantonné dans le rôle du clown de service et n’a que très peu à se mettre sous la dent. Cet acteur méconnu aurait pourtant mérité mieux. De toute l’écurie de jeunes espoirs constituant la distribution, Val Kilmer (THE DOORS, HEAT) est celui qui tire le mieux son épingle du jeu en s’acquittant avec une certaine désinvolture de son rôle de faire-valoir. Pour le reste, Tom Skerritt (ALIEN, DEAD ZONE) et Michael Ironside (SCANNERS, TOTAL RECALL) sont égaux à eux-mêmes et offre de bonnes performances, sans toutefois laisser un souvenir impérissable. Surveillez tout de même avec amusement la présence, dans deux rôles mineurs, de Meg Ryan (SLEEPLESS IN SEATTLE) et de Tim Robbins, dans sa période pré-BULL DURHAM. S’étant fait aujourd’hui le champion de la gauche hollywoodienne, il est fort aise de parier que ce dernier a depuis fort longtemps effacé ce titre de son CV.

Cette édition spéciale nous offre TOP GUN dans le format panoramique 2.35:1 d’après un transfert anamorphosé (16:9) correspondant à son format original de présentation en salle (une édition plein écran au ratio de 1.33:1 est également disponible séparément). Le transfert proposé ici est presque sans faille et propose une définition d’image excellente, avec un haut niveau de saturation des couleurs, dont la palette est par ailleurs très variée. L’excellent rendu des contrastes rend bien justice à la photographie de Jeffrey Kimball, fortes en teintes ambrées et crépusculaires agrémentée aussi de fréquents clairs-obscurs. Les artefacts habituels (points blancs, poussières, fourmillements) sont ici presque absents. Seule une très légère surdéfinition des contours dans l’image est discernable à quelques rares passages.

Amateurs de cinéma maison, à vos postes ! La nouvelle édition spéciale de TOP GUN offre la version originale anglaise par le biais d’une piste de format DTS 6.1 ES tout simplement étourdissante. Le remixage énergique utilise pleinement tout le potentiel d’un équipement audio de pointe grâce à un habile dosage des basses et des aigus particulièrement remarqué lors des séquences aériennes. Les canaux avant disposent d’un effet de balancement gauche/droit hors pair au même titre que les canaux arrière tandis que l’utilisation optimale du canal .1 (LFE) provoquera la désintégration de la table de votre salon ainsi que votre divan. La version originale anglaise est aussi offerte par le biais d’une piste en format Dolby Digital 5.1 de qualité presque équivalente et par une autre piste en format Dolby Digital 2.0 Surround, d’intérêt mineur comparativement aux deux pistes précédentes. Pour les amateurs francophones, la version française (doublage produit en France) est aussi offerte en format Dolby Digital 2.0 Surround. Limité aux canaux avant, l’environnement sonore de celle-ci ne soutient pas la comparaison avec les pistes DTS ES et DD 5.1, mais elle propose néanmoins une ambiophonie respectable rendant l’écoute acceptable. Des sous-titres anglais et espagnols sont aussi offerts en option, mais l’absence de sous-titres en français est à déplorer et est une fâcheuse habitude de ce studio.

Édition spéciale oblige, TOP GUN nous est maintenant offert avec une foule de suppléments répartis sur les deux disques disponibles. En voici la teneur :

DISQUE 1

Commentaire audio
Présent à l’appel, le réalisateur Tony Scott, le producteur Jerry Bruckheimer et le scénariste Jack Epps Jr. sont accompagnés des personnalités militaires suivantes, tous de la Navy : le capitaine Mike Galpin, le vice-amiral Mike McCabe et Pete Pettigrew, chef-instructeur de Top Gun, ayant tous officiés à l’époque comme conseillers techniques sur le tournage du film. Ce commentaire ayant été enregistré séparément par les intervenants, le débit en est parfois inégal. Toutefois, certaines spécifications d’ordre techniques relativement au tournage sont fréquemment abordées par Tony Scott. Jack Epps Jr. se concentre sur les recherches effectuées pour l’élaboration du script et, bien sûr, Jerry Bruckheimer accompagne Scott pour les inévitables anecdotes de tournage. Pete Pettigrew s’avère l’orateur le plus intéressant, en parsemant fréquemment son discours de comparaisons entre les véritables activités se déroulant à Top Gun par rapport au mythe établi dans le film.

Music Videos
Vous sentez la fibre nostalgique vibrer en vous ? Alors visionnez immédiatement ces quatre vidéo-clips de chansons tirées de la bande sonore originale du film. Espérons que vous n’êtes pas trop effrayé par le déferlement de coupes Longueuil s’y trouvant. Nous avons donc droit aux vidéos suivants :

DANGER ZONE (Kenny Loggins). Chanson accompagnant la séquence d’ouverture du film. Parfait pour exciter la testostérone. A remporté un immense succès auprès des ginos de l’époque.

TAKE MY BREATH AWAY (Berlin). Cette fois-ci, place aux dames avec la ballade sirupeuse accompagnant les séquences dites romantiques. Autre grand succès radiophonique de la BO, ce petit slow a fait le bonheur de plusieurs bals de finissants.

HEAVEN IN YOUR EYES (Loverboy). Moins connue, une autre ballade insipide gracieuseté du groupe Loverboy, exemple parfait de ce que le rock canadien peut nous offrir de plus mauvais. Aussi ennuyant qu’un paysage des Prairies.

TOP GUN ANTHEM (Harold Faltermeyer et Steve Stevens). Thème principal du film interprété par Harold Faltermeyer, musicien formé par le célèbre compositeur Giorgio Moroder (FLASHDANCE, SCARFACE), accompagné par Steve Stevens, ancien guitariste hystérique de Billy Idol. Sans intérêt.

TV Spots
En lieu et place de la bande-annonce originale du film diffusée en salle, voici pas moins de sept spots publicitaires diffusés à la télévision.

DISQUE 2

DANGER ZONE : THE MAKING OF TOP GUN
Immense documentaire de plus de deux heures et conçu exclusivement pour cette édition DVD. Séparé en six segments, ce documentaire propose à la fois un « making-of » de circonstance ainsi qu’une analyse exhaustive du phénomène TOP GUN :

From The Ground Up (Pre-Production)
Comme entrée en matière, ce segment propose un rappel de la genèse du projet par les producteurs Don Simpson et Jerry Bruckheimer, ainsi que l’élaboration et la rédaction du script par le tandem formé par les scénaristes Jim Cash et Jack Epps Jr. Tony Scott, pour sa part, nous entretient des raisons et circonstances qui l’ont amené à prendre en main la réalisation du plus gros succès de sa carrière.

Playing With The Boys (Production : Land And Sea)
Ce segment se concentre principalement tout d’abord sur le casting de ce qui constituera la distribution finale. Comprend diverses entrevues avec Tom Cruise, Val Kilmer, Michael Ironside et Tom Skerritt, entre autres. À voir surtout pour les savoureux commentaires de Kilmer et Ironside, voyant leur participation à ce film avec beaucoup de recul. Seul Cruise semble encore croire le plus sérieusement du monde que TOP GUN est un film extraordinaire. Ensuite, nous sommes transportés dans les coulisses du tournage, à la fois dans les studios, et ensuite, en extérieurs à bord d’un véritable porte-avions. Cette deuxième partie est ici agrémentée d’interventions de Tony Scott, accompagné du chef-opérateur Jeffrey Kimball et des monteurs Billy Weber et Chris Lebenzon. À noter que Kelly McGillis brille ici par son absence.

The Need For Speed (Production : Air)
Ici, le tournage des nombreuses séquences aériennes est à l’honneur. Supporté par des images d’archives, Tony Scott et Jeffrey Kimball nous proposent une analyse approfondie sur l’élaboration de quelques-unes de ces séquences époustouflantes.

Back To Basics (Visual Effects)
Petite incursion dans les ateliers des concepteurs des effets visuels et des effets spéciaux, où l’on peut admirer le travail colossal accompli par Gary Gutierrez, fort de son expérience sur THE RIGHT STUFF (Philip Kaufman, 1983).

Combat Rock (The Music Of Top Gun)
Si le visionnement des vidéo-clips n’a pas eu raison de vous, ce segment vous achèvera probablement en nous présentant les principaux artisans de la BO indigeste comme de véritables génies de la musique contemporaine. À la fois intriguant, consternant et finalement agaçant.

Afterburn (Release And Impact)
Segment nous présentant finalement le phénomène TOP GUN dans toute sa gloire et sa splendeur. Énorme succès à sa sortie, TOP GUN a aussi profité à la marine américaine, qui a enregistré par la suite un taux d’enrôlement sans précédent dans ses rangs. Sans doute que les nouvelles recrues l’ont trouvé moins drôle lors du déclenchement de la guerre du Golfe.

MULTI-ANGLE STORYBOARDS
Supplément nous offrant l’analyse de deux séquences-clés du film par le biais des storyboards dessinés par Tony Scott. Comprend une option où l’on peut visionner les storyboards accompagné du son du mixage final ainsi qu’une autre option où l’on peut visionner simultanément les storyboards avec le résultat final à l’écran. Ce segment peut aussi être visionné avec une piste de commentaire optionnelle du réalisateur Tony Scott.

VINTAGE GALLERY
Série de vignettes promotionnelles tournées à l’époque de la sortie du film dont voici les composantes :

Behind The Scenes Featurette
Encore une autre incursion dans les coulisses du tournage de TOP GUN. À noter que plusieurs éléments de cette vignette se retrouve dans le documentaire.

Survival Training Featurette
Segment où l’on peut suivre quelques membres de la distribution suivant un entraînement exhaustif, gracieuseté de la Navy, afin d’étoffer leurs rôles respectifs.

Tom Cruise Interview
Entrevue de circonstance avec la vedette de ce chef-d’œuvre de subjectivité.

Production Photography
Galerie de photographies de tournage accompagnées aussi de photographies utilisées à des fins promotionnelles.

À noter que tous les suppléments offerts sur ce disque sont offerts avec des sous-titres français, anglais et espagnols disponibles en complément.

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TOP GUN est définitivement un film qui a fait époque, mais qui est aussi beaucoup trop représentatif de celle-ci. Nombre de cinéphiles sont incapables aujourd’hui de visionner ce film sans avoir en tête la comédie HOT SHOTS (Jim Abrahams, 1991), parodiant souvent de manière grinçante plusieurs séquences « mémorables » du film. Par ailleurs, ceux qui ont la chance de voir et d’entendre le monologue de Quentin Tarantino dans le film SLEEP WITH ME (Rory Kelly, 1994), où il proclamait haut et fort que TOP GUN est une métaphore sur l’homosexualité (!!!) ne peuvent s’empêcher de voir certaines séquences du film sous un œil différent. À preuve, la séquence de la partie de volley-ball de plage où la caméra inquisitrice de Scott filme les corps luisants de sueur des jeunes pilotes, telle une procession de jeunes éphèbes de la Grèce antique. Scott avoue lui-même, et avec un certain enthousiasme qui laisse songeur, s’être inspiré d’un recueil de photographie (qui est montré dans le documentaire) dont l’esthétisme rappelle en tout point le DVD des DIEUX DU STADE.

Enfin, il demeure quand même que TOP GUN constitue une grosse machine bien huilée ayant jeté les bases d’un certain style de cinéma commercial qui prévaut aujourd’hui. Jerry Bruckheimer (qui fait cavalier seul depuis le décès de son partenaire Don Simpson en 1996) est devenu aujourd’hui un des producteurs les plus influents d’Hollywood, en étant devenu un des rois du divertissement de masse. Quant à Tony Scott, autrefois considéré comme un paria dans les collines californiennes, il est devenu aujourd’hui un des réalisateurs les mieux cotés, du point de vue commercial. Au fil des années, Bruckheimer et Scott collaboreront à trois autres reprises sur DAYS OF THUNDER (1990), CRIMSON TIDE (1995) et ENEMY OF THE STATE (1998).

Idéal pour les inconditionnels de haute-fidélité qui veulent impressionner la galerie et pour les amateurs de sensations fortes saupoudrées de romantisme façon roman Harlequin, cette édition colossale répondra aux attentes d’un auditoire qui ne demande pas mieux que d’éteindre les lanternes de leurs activités cérébrales. Quant aux autres... fuyez.

Studio éditeur : Paramount
Date de sortie : 14 décembre 2004

Film : 2/5
Image : 4,5/5
Son VO : 5/5
Son VF : 3/5
Bonus : 4/5



Marc Lespérance
marcl@dvdquebec.com

Mardi 14 Décembre 2004

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