|
GONE WITH THE WIND (AUTANT EN EMPORTE LE VENT), coffret DVD 65e Anniversaire zone 1À moins d'avoir passé le plus clair du XXe siècle sur la planète Mars, est-il encore besoin de présenter ce qui déjà, dans une bande-annonce de 1968, était vanté pompeusement comme «le long-métrage le plus connu et aimé de l'Histoire», statut que confirma, en 1989, les People's Choice Awards? Les déboires sentimentaux de la belle Scarlett O'Hara sur fond de Guerre Civile américaine, aussi clichés que ceux-ci puissent sembler, font désormais partie de la culture populaire. Jeune fille d'une bonne famille du Sud, Scarlett (lumineuse Vivien Leigh), enfant gâtée, gamine capricieuse et fantasque, manipulatrice et égoïste, n'a d'yeux que pour son voisin, le fade Ashley Wilkes (Leslie Howard), qu'elle idéalise à outrance. Ce dernier, promis à sa cousine, la pure Melanie Hamilton (Olivia De Havilland), feint d'ignorer cet amour, ce dont le spirituel aventurier Rhett Butler (Clark Gable), «étranger de Charleston», ne manquera pas de profiter, courtisant Scarlett à grands renforts de répliques amusantes, sans succès. La menace des Yankees, la défaite de l'armée Confédérée, viendront bouleverser l'existence de tous ces personnages, Scarlett, avec sa force de caractère peu commune, gardant à flot tant bien que mal Tara, la propriété familiale, et cédant finalement aux avances de l'élégant Rhett. Mais ces deux fortes têtes se ressemblent beaucoup trop pour garantir une union durable...
Évoquer GONE WITH THE WIND, cette «vache sacrée», appelle les superlatifs. Le best-seller de Margaret Mitchell dont le film fut tiré (son seul et unique ouvrage), long de 1037 pages, s'était écoulé à un million d'exemplaires en six mois, du jamais vu, rafla le Prix Pulitzer, et demeure à ce jour le roman le plus vendu dans le monde. Le long-métrage lui-même, réalisé à un coût astronomique pour l'époque (4 millions $), fut le premier à atteindre une durée phénoménale de près de 4 heures, inaugurant ainsi l'ère des superproductions modernes, le premier aussi à remporter 10 Oscars et, si l'on tient compte de l'inflation, le plus grand succès de tous les temps au box-office, générant des milliards... Autant de statistiques qui imposent le respect.
Qu'est-ce donc qui explique une telle réussite, qui lui confère 65 ans plus tard ce statut si particulier auprès du grand public? Certes, l'univers qu'il dépeint avec tant d'affection et de nostalgie, celui des planteurs de coton esclavagistes et rétrogrades du Sud, peut paraître, pour un esprit un tant soit peu libéral, plutôt rébarbatif (après tout, n'est-ce pas leurs descendants qui élisent aujourd'hui des dirigeants tels que George W. Bush?...). La seconde moitié du drame, centrée sur les mésaventures conjugales de l'héroïne, semble plus faible au plan dramatique, et personne ne saurait confondre cette classique «saga en dentelles» avec CITIZEN KANE... Qu'à cela ne tienne: pour reprendre les mots de l'historien du cinéma Rudy Bhelmer, auteur de la piste de commentaires audio (voir suppléments plus bas), GONE WITH THE WIND représente la quintessence de l'Âge d'Or d'Hollywood. Tous les ingrédients y sont pour un «divertissement de masse»: trame épique et historique, personnages stéréotypés surmontant l'adversité, crises familiales, intrigues sentimentales compliquées et contrariées, incidents tragiques, épreuves, et le plus primaire des instincts: la volonté de survivre. Une formule gagnante dont d'autres s'inspireront tant de fois avec plus ou moins de bonheur, au grand comme au petit écran, que ce soit avec le SHOGUN (1980) de James Clavell, par exemple, le TITANIC (1996) de James Cameron, ou même le tout récent - et décevant - NOUVELLE-FRANCE de Jean Beaudin. Mais la pérennité de GONE WITH THE WIND tient aussi dans ses qualités techniques. Tourné en magnifique Technicolor d'origine, le film doit beaucoup à son directeur artistique, le grand William Cameron Menzies qui, en préparant ses planches, a conçu chaque séquence de bout en bout, attitude alors rare, en fonction de la couleur, laquelle se rapproche le plus possible des sépias et orangés de vieilles photos d'époque, donnant ainsi une imagerie à la fois riche et nuancée... La célèbre partition musicale de Max Steiner, dont l'omniprésence fait aujourd'hui sourire (ou agace, c'est selon), reste néanmoins l'oeuvre d'un compositeur véritable, qui n'a pas d'égal contemporain et, si l'on ne devait conserver qu'une seule bande sonore emblématique du septième art, les quatre notes triomphantes du «Thème de Tara» résonneront sans doute au-dessus du reste... Mais rendons à César ce qui lui appartient: GONE WITH THE WIND n'aurait jamais été ce qu'il est sans son «père», l'arrogant, exigeant et égocentrique producteur David O. Selznick. Tel le Peter Jackson de son temps, Selznick, d'un perfectionnisme maladif, a supervisé personnellement, du début à la fin, le moindre petit aspect de la production, inondant ses collaborateurs de ses fameux mémos envahissants, remplis de conseils et d'instructions très précises. Le film est à l'image de sa mégalomanie, et lui doit infiniment plus que les trois réalisateurs-tâcherons (George Cukor, Victor Fleming, Sam Wood) qui se sont succédés dans la douleur sur cet ambitieux projet. Le mythe GONE WITH THE WIND repose également en grande partie sur la prestation exceptionnelle de la Britannique Vivien Leigh en Scarlett O'Hara, rôle le plus convoité de l'histoire d'Hollywood (des centaines de starlettes avaient auditionné!), et pour lequel celle-ci manœuvrait secrètement outre-Atlantique dès 1937. Il s'agit encore, 65 ans plus tard, d'une des plus remarquables et fascinantes performances d'actrice jamais filmées. Présente dans presque toutes les scènes, chacune de ses apparitions crève l'écran: pour citer Rudy Behlmer, Vivien Leigh apporte non seulement détermination et magnétisme, mais aussi beauté, ténacité, humour, intensité, intelligence et charme à son personnage. Une Scarlett de rêve, pour une comédienne sensationnelle comme on n'en voit plus...
Cette édition 65e anniversaire de GONE WITH THE WIND, en 2 DVD, présente le film dans son format original de projection en salles, soit le format standard plein écran 1.33:1, à partir d'un négatif nouvellement restauré. Bien qu'il ait fait l'objet, Cinemascope oblige, d'un transfert panoramique en 1954, et qu'il ait été «gonflé» en 70mm pour sa ressortie en 1967, il a été convenu que le format d'origine, naturel et sans artifices, est celui qui, en DVD, rend le plus justice au film et à son procédé photographique singulier. Tel que mentionné précédemment, GONE WITH THE WIND a été tourné avec le Technicolor dit «à trois bandes», qui gérait séparément les couleurs de base (rouges, verts, bleus) pour les restituer ensuite par alignement et superposition (selon un peu le même principe que les sorties vidéo composantes équipant les meilleurs moniteurs domestiques actuels). Mais cette technique analogique extrêmement complexe, coûteuse et logistiquement encombrante, qui atteindra son apogée avec le merveilleux THIEF OF BAGDAD (1940) d'Alexandre Korda, fut vite abandonnée au cinéma, et il appartenait aux techniciens vidéo de cette édition Collector, munis des plus récents logiciels numériques, de reconstituer autant que possible cet art perdu. Ce réalignement visuel, bien entendu, est au-delà des espérances pour une production de 1939, restituant toute la profondeur de champ et la texture presque palpable des nombreux costumes, décors et accessoires. Du grain subsiste dans certains plans extérieurs de pénombre, ce qui est tout à fait normal en égard de l'âge du film. En résumé, si vous ne contemplez pas l'image de cette édition spéciale, vous n'avez pas vu GONE WITH THE WIND...
GONE WITH THE WIND est présenté dans sa version originale anglaise en format Dolby Digital 5.1. Les techniciens de la Warner, en effectuant la séparation numérique des canaux à partir des éléments d'origine, ont joué la carte de la sobriété, restant le plus fidèles possible à la bande-son initiale, sans trop d'effets ni d'artifices; de toute manière, il serait illusoire de s'attendre d'une production de 1939, à du 5.1 décoiffant à la MATRIX! Néanmoins, bien que ces éléments sonores trahissent forcément leur âge (au plan musical en particulier), certaines explosions dans la première partie réservent des surprises à votre caisson d'ultra-graves! La version française, remixée en Dolby Digital 5.1, est elle aussi présente, avec ses voix très typées de l'époque, et offre une qualité équivalente à celle de la version originale. Les puristes, quant à eux, pourront se rabattre sur la version originale anglaise Dolby Digital 1.0 Mono. Des sous-titres en anglais, français et espagnol sont aussi disponibles.
Pour cette édition 65e anniversaire de GONE WITH THE WIND, Warner a fait les choses en grand, incluant une dizaine d'heures de suppléments, pour la plupart excellents (dont un qui à mon avis, vaut l'acquisition de ce coffret à lui tout seul!). Ceux-ci sont répartis, avec le film, sur 4 DVD, le tout présenté dans un luxueux boîtier de style Digipack, similaires à ceux des «Montages du Réalisateur» de la trilogie LORD OF THE RINGS chez New Line. Un livret couleurs de 22 pages, reproduisant le programme-souvenir de GONE WITH THE WIND vendu à sa sortie, y a de plus été inséré. Un seul bémol toutefois, et il est de taille: aucun de ces abondants suppléments ne comporte de sous-titres en option, une omission qui, pour une ressortie de ce calibre en 2004, en zone 1, est franchement impardonnable de la part d'un studio qui prétend se soucier de son marché francophone... Cela étant dit, ne boudons pas notre plaisir:
Piste de commentaires audio de l'historien du cinéma Rudy Behlmer (disques #1 et #2): Érudit, intarissable, au débit et au timbre de voix agréables, Rudy Behlmer nous fait profiter de ses connaissances encyclopédiques du film et livre essentiellement, presque sans interruption, les biographies audio des principaux techniciens, artisans et acteurs y ayant participé, ses interventions, par ailleurs, se rapportant rarement à une scène spécifique. C'est ainsi qu'on apprend, entre autres, que GONE WITH THE WIND comporte pas moins d'une centaine de peintures sur verre («matte paintings»), solution économique pour éviter la construction de décors gigantesques, et ajouter de la richesse visuelle et de la perspective aux plans d'ensemble. Que le compositeur Max Steiner, alors sous contrat exclusif avec la Warner (tout comme l'actrice Olivia De Havilland, d'ailleurs), avait tellement insisté pour travailler sur ce projet, qu'on a fini par le «prêter» au producteur Selznick, lequel lui a demandé d'incorporer le plus possible des airs de musique traditionnelle du Sud dans sa partition. Que la romancière Margaret Mitchell envisageait quant à elle Basil Rathbone, le «vilain de service» des longs-métrages d'aventures d'Errol Flynn, en Rhett Butler, et maints petits «factoïdes» croustillants... Documentaire The Making of a Legend: Gone With The Wind (1989, 123 mns.) (disque # 3): La pièce de résistance, imaginative, flamboyante, dont l'onctueuse narration - comme pour presque tous les suppléments de ce coffret - est assurée par l'acteur canadien Christopher Plummer, et considérée à juste titre comme l'un des plus intelligents et passionnants documentaires jamais réalisés sur la préparation et le tournage d'un film. Par le biais d'un montage nerveux, de reconstitutions dramatiques non dénuées d'humour et d'effets visuels et sonores tape-à-l'œil, tirant pleinement profit de très rares et superbes images d'archives, l'aventure GONE WITH THE WIND nous est contée sur un rythme palpitant: parallèles entre la vie de l'auteure et son héroïne, problèmes d'adaptation (même l'écrivain «maudit» F. Scott Fitzgerald s'y est cassé les dents!), suspense national du casting de Scarlett et Rhett (auditions à la pelle!), budget et délais à gogo, valse des réalisateurs, etc. Conçue dans la plus grande trépidation (et une bonne dose d'improvisation!), voilà une méga-production qui, compte tenu des embûches rencontrées, aurait pu ne jamais voir le jour, et qui, en bout de ligne, s'avéra le divertissement idéal en ces heures de guerre imminente et de Dépression économique. Ce n'est pas pour rien si la carte envoyée à l'équipe pour un cocktail de fin de tournage, l'invite à célébrer l'aboutissement de «cette maudite affaire» (sic)!... Malgré quelques défauts de compression (pixels), un bonus absolument jouissif et incontournable. Documentaire Restoring a Legend sur les procédés de restauration du film (17 mns.) (disque #3): Dans un souci de vulgarisation, les techniciens de la Warner, après un bref exposé sur le Technicolor première génération, nous décrivent leurs efforts (l'enlèvement des poussières et égratignures sur le négatif, un travail de moine!), en nous rappelant, si besoin est, que la pellicule filmique est un support organique, donc par définition, sujet à détérioration. Une conscientisation qui paraît-il, existe enfin pour l'avenir des choses... Chacun sait que, grâce aux progrès de la technologie numérique, tout est désormais possible, tant aux plans visuels que sonores, et les résultats spectaculaires obtenus ici (tout comme avec THE ADVENTURES OF ROBIN HOOD, sorti chez Warner l'an dernier) sont là pour le prouver. Force est d'admettre que GONE WITH THE WIND n'a jamais paru aussi bien que maintenant... ce qui plairait sans doute beaucoup à David O. Selznick! Courts-métrages sur la première du film en 1939 à Atlanta (Dixie Hails Gone With The Wind) et sa ressortie en 1961 (durée totale: 8 mns.) (disque #3): Le premier segment, sous forme d'une bobine d'actualités «News of the Day» (si brillamment pastichées par Orson Welles dans CITIZEN KANE), nous présente ce qui fut nul doute un énorme événement médiatique et publicitaire orchestré par Selznick, flanqué pour l'occasion de l'auteure et de ses vedettes (à l'exception de Leslie Howard qui, nous révèle-t-on dans ces suppléments, n'a jamais été très chaud à l'idée de jouer dans ce film, ayant même toujours refusé de lire le roman!)... Le second document, sans dialogues (audio perdu?) mais agrémenté de thèmes musicaux du film, couvre la ressortie de GONE WITH THE WIND à Atlanta, qui commémorait le centenaire du début de la Guerre Civile. Un retour aux sources pour le producteur vieillissant et ses deux actrices principales, dont une Vivien Leigh déjà marquée par la vie, émouvante dans sa fragilité apparente... Prologue à l'intention du marché international (1 mn.) (disque #3): Sur fond de beau ciel bleu et musique à la clef, simple texte déroulant de 1939 résumant brièvement les enjeux sociaux (mais surtout économiques) de la Guerre de Sécession. Échantillons de doublages en langues étrangères (2 mns.) (disque #3): Trois courts extraits de scènes différentes en français, italien et allemand, d'après une image non-restaurée. Une curiosité inutile qui nous rappelle cruellement qu'un DVD, en théorie, peut contenir jusqu'à 8 pistes audio, mais qu'en Zone 1, il n'y en a jamais eu, règle générale, que trois: anglais, anglais et... anglais. Court-métrage historique The Old South (11 mns.) (disque #3): Document en noir et blanc préparé par le studio et destiné à être projeté dans certaines régions avant la sortie imminente de GONE WITH THE WIND, afin d'illustrer la vie de ces «Galants Chevaliers» ségrégationnistes des États du Sud, berceau du Ku Klux Klan, et renfermant de terribles clichés racistes 110% inacceptables de nos jours. Comment un tout jeune Fred Zinnemann, qui allait devenir l'un des plus estimables réalisateurs d'Hollywood (HIGH NOON, FROM HERE TO ETERNITY), a-t-il pu se prêter à pareil exercice? Galerie de bandes-annonces (14 mns.) (disque #3): Soit celle originale de 1939 (qui étonnamment, ne dévoile aucune image du film!), ainsi que des ressorties de 1961, 1967 (70mm), 1968 (format standard) et 1989 (50e anniversaire), toutes restaurées et pimpantes. Documentaire exclusif Melanie Remembers: Reflections by Olivia De Havilland (2004, 38 mns.) (disque #4): Nouveau segment enregistré à New York avec l'unique survivante de GONE WITH THE WIND, resplendissante, lucide et qui est loin de faire ses 88 ans. Sur un ton malicieux et complice, «Miss De Havilland» évoque ses souvenirs encore vivaces du tournage et des premières du film à Atlanta. Celle-ci a parfois tendance à discuter chiffon (maquillages, costumes), de l'importance de ce sujet pour un acteur (et spécialement, pour une actrice!), et on lui pardonne volontiers. Car, à écouter s'exprimer cette légende vivante, on se dit que la classe ne s'enseigne pas: on l'a ou on ne l'a pas... Documentaires biographiques sur Clark Gable (The King Remembered, 1975, 65 mns.) et Vivien Leigh (Scarlett and Beyond, 1990, 46 mns.) (disque #4): Animé par nul autre que Peter Lawford, ex-beau-frère de John F. Kennedy et incorrigible «Rat Packer», The King Remembered porte un regard sur Clark Gable, cet idéal masculin des années 1930, élu «Roi d'Hollywood» par sondage en 1938. Cela nous semble peut-être incompréhensible aujourd'hui, mais ce «macho aux grandes oreilles», au talent limité, fut pourtant l'idole romantique la plus prisée de son temps. À tour de rôle, des personnalités l'ayant bien connu viennent déballer devant Lawford souvenirs et anecdotes, tragiques ou amusants, tentant de cerner l'homme qu'il était réellement. Chose certaine, tout comme son collègue Leslie Howard, Gable avait de sérieuses appréhensions par rapport à son personnage, insécure et sentant tout le poids de Rhett Butler sur ses épaules... À noter, le rendu extrêmement médiocre de ce spécial télévisé, probablement dû à la dégradation du ruban vidéo d'origine. En bien meilleure condition, Scarlett and Beyond, présenté par Jessica Lange, dresse pour sa part un portrait attachant de cette extraordinaire actrice anglaise, née Vivian Mary Hartley aux Indes, luminaire de la scène comme de l'écran, qui parlait français sans accent (!) et que rien ne destinait, à première vue, à incarner la fameuse «beauté du Sud» de Margaret Mitchell. On ne nous épargne rien, de sa passion pour Lord Laurence Olivier, le grand amour de sa vie (quel couple d'artistes fabuleux!), à la Blanche Dubois de A STREETCAR NAMED DESIRE, peut-être son plus grand rôle, qui lui ressemblait tant et pour lequel elle a payé le prix fort (maniaco-dépression, etc.), jusqu'à sa déchéance et son décès prématuré en 1967, à l'âge de 53 ans. 16 capsules biographiques sur les acteurs de soutien (disque #4): D'une durée moyenne de quelques minutes chacune, elles ont au moins le mérite de rendre hommage aux acteurs noirs de la distribution, incarnant l'humiliation qu'ont subie leurs ancêtres pas si éloignés dans le cadre d'un projet qui, on le sent, devait les mettre mal à l'aise. Parmi eux, Butterfly McQueen, la petite Prissy, dont le dernier rôle, incidemment, fut aux côtés d'Harrison Ford dans l'irritant THE MOSQUITO COAST (1986) de Peter Weir!... Mercantilisme oblige, une bande-annonce sans relief du POLAR EXPRESS (2004) de Robert Zemeckis - lien avec GONE WITH THE WIND, je vous prie? - est dissimulée dans le menu de ce dernier supplément. ------------------------------------------------------------------------- Au cas où certains ne l'auraient pas deviné, l'heure est au puritanisme et au conservatisme chez nos voisins du Sud, et cette édition 65e anniversaire très soignée de GONE WITH THE WIND, qui a décidément tout pour plaire, ne fait que jeter de l'huile sur le feu! Soyons sérieux: toute tentative, par le cinéphile/vidéovore qui se respecte, d'ignorer cet irrésistible artefact, se soldera immanquablement par un échec... Une chouette idée-cadeau de Noël, pour vous ou les vôtres et qui, avec le coffret STAR WARS, obtient jusqu'à présent mon vote pour la Meilleure Édition DVD de l'Année. Ma seule phobie serait qu'un jour, quelque producteur inculte à la Jerry Bruckheimer se décide finalement, dans une pulsion sacrilège, à engranger un remake sauce moderne de l'improbable magnum opus de Selznick. Mon Dieu, de quelle sorte de concoction pourra-t-il bien accoucher, me demanderez-vous? Franchement ma chère, je m'en fous complètement. Studio éditeur : Warner Date de sortie : 9 novembre 2004 Film : 4/5 Image : 4,5/5 Son VO : 4/5 Son VF : 4/5 Bonus : 5/5 Stéphane Michaud steffm@dvdquebec.com Vendredi 03 Décembre 2004
HD DVD Critiques | Blu-ray Critiques | DVD Critiques | Informations | Tirages | | DVD 2003-2006 (Coups de coeur) | |
Dans la même rubrique :
THE LAST TEMPTATION OF CHRIST (LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis - 17/12/2007PEER GYNT (1941), le DVD zone 0 - 14/12/2007THE DAY OF THE TRIFFIDS (1981), le DVD zone 1 - 26/11/2007A DOG’S BREAKFAST, le DVD zone 1 - 23/11/2007THE GOOD GERMAN (L’AMI ALLEMAND), le DVD zone 1 - 15/11/2007THE RETURN OF THE LIVING DEAD (LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS) (1985), l'édition DVD de collection en zone 1 - 14/11/2007KANSAS CITY CONFIDENTIAL (1952), le DVD zone 1 - 06/11/2007PLANET TERROR (PLANÈTE TERREUR), l’édition DVD spéciale (2 disques) zone 1 de l'éditeur Alliance Atlantis - 02/11/2007 |
|
|
UnePorte.Net est produit au Québec.
Plusieurs logos, images et marques de commerce publiés dans nos pages appartiennent aux propriétaires respectifs. ©Copyright UnePorte.Net 2002-2007. Tous droits réservés. Design : Marie-Hélène Pierre |
||

DVD/HD DVD/Blu-ray (Critiques A à Z)
