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Vendredi 09 Mai 2008
17:02

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FROM BEYOND THE GRAVE (FRISSONS D'OUTRE-TOMBE) (1973), le DVD zone 1

Le 25 septembre 2007, Warner a sorti six films d'épouvante en DVD, disponibles soit dans le coffret Twisted Terror Collection, soit à l'unité. Il s'agit de THE HAND (Oliver Stone, 1981), DR. GIGGLES (Manny Coto, 1992), SOMEONE IS WATCHING ME (John Carpenter, 1978), DEADLY FRIEND (Wes Craven, 1986), EYES OF A STRANGER (Ken Wiedehorn, 1981), et FROM BEYOND THE GRAVE (Kevin Connor, 1973). Ce dernier titre diffère des autres, en étant une production britannique émanant de la firme Amicus, qui entreprit dans les années 60/70 de concurrencer la Hammer, sur le terrain du fantastique. Amicus Productions remporta un certain succès en misant sur les films à sketches horrifiques, avec, outre FROM BEYOND THE GRAVE, TALES FROM THE CRYPT (Freddie Francis, 1972), THE VAULT OF HORROR (Roy Ward Baker, 1973), et THE MONSTER CLUB (Roy Ward Baker, 1980), qui fut son dernier film produit.



FROM BEYOND THE GRAVE (FRISSONS D'OUTRE-TOMBE) (1973), le DVD zone 1
FROM BEYOND THE GRAVE est le premier long-métrage de Kevin Connor qui, ensuite se spécialisa pour le compte d'Amicus, dans les films d'aventures adaptant les écrits d'Edgar Rice Burroughs (1875-1950) : THE LAND THAT TIME FORGOT (1974), AT THE EARTH'S CORE (1976), et THE PEOPLE THAT TIME FORGOT (1977). Trois films ayant la particularité de non seulement donner la vedette au sympathique Doug McClure (1935-1995), mais aussi d'avoir des effets spéciaux rudimentaires, ayant pour but d'animer un bestiaire très caoutchouteux !

Peter Cushing (1913-1994) qui avait auparavant incarné pour la Hammer, des figures telles que le Docteur Van Helsing, Sherlock Holmes et le Baron Frankenstein, fait des infidélités à cette firme, en jouant pour Amicus l'étrange propriétaire d'un magasin d'antiquités. Dans FROM BEYOND THE GRAVE, l'acteur sert de lien entre les quatre histoires adaptées de l'œuvre de R. Chetwynd-Hayes (1919-2001). Quatre clients lui achètent un objet (miroir, médaille, tabatière, porte gravée), qui aura des conséquences surnaturelles dans leur existence. Teinté de moralisme, les récits châtient ceux qui ont voulu abuser de l'antiquaire. Seul le client qui aura conclu honnêtement la vente, sera épargné. Inégaux, les segments bénéficient d'un charme désuet, doublé d'une ambiance inquiétante. Par leurs thèmes, ils préfigurent de façon moins malsaine, les histoires macabres de la série américaine TALES FROM THE CRYPT (1989-1996), produite par Home Box Office.

Segment 1 : The Gate Crasher / L'intrus

Edward Charlton (David Warner) achète un miroir habité par un esprit (Marcel Steiner) l'obligeant à lui offrir des femmes en guise de sacrifices humains.

Peut-être le segment le plus faible du lot. David Warner est entraîné dans une spirale de meurtres par un esprit qui ne pourra sortir de son miroir qu'après s'être suffisamment abreuvé de sang. Le jeu figé ne Warner n'inspire guère de compassion pour son personnage de damné, tandis que le moustachu dans le miroir est plus grotesque qu'effrayant, avec ses yeux exorbités.

Segment 2 : An Act of Kindness / Un Acte de Bonté

Christopher Lowe (Ian Bannen) ne supporte plus les réflexions de sa femme (Diana Dors). Il se lie d'amitié avec le colporteur Jim Underwood (Donald Pleasence) qui l'invite chez lui. Lowe découvre qu'Emily (Angela Pleasence), la fille d'Underwood, a un étrange pouvoir.

Un épisode assez prévisible, mais réussi grâce à son interprétation inspirée ; que ce soit de la part de Ian Bannen (1928-1999) ou de Donald Pleasence (1919-1995). Il faut tout de même admettre qu'ils se font voler la vedette par la distribution féminine, assez surprenante. Diana Dors (1931-1984), surnommée au début des années 50 la « Marilyn Monroe anglaise », ressemble davantage, le poids aidant, à une « Shelley Winters anglaise », au début des années 70 ! Elle compose ici une mégère mémorable, sans trop forcer sur les effets. Mais surtout, An Act of Kindness est dominé par la présence d'Angela Pleasence (propre fille de l'acteur), dans le rôle d'une espèce de Parque tranchant le lien rattachant ses victimes à la vie. Chacune de ses apparitions est franchement réfrigérante.

Segment 3 : The Elemental / L'Esprit

Dans le train, Reggie Warren (Ian Carmichael) est abordé par Madame Orloff (Margaret Leighton), femme fantasque lui affirmant qu'il a un esprit maléfique sur son épaule gauche. Warren la prend pour une folle, mais une fois rentré chez lui, il réalise qu'il y a effectivement une présence invisible accrochée à lui.

Le segment commence comme une comédie, avec une amusante medium (Margaret Leighton), qui passerait inaperçue dans un asile d'aliénés. Puis le ton change, pour finir par une rupture de ton dramatique. La fin fait presque regretter que le scénario ne se soit pas contenté intégralement du registre comique.

Segment 4 : The Door / La Porte

William Seaton (Ian Ogilvy) fait l'acquisition d'une porte sculptée qu'il destine à l'entrée d'un placard. Mais une fois installée, la porte ouvre sur une autre dimension, habitée par un sorcier zombifié (Jack Watson) aux intentions fort malveillantes.

Une idée intéressante : une porte qui, une fois posée, agrandit votre appartement en vous donnant accès à des pièces supplémentaires, situées dans une autre dimension ! Malheureusement, ces pièces sont habitées par une créature qui ne survit qu'en faisant couler le sang, ce qui la rapproche du spectre moustachu de The Gate Crasher ! Si le sorcier de The Door ne provoque pas tellement la terreur, la présence de la mignonne Lesley-Anne Down remonte la température ! On reconnaîtra aussi, dans le rôle de son époux, Ian Oglivy, qui quelques années plus tard, aura la lourde tâche de succéder à Roger Moore, pour interpréter Simon Templar, alias Le Saint, dans la série RETURN OF THE SAINT (1978-1979).

FROM BEYOND THE GRAVE est présenté en format panoramique 1.85:1, d'après un transfert anamorphosé (16:9) respectant son format original de présentation. Une image de qualité moyenne, avec un grain parfois très visible ainsi que quelques traces d'usure (points blancs, poussières).

Trois pistes sonores sont proposées en Dolby Digital Mono 1.0 : la version originale anglaise, la version française (produite en France) et la version espagnole. Un son Mono assez plat. On remarque que le doublage espagnol remplace la partition musicale par une autre, bien moins subtile. La version française d'époque est de bonne qualité. Elle permet d'entendre des comédiens français très actifs dans le doublage des années 70. Claude Dasset prête sa voix à Peter Cushing et Philippe Dumat la sienne à Donald Pleasence. Le monde du doublage ne connaissant pas la notion de constance, il arrivera à Claude Dasset de doubler Donald Pleasence, comme par exemple dans HALLOWEEN (John Carpenter, 1978), tandis que Philippe Dumat doublera plusieurs fois Peter Cushing, notamment dans le précité AT THE EARTH'S CORE (1976) ! Des sous-titres en anglais, français et espagnol sont disponibles pour le film.

Suppléments :

Bande-annonce (durée : 2'49'')

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Warner opte pour l'économie avec le DVD de FROM BEYOND THE GRAVE (durée : 98'02'') qui ne contient ni chapitrage dans le menu, ni véritable supplément.

Studio éditeur : Warner
Date de sortie : 25 septembre 2007

Film : 3/5
Image : 3/5
Son VO : 3/5
Son VF : 3/5
Bonus : 0,5/5



Pascal Laffitte
pascal@uneporte.com

Samedi 01 Décembre 2007

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