UnePorte.Net

Le cinéma à la maison et la musique où vous voulez !

Mardi 13 Mai 2008
23:28

Envoyer à un amiEnvoyer à un ami    Version imprimableVersion imprimable

DUMAS – Fixer Le Temps



DUMAS – Fixer Le Temps
Dumas est un jeune auteur-compositeur-interprète qui s'est fait connaître, il y a quelques années, grâce à un premier album honnête et prometteur au titre éponyme. Quelques hits y figurent (Miss Ecstasy, Junkie, Espresso, L'Écrivaine) et lui permettent de monter sur les planches de grandes salles montréalaises, dont le Cabaret Music-Hall, le Spectrum et la grande scène extérieure des FrancoFolies de Montréal. Désinvolte, sympathique, accessible, très gentil, il s'entoure de fans inconditionnels rapidement. Son deuxième album, Le cours des jours, tarde à décoller, malgré des critiques dithyrambiques. Avant-gardiste? Peut-être, puisque c'est près de deux ans plus tard que Dumas connaît véritablement le succès escompté avec les singles, entre autres, Vol en éclats, Linoléum, Le cours des jours, J'erre, Vénus… En complément du Cours des jours, le chanteur propose un EP de quatre chansons à ses fans (dispo qu'en spectacle et sur son site Web) intitulé Ferme la radio. Pop électro planante, envolées lyriques et musicales, il fait sa marque dans l'industrie musicale québécoise, jouant de plus en plus ici et en Europe, lors, entre autres, des Francos de Spa, en Belgique. Il pose enfin le pied dans le pays de la Gloire grâce à la trame sonore du film Les Aimants, de Yves P. Pelletier, en complicité avec Carl Bastien et, le temps d'une chanson, la comédienne et chanteuse (de Caïman Fu) Isabelle Blais.

Il va donc sans dire, après une tournée triomphale et un disque enfin consacré, que son troisième album était attendu de pied ferme et avec beaucoup d'impatience. Novembre 2006, l'attente est enfin terminée : Dumas suggère de Fixer le temps par des arrêts sur images sonores d'endroits de grande activité (aéroport, gare, taxi, train…).

Play : un son qui semble être un orgue électrique, puis une batterie qui vient rythmer la première chanson ; on est déjà conquis. L'album porte admirablement bien son titre puisque le temps se fixe à l'écoute des 12 nouvelles compositions du chanteur (d'ailleurs, les trois albums de Dumas comportent 12 chansons… hasard?). D'une pop plus rock que le précédent CD, aux guitares plus prononcées, des hooks hallucinants, Fixer le temps s'attarde et file tout en même temps : sans être semblables, les chansons forment un tout homogène et planant, un atmosphère de liberté, de mélodies savoureuses. Le premier «single», Au gré des saisons, sera un succès instantané en spectacle : on entend d'emblée la foule entonner le “tôt ou tard” du refrain. Le cerveau accroche terriblement facilement sur les mélodies de Nébuleuse, Fixer le temps, La ville s'éveille, Poste restante… Dumas s'amuse avec les styles (pop anglaise, années 60) et les backvocals avec une légèreté et une joie incontestable. C'est encore Carl Bastien, premier complice, et Louis Legault qui s'occupent de la réalisation. Bastien s'occupe aussi des arrangements vocaux. Mis à part ce dernier et Dumas, on retrouve aux instruments Jocelyn Tellier, François Plante et Jean-Philippe Goncalves.

Totalement séduisant, Fixer le temps est le genre de disques dont il est difficile d'appuyer sur la touche Stop lors d'une des chansons. On navigue sur les mots et la voix particulière douce-heureuse de Dumas, on se noie dans la musique inspirée et inspirante, et on fixe le temps pour recommencer l'expérience encore et encore.

À visiter : www.dumasmusique.com



VanPeltt
linus@uneporte.com

Mardi 12 Décembre 2006

Musique Québec | Francophone | Pop & Rock | Jazz | Classique | Monde | BO de Film |