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CASINO ROYALE, le Blu-ray Disc (Zone A)Après 20 films (officiels) passés au Service Secret de Sa Majesté, James Bond nous revient pour un vingt et unième opus basé sur le renouveau total (ou presque) de la franchise. Aux commandes : Martin Campbell, celui qui ramena 007 à la vie en 1995 avec GoldenEye. Dans la peau de James : le premier Bond blond (essayez de prononcer ça 10 fois sans vous tromper) incarné par l'ex-copain de Lara Croft, mais aussi un choix de casting incroyablement controversé portant le nom de Craig, Daniel Craig. Verdict ci-dessous.
Après avoir joué les agents de base pendant un certain temps, James Bond (Daniel Craig) se voit enfin octroyer son permis de tuer, qu'il doit baptiser en allant liquider un chef de section véreux, ainsi que son contact, à Prague. Décidant qu'il n'a peut-être pas pris assez de plaisir à cette triste besogne, mais ayant tout à fait mérité son grade de « 00 », James décide de remettre ça à Madagascar où sur la piste d'un poseur de bombes expert non seulement en C4 mais aussi en cabrioles, il finit par faire sauter l'ambassade où le mercenaire en question avait décidé de se planquer. Les méthodes (expéditives) de James n'étant pas du goût de M (Dame Judi Dench), cette dernière décide de le coller au rencard jusqu'à ce que les choses se tassent et que son agent prenne un peu de plomb dans la cervelle (à défaut d'en recevoir en pleine tête). Elle ignore cependant (mais l'ignore-t-elle réellement ?) que James à bien d'autres projets qu'un simple farniente aux Bahamas : suivant la piste de son poseur de bombes acrobate, Bond remonte jusqu'au Chiffre (Mads Mikkelsen) : plus connu comme étant le banquier gérant les fonds de la plupart des terroristes internationaux…
Il y a beaucoup à dire sur la franchise 007. À commencer par Ian Fleming qui écrivit les aventures de son héros sur la terrasse de sa villa GoldenEye au cœur de la Jamaïque. Alors célibataire endurci mais sur le point de convoler en justes noces, Fleming crée son héros comme une sorte d'adieu à son insouciante jeunesse : trouvant son nom dans un bouquin de sa bibliothèque (A Field Guide to Birds of the West Indies, c'est pour ça que Pierce peut se faire passer pour un ornithologue dans Die Another Day) et décidant d'en faire un personnage franchement sombre, fumant 3 paquets de cigarettes par jour (5 quand il s'ennuie), très bon joueur de golf mais un peu antipathique sur les bords, célibataire endurci, tueur efficace, ne conquérant qu'un nombre de demoiselles somme toute assez réduit par bouquin, James Bond est à n'en point douter un bon agent du MI6 et un bon héros de roman de gare. Le succès de ses aventures en librairie intéresse le producteur Albert R. ‘Cubby' Broccoli qui s'empresse de mettre la main sur les droits cinématographiques afin de porter les aventures de 007 à l'écran. N'étant pas à son coup d'essai en matière de films d'action, de guerre, ou même d'espionnage, Albert R. Broccoli décide alors de mettre le réalisateur Terrence Young avec lequel il a déjà travaillé à plusieurs reprises dans les années 50. Pour incarner James Bond, un acteur écossais de 32 ans s'impose comme le choix idéal au milieu de 600 autres prétendants au rôle : Sean Connery, tout frais sorti de The Longest Day, et ayant auparavant tourné avec John Guillermin mais aussi Terrence Young, était appelé à devenir le meilleur James Bond de l'histoire. Les romans de Ian Fleming étant ce qu'ils sont (c'est-à-dire pas particulièrement palpitants, au rythme lent, et souvent même dépourvus d'action), Albert R. Broccoli embauche Richard Maibaum pour travailler un peu sur la franchise. Si en 1962, Dr. No s'avère tout de même assez fidèle au roman, les adaptations sont de plus en plus libres, jusqu'à ce qu'elles basculent dans le Grand-Guignol lors de la période Roger Moore. Mais revenons aux années 60 et à l'établissement de la franchise, qui trouva définitivement toutes ses marques avec Goldfinger : générique de Maurice Binder, jolies filles, gadgets, course-poursuite avec l'Aston Martin équipée de missiles et autres joyeusetés made by Q, confrontation finale dans le repaire du méchant, enjeux menaçant la sécurité de la planète entière… le mythe est inscrit sur chaque centimètre de la pellicule ayant servi au tournage du film. Le départ de Sean Connery à l'issue du tournage de You Only Live Twice laisse un vide énorme qu'Albert R. Broccoli aura toutes les peines du monde à combler. Décidant de confier le rôle de 007 à l'Australien George Lazenby (une entorse pas si grave si on considère que l'Australie fait partie du Commonwealth), s'appuyant une fois de plus sur un script solide de Richard Maibaum, et réalisé par Peter Hunt (auparavant monteur sur les autres films de la série), Au Service Secret de Sa Majesté fait un bide épouvantable au box-office et a longtemps été considéré –à tort– comme étant un des pires films de la série. Le retour de Sean Connery était inévitable pour Diamonds Are Forever, le temps pour EON Productions de se refaire une santé financière et de confier le rôle à celui qui fit les beaux jours de la télévision britannique des années 60 : Roger Moore qui incarna le Saint de 1962 à 1969, puis Lord Brett Sinclair dans Amicalement Votre à l'aube des années 70. Adoptant un ton résolument différent de Sean Connery, Moore se contente alors du minimum syndical : son James Bond n'est en rien différent de Simon Templar ou de Lord Sinclair. Roger Moore trimbalant sa tête de (pas si) jeune premier d'un plan à l'autre en ayant l'air de follement s'amuser, emballant tout ce qui ressemble de près ou de loin à une jolie fille, laissant aux cascadeurs le soin de prendre tous les risques physiques de l'emploi. Malgré une trahison intégrale du matériel original (Bond préférant même rouler en Lotus plutôt qu'en Aston Martin), et la transformation de 007 en Austin Powers avant l'heure, le succès est au rendez-vous. Roger Moore tournera 7 films (Sean n'en tourna que 6 jusqu'à l'officieux Never Say Never), prenant sa retraite du MI6 à l'âge vénérable de 58 ans après une ultime prestation proche du ridicule absolu dans A View to a Kill. Pour remplacer Roger Moore au pied levé, Albert R. Broccoli décide d'embaucher Pierce Brosnan. Irlandais de naissance s'étant fait remarquer à la télévision américaine avec la série Remington Steele, Pierce est victime du network avec lequel il a un contrat d'exclusivité, et dont la date limite ne coïncide hélas pas avec le planning de tournage de The Living Daylights. Alors persuadé que NBC finira par libérer Pierce Brosnan à temps pour le début du tournage, Broccoli lui fait essayer les costumes et fait mettre en boite le mythique plan d'ouverture du Gunbarrel. Hélas NBC décide de retenir Pierce, lequel doit passer la main à Timothy Dalton. Détail amusant : Albert R. Broccoli lui avait déjà proposé le rôle en 1973 en lieu et place de Roger Moore. Alors âgé de 29 ans, Dalton avait décliné l'offre parce qu'il se considérait trop jeune pour le rôle. Se replongeant dans les romans de Ian Fleming, Timothy Dalton veut à tout prix faire oublier au public la piètre performance de Roger Moore dans le rôle de Bond. Hélas, le public conditionné par 7 films sabotés par Lord Brett Sinclair (mais au demeurant très amusants avec beaucoup de recul), n'adhère pas à ce retour aux sources. The Living Daylights est certes un succès, mais pas la bombe au box-office espérée. Même chose pour Licence To Kill qui a alors besoin des recettes internationales pour être rentable. Le public n'aime tout simplement pas Timothy Dalton qui a refait de James Bond un agent secret plus sérieux, comptant un peu moins sur les gadgets, ne passant pas 2 heures de pellicule à s'envoyer en l'air gratuitement avec tout ce qui bouge, et n'ayant pas l'air surpris à chaque fois qu'il se sort in-extremis d'une situation périlleuse. 6 longues années sont nécessaires pour qu'Albert R. Broccoli ne mette un nouvel opus de la franchise à l'affiche. Pas de tergiversations sur l'identité de l'acteur qui incarnera Bond : Pierce Brosnan désormais libéré de toute obligation contractuelle (et s'étant fait les dents sur quelques films plus que moyens) est finalement de la partie, et le réalisateur Martin Campbell est appelé à la rescousse pour dépoussiérer un peu le mythe afin de lui faire prendre un nouveau départ. Après 6 années sans James Bond au cinéma, le public n'en peut plus et réclame un nouvel épisode à corps et à cris. Timothy Dalton en sa qualité de 007 de transition a bien malgré lui préparé le terrain pour ce qui va suivre. Le James Bond de Pierce Brosnan ne manque pas d'élégance. Si le titre « d'homme le plus classe du monde » n'avait pas été décerné éternellement à George Abitbol, il ne fait aucun doute que Pierce n'aurait eu aucun mal à lui succéder. C'est un homme à femmes qui contrairement à Roger Moore ne considère pas la première greluche venue comme un « dessert » à s'enfiler vite fait avant de passer au digestif. Pierce tue froidement quand c'est nécessaire, mais a su donner un peu d'humanité au rôle qui manquait quelque peu jusqu'alors : la scène de la plage dans GoldenEye, le meurtre du Vincent Schiavelli dans Tomorrow Never Dies après sa petite séance de torture sur Terry Hatcher en sont autant d'exemple. Récupérant le premier film de la période Brosnan, Martin Campbell nous livre un opus loin d'être parfait (essentiellement saboté par le compositeur Eric Serra qui fait du bon travail pour Luc Besson, mais qui nous livra un épouvantable travail de tâcheron sur GoldenEye), plombé par un placement de produits énervant, mais disposant d'une intrigue et de scènes d'action plus qu'honnêtes. Portant toute la franchise et au final 4 films sur ses épaules, Pierce Brosnan fit l'unanimité au sein du public jusqu'à sa retraite forcée à l'issue de Die Another Day. Un épisode divisant d'ailleurs quelque peu les fans : Pierce égal à lui-même certes, hommages nombreux (et fort appréciés) film anniversaire oblige… jusque là tout va bien… intrigue un peu cousue de fil blanc c'est un fait et ça se complique, et enfin gadgets et scènes d'actions parfois un peu ridicules… oui bon, il faut reconnaître qu'ils ont peut-être poussé le bouchon un peu loin. De là à dire que Die Another Day est un nouveau Moonraker, il n'y a qu'un pas qu'il est fort aisé de franchir. Pierce ayant demandé 20 millions de dollars de cachet pour tourner dans un cinquième film, EON Productions (avec à sa tête Barbara Broccoli) décida d'aller voir ailleurs si Bond y était. Les rumeurs quant à l'identité du nouvel interprète de James Bond sont allées très loin : de Clive Owen à Ewan McGregor en passant par le croate Goran Visnjic. C'est finalement Daniel Craig qui remporte tous les suffrages au niveau de la production, mais pas particulièrement du côté des fans. Nombre d'entre eux crient au sacrilège : James Bond n'est pas blond, il n'a pas les yeux bleus, il ne doit pas avoir un film comme Tomb Raider dans sa filmographie, il n'est pas beau (curieusement la gente féminine pense souvent le contraire… mais passons)… autant de foudres étalées sur quelques sites Internet appelant immédiatement au boycott tout en réclamant à corps et à cris le retour de Pierce Brosnan. Hors le retour de Pierce n'est pas d'actualité. La raison ? CASINO ROYALE raconte la toute première mission de James Bond en tant qu'agent 00… et avec ses 53 ans au compteur, Pierce n'a plus tout à fait l'âge du rôle… enfin disons le carrément : qui a envie de voir Pierce étirer la sauce comme l'a fait Roger Moore ? Quentin Tarantino doit être fumasse. L'idée de faire CASINO ROYALE vient de lui. Il avait tellement envie de le faire qu'il avait laissé entendre à EON Productions qu'il était prêt à travailler gratuitement. La perspective d'économiser un ou deux millions de dollars ne devait être rien comparativement à la perspective d'avoir un véritable artiste comme Tarantino qui aurait à n'en point douter livré un film plus personnel, naturellement sanguinolent, disposant de personnages sans doute hauts en couleurs, mais au potentiel probablement moins commercial. Quentin Tarantino ne fut donc jamais attaché au projet, mais son idée fut conservée. Martin Campbell ayant réussit l'exploit de rapporter beaucoup de sous à EON avec GoldenEye malgré un script assez moyen et une musique lamentable, le voilà embauché avec la difficile mission de faire une croix sur tout ce qui a déjà été fait et de repartir tout simplement à zéro. Histoire de mettre tout de suite les choses au clair, CASINO ROYALE est le tout premier film de la franchise qui ne commence PAS avec le fameux Gunbarrel. Certains hurleront au sacrilège, il n'empêche qu'il s'agit d'un parti pris logique pour un prequel, puisqu'on voit enfin celui qui se trouve de l'autre côté du canon du revolver. Exit aussi le générique à base de donzelles à moitié nues dans moult positions lascives, le style Maurice Binder passe à la trappe pour être remplacé par de l'animation 2D de type Flash ne mettant aucune jolie créature en vedette, le tout accompagné par une chanson absolument parfaite signée Chris Cornell et David Arnold. Ces 10 premières minutes de pellicule bousculent les habitudes du fan et font passer le message suivant : ce Bond là est différent. J'irai même plus loin en affirmant qu'après 2 décennies où à force de tourner en rond, la franchise commençait très sérieusement à se mordre la queue, ce Bond là s'avère incroyablement rafraîchissant. Dans le rôle titre, Daniel Craig campe un James Bond à des années lumières de tout ce qu'on a pu voir jusqu'à maintenant. Agent nouvellement promu 00, Bond n'est pas encore devenu cet agent secret à la fois classe et efficace, ni même cette terreur du SPECTRE que nous aimons depuis tant d'années. Brutal, parfois vulgaire, manquant encore de discernement, vulnérable, James Bond redevient pour la première fois depuis Au Service Secret de Sa Majesté un personnage tridimensionnel qui ne se contente plus de traverser son film sans évoluer d'un iota : commettant des erreurs pouvant réellement lui être fatales, se laissant parfois manipuler par un peu trop de monde, ayant encore tout à prouver avant de pouvoir devenir le meilleur agent du MI6, Bond se transforme tout au long de ces 2h20 de bonheur total pour enfin devenir lors de l'ultime plan séquence LE fameux James Bond 007 cher à nos cœurs. Preuve que la transformation est complète, ce n'est qu'à la toute fin que le thème de Monty Norman fait son apparition, David Arnold utilisant ses propres thèmes au demeurant très réussis pendant tout le film. Face à Daniel Craig, Eva Green campe la plus mémorable James Bond Girl depuis Diana Rigg. Certains traits de caractère similaires entre Vesper Lynd et Teresa Di Vicenzo n'échapperont d'ailleurs pas au spectateur attentif, et expliqueront non seulement pourquoi Bond se comporte ainsi avec les femmes, mais aussi pourquoi Vesper et Teresa sont les deux seuls véritables amours de sa vie. N'en étant pas à son premier Bond, et encore moins à son premier film d'action, Martin Campbell semble avoir été infiniment plus inspiré par CASINO ROYALE qu'il ne l'a été pour GoldenEye. Les morceaux de bravoure sont tous excellents : que ce soit la course-poursuite sur le chantier avec Sébastien Foucan dans le rôle du Yamakasi poseur de bombes, ou encore la tentative d'attentat de l'aéroport de Miami, sans parler de la confrontation finale menée tambour battant au cœur d'une maison qui ne demande qu'à s'effondrer. Seul le milieu du film avec la fameuse partie de poker tourne hélas parfois un peu à vide, et aura du mal à captiver quiconque n'est pas déjà familier avec les règles du Texas Hold'em. Réalisant un Bond différent, prenant quelques risques avec la franchise en omettant volontairement certains éléments pourtant essentiels tels que les gadgets, le département Q, et même Moneypenny, Martin Campbell et sa bande de scénaristes dont le fameux Paul Haggis n'oublient tout de même pas de parsemer cette première aventure de clins d'œils réjouissant au mythe : la fameuse vodka martini, l'Aston Martin DB5 (et surtout comment diable un agent du MI6 peut rouler dans une voiture pareille), l'autre Aston Martin qui finit comme beaucoup d'autres à la casse (mais tout le monde sait que 007 ne ramène jamais sa voiture en un seul morceau au grand désespoir de Q, sauf peut-être dans GoldenEye où la Z3 ne sert tout simplement à rien), les pectoraux qui sortent de l'eau (après les bikinis d'Ursula et de Halle)… Au bout du compte, CASINO ROYALE donne un sacré coup de neuf à une franchise qui en avait désespérément besoin. Martin Campbell nous offrant du coup le meilleur James Bond depuis fort longtemps. Sans renier l'ère Brosnan qui nous a donné 4 films oscillant entre le très bon et le très moyen, cette ère Craig s'annonce réellement très prometteuse. CASINO ROYALE nous est présenté dans son format original respecté de 2.40:1 d'après un transfert anamorphosé encodé au format AVC (MPEG-4) 1080p. Notez que ce film est aussi proposé en deux éditions DVD (panoramique ou plein écran) et qu'il s'agit d'une exclusivité propre au format Blu-ray Disc en matière de haute définition. Sony étant l'instigateur du format Blu-ray Disc en plus d'être producteur du film, CASINO ROYALE ne sortira a priori jamais en HD DVD. Affirmer que Sony compte sur CASINO ROYALE pour augmenter les ventes de films Blu-ray est une Lapalissade (Casino Royale est offert gratuitement en Europe aux 500 000 premiers acheteurs de Playstation 3), aussi le studio éditeur était fort attendu au tournant sur ce transfert qui avait tout intérêt à être irréprochable. Délaissant le MPEG-2 au profit du MPEG-4, et proposant le film sur un Blu-ray Disc double-couche, Sony met définitivement le paquet en nous offrant un transfert absolument parfait. L'image s'avère d'une précision chirurgicale : des moindres détails des yeux bleus de Craig, jusqu'à la grosse culotte qu'Eva Green ose porter sous sa robe de soirée, CASINO ROYALE justifie amplement chaque dollar dépensé dans tout équipement haute définition. La course-poursuite au sommet des grues donne le vertige tant l'image paraît tridimensionnelle, et le pré-générique stylisé en noir et blanc possède un grain et une profondeur des noirs tout simplement phénoménaux. Si vous cherchiez un film pour épater vos amis et les convaincre de passer à la haute définition et au Blu-ray Disc, votre quête est terminée. Contrairement au DVD qui ne propose du Dolby Digital 5.1 que pour la piste originale anglaise, ainsi que pour la version espagnole, mais nous fait l'affront de tenter de nous faire avaler la pilule d'une piste française Dolby Digital 2.0… le Blu-ray Disc de CASINO ROYALE fait bien mieux en proposant du Dolby Digital 5.1 (anglais, français et espagnol). Curieusement, la piste française y est la mieux représentée puisqu'elle est encodée avec un débit de 640kbps, contrairement aux pistes anglaises et espagnoles qui se contentent du 468kbps. Ces trois pistes Dolby Digital 5.1 font toutefois jeu égal en matière de dynamique, d'ouverture des canaux, d'effets parfaitement bien localisés, et de basses (canal .1 LFE) destinées à rappeler à vos voisins que vous êtes le principal responsable des murs lézardés et autres morceaux de plâtre tombés du plafond. À l'instar des autres films de la franchise, CASINO ROYALE bénéficie d'un doublage réalisé en France. Eric Herson-Macarel succède à l'excellent Emmanuel Jacomy dans le rôle de Bond, ce qui est finalement très amusant dans la mesure où les deux comédiens se sont auparavant affrontés dans Die Another Day. En plus d'avoir doublé Gustav Graves (Toby Stephens) dans l'épisode précédent, Eric Herson-Macarel double régulièrement et avec brio le fameux Robert Carlyle (dans l'excellente VF de The Full Monty notamment, mais pas dans The World Is Not Enough), James Spader (Stargate), ou encore Willem Dafoe (dans la VFF de Spiderman par exemple). Cerise sur le gâteau pour les heureux possesseurs de systèmes de son équipés de connecteurs HDMI : une piste originale anglaise PCM 5.1 non compressée, destinée à transformer tout cinéma-maison en véritable antre du Septième Art. Notez que des sous-titres en anglais, chinois, coréen, portugais, espagnols, thaïlandais et accessoirement français sont disponibles lors du visionnement. Au chapitre des suppléments, 3 reportages sont disposés sur la même galette : Becoming Bond (26 minutes) revient sur le casting de Daniel Craig ainsi que sur des anecdotes de tournage, James Bond for real (24 minutes) est consacré à l'incroyable travail des cascadeurs sur le film, et enfin Bond Girls Are Forever (49 minutes) est comme il se doit consacré à la totalité des actrices ayant fait leur preuves dans l'univers de Ian Fleming. Notez que les 2 premiers reportages sont présentés en haute définition au format 1080p encodés en MPEG-2. Le vidéo-clip de la chanson de Chris Cornell en définition standard vient clore le chapitre des suppléments. Aucune bande-annonce ne faisant hélas partie du programme des réjouissances. Bande-annonce / CASINO ROYALE video/quicktime
Excellente surprise que ce nouvel opus de la franchise 007. Martin Campbell donne un coup de neuf à un mythe qui avait pris un peu de plomb dans l'aile, et relance une machine dont on attend les prochains épisodes avec impatience. Daniel Craig apporte une nouvelle dimension à un personnage que l'on croyait connaître par cœur, et qu'on a hâte de retrouver afin de mieux le redécouvrir. Avec cette édition Blu-ray Disc, Sony livre la marchandise avec un transfert tout simplement irréprochable : excellence de l'image et du son, combinés à des suppléments peu nombreux mais toutefois intéressants. A posséder absolument.
Studio éditeur : Sony Pictures Date de sortie : 13 mars 2007 Film : 4,5/5 Image : 5/5 Son VO : 5/5 Son VF : 5/5 Bonus : 3/5 Alexandre Doukakis alexandre@uneporte.com Vendredi 23 Mars 2007
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