|
BATMAN BEGINS (BATMAN : LE COMMENCEMENT), édition DVD (2 disques) zone 1Le personnage de Batman est une figure mythique du monde de la bande dessinée américaine et a été porté à l'écran à maintes reprises depuis sa création il y a près de 70 ans. Après les deux derniers chapitres cinématographiques désastreux (Batman Forever et Batman and Robin), Warner et DC Comics reviennent en force avec une histoire relatant les origines du justicier masqué.
Le jeune milliardaire Bruce Wayne (Christian Bale) avait à peine dix ans lorsqu'il a perdu ses parents à la suite d'un hold-up ayant mal tourné après une soirée familiale à l'opéra. Comme il n'avait pas de famille immédiate, il fût pris en charge par le major d'homme de la famille, Alfred (Michael Caine), et entretiendra au fil des années l'idée de venger ses parents en s'attaquant au crime de la ville. Une fois atteint l'âge adulte, Bruce explore le globe et le monde criminel question d'acquérir des techniques de combat et d'en connaître un peu plus sur ses ennemis. Ses mésaventures le mènent dans une prison chinoise où il apprend à endurcir son caractère face aux conditions d'emprisonnement dégradantes et des diverses batailles avec les gardes de l'établissement. Un homme représentant la Ligue des Ombres (Liam Neeson) apparaîtra dans sa cellule et lui offrira la liberté et une place au rang de la Ligue qui se spécialise dans les techniques de combat Ninja.
Depuis sa création en 1939, le personnage de Batman fascine bien des gens. Après tout, Bruce Wayne n'est qu'un homme bien normal qui sait se battre et utiliser quelques gadgets comparativement à tous ceux qui ont des pouvoirs paranormaux (Superman, Spider-Man, X-Men). Cette simplicité a permis de créer une première adaptation cinématographique dès 1943. Par la suite, l'univers de Gotham fût rapidement revisité pour une série télévisée régulière au milieu des années soixante dont plusieurs se souviendront pour ses quelques onomatopées visuelles lors des séquences d'action (Wham! Ka-Pow! et compagnie). Puis ce fut une longue pause pour le justicier jusqu'à la sortie de Batman (1989), une des premières réalisations du talentueux réalisateur Tim Burton. Batman Returns (1992), toujours de Burton, consolida bien la nouvelle franchise, mais les deux titres suivants de Joel Schumacher (Batman Forever et Batman and Robin) ridiculisèrent l'univers sombre du personnage avec des situations et un visuel tout simplement absurdes. À la suite de ces 2 derniers fiascos, on a laissé retomber quelque peu la poussière chez Warner avant de donner la barre au réalisateur Christopher Nolan (Memento, Amnesia). Dès le départ de ce nouveau projet, Nolan voulait représenter l'univers de Batman de façon hyper-réaliste en utilisant le moins d'effets spéciaux possible. En travaillant avec le co-scénariste David S. Goyer, les deux comparses eurent l'idée de raconter les origines du personnage au lieu. Dès lors, beaucoup de recherches furent nécessaires dans les archives de DC Comics pour trouver des bribes d'informations sur l'entraînement de Bruce Wayne et sa transformation en Batman. Le résultat est passionnant. Wayne, et non son alter ego, tient la vedette au cours de la majorité du film et donne ainsi une touche beaucoup plus humaine à l'ensemble. La réalisation de Nolan fait bien ressortir l'aspect sombre du personnage et la dépression de la plupart des habitants de Gotham qui vivent dans une ville sous l'emprise du crime et de la corruption. Sa décision de faire le plus de cascades possibles de façon réelle fonctionne bien et accentue le réalisme senti de l'ensemble. Christian Bale incarne ce rôle à merveille. Il apporte un vent de fraîcheur à un personnage que l'on connaît pourtant déjà fort bien. Du côté d'Alfred, Michael Caine semble être né pour ce rôle. Son air paternel est tout à fait de mise pour remplir sa responsabilité d'éducateur du jeune Wayne devenu orphelin. Il a également un air à la fois espiègle et complice tout à fait dans le ton alors qu'il assiste son maître pour créer les débuts de la Batcave. Un autre coup de cœur inévitable que cette participation de Gary Oldman dans le rôle du détective Gordon, allié de Batman dans les rangs policiers. Sa coiffure et ses vêtements le rendent presque identique au personnage tel que dessiné dans plusieurs bandes dessinées de la série. Souvent étiqueté à jouer les méchants, Oldman est ici d'une crédibilité tout à fait convaincante. Du côté technique, cette édition DVD offre le film dans un ratio de 2.35:1, identique à celui présenté en salles, issu d'un transfert anamorphosé (16:9). La qualité de l'image est tout à fait dans les normes sans être exceptionnelle. D'emblée, mentionnons que plusieurs séquences dans la Batcave semblent beaucoup trop « soft » ou voilées ; mais l'encodage maîtrise parfaitement la compression pour ce type de rendu. Par moments plus clairs, l'image en est presque trop précise, par exemple lorsque l'on voit les personnages de Bale et Neeson se battrent sur la glace avec leurs épées, on note alors certains effets d'escaliers. Tout le monde sur le web s'entend sur les éloges de ce rendu image, certes, je dis simplement ici que plusieurs productions récentes ont fait mieux de ce côté. Mais ces détails ne gâcheront certainement pas votre plaisir, rassurez-vous. La présentation audio comporte des pistes en anglais et en français (doublage produit au Québec) au format Dolby Digital 5.1. Le mixage du volume entre les dialogues et la musique est parfait pour la version originale anglaise alors que ces mêmes dialogues manquent de tonus dans la version française. Les effets sonores lors des bagarres sont impressionnants sans être trop envahissants et l'utilisation du canal .1 (LFE) est tout à fait balancée. Les enceintes arrière sont bien utilisées au niveau ambiophonique et nous donnent bien l'effet d'être entourés par l'action. Des sous-titres en anglais, français et espagnol sont également disponibles et complètent la section des suppléments. Il existe trois versions de ce titre sur le marché : une première version ne contentant qu'un seul disque avec le film disponible en format panoramique ou plein écran et une seconde édition contenant un second disque rempli de suppléments et une petite bande dessinée qui reprend certaines histoires de la série ayant le plus influencé le scénario de BATMAN BEGINS. C'est cette dernière version qui a été utilisée pour cette critique. Il est dommage de ne pas retrouver de commentaire audio du réalisateur. Nolan semble pourtant bien volubile au cours des entrevues dans les différents suppléments. Ces bonus sont très nombreux et peuvent être visionnés en anglais ou avec des sous-titres en français. Avant d'arriver au menu principal du disque de suppléments, on a droit à une courte bande dessinée interactive crée expressément pour ce DVD. Notez que si votre lecteur est programmé en ce sens, il vous est possible de naviguer à travers des menus français beaucoup plus statiques. MTV's Tankman Begins Un court sketch humoristique présenté au début des MTV Music Awards et mettant et vedette Jimmy Fallon et Batman dans une séquence utilisant des images du film. Batman – The Journey Begins, 14 minutes Ce premier reportage parle des débuts du projet alors que Christopher Nolan et David Goyer se sont réunis dans la maison du réalisateur pour commencer l'écriture du scénario. Peu après ce moment, le directeur visuel Nathan Crowley s'est joint à eux et a monté un véritable studio d'art dans le garage de la maison pour commencer à créer des maquettes représentant la ville de Gotham et à modeler différentes facettes de l'univers glauque de Gotham. Shaping mind and body, 13 minutes Comme les séquences d'action sont très intenses physiquement, l'acteur Christian Bale a dû passer beaucoup de temps à s'entraîner avant le début du tournage du film. Il nous explique le régime qu'il a suivi pour gagner du poids (après son rôle précédent dans The Machinist où il était bien maigre) ainsi que de l'apprentissage des chorégraphies des scènes de combat. Malgré la difficulté de certaines séquences, Bale tenait à en faire le plus possible lui-même. Les divers responsables des cascades parlent ensuite des techniques de combat récentes que Batman utilise pour se battre tout au cours de l'histoire et de l'évolution de son style qui suit son apprentissage. Gotham City Rises, 13 minutes Mélange de New York et de Chicago, Gotham est une ville contenant une multitude de facettes, passant des quartiers pauvres sous-terrains aux milieux richissimes. Le directeur visuel nous parle des diverses inspirations qu'il a utilisées pour créer la ville fictive. On passe ensuite à un énorme hangar en Angleterre ou une partie de la ville fût construite à l'échelle originale pour permettre de filmer une grande partie des scènes nocturnes à toute heure du jour dans un environnement contrôlé. La construction de la Batcave est tout aussi spectaculaire à voir. Cape and cowl, 8 minutes Même si Bruce Wayne ne porte pas toujours son costume, on a tout de même porté une attention méticuleuse à la création de l'habit du grand justicier. Ce reportage parle premièrement de la création artistique du costume, puis du procédé complexe utilisé pour mouler les différentes pièces et créer le produit final. The tumbler, 13 minutes Pour accompagner Batman dans cette nouvelle vision, on avait évidemment besoin d'une nouvelle version de la Batmobile. On peut décrire le nouveau véhicule comme étant un croisement entre un char d'assaut et une Lamborghini, héritant de la robustesse du premier et du style et de l'élégance du second. Comme pour tout le reste, le réalisateur voulait conserver le réalisme de l'histoire et a donc fait construire la voiture qu'il avait imaginée. On voit le processus de construction et les différents tests routiers que le véhicule a dû endurer avant d'être fin prêt pour le tournage. La majorité des cascades ont ainsi pu être réalisées avec le vrai véhicule sans besoin d'effets spéciaux. Path to Discovery, 15 minutes Cette section parle principalement de la partie du tournage ayant été effectuée en Islande (en replacement du Tibet au début de l'histoire). On y montre toutes les difficultés de tournage dans un paysage magnifique, mais où l'accès est bien difficile. Malgré ces défis, le résultat final est impressionnant, donnant un effet de grandeur à l'histoire. Saving Gotham City, 13 minutes Comme toute bonne histoire de superhéros, Batman doit sauver la ville à la fin de l'histoire. Ce documentaire nous montre toutes les techniques de tournage et les effets spéciaux utilisés pour rendre les derniers moments le plus trépidant possible. Genesis of the Bat, 15 minutes Ce dernier reportage explore les origines du personnage depuis ses toutes premières apparitions dans les bandes dessinées de DC Comics. On y rencontre, entre autres, plusieurs éditeurs de la série ainsi que plusieurs artistes ayant travaillé au développement du personnage au fil des années. On effectue également une multitude de comparaisons entre des images de la bande dessinée montrant à quel point certaines parties du film sont fidèles à l'original. Les suppléments sont complétés par une section de dossiers textuels décrivant divers éléments de l'univers de Batman et certains des personnages du film ainsi qu'une galerie photos contenant des images de campagnes publicitaires du film et des croquis exploratoires. On retrouve également une bande-annonce du film. ---------------------------------------------------------------- On ne peut résister à l'atmosphère du film et à son histoire écrite et interprétée avec brio. Cette nouvelle vision de l'univers de Batman représente bien le côté sombre de la bande dessinée. On ne peut qu'attendre le prochain film avec impatience pour voir l'arrivée du Joker, ennemi juré de Batman, que l'on mentionne brièvement au cours de l'histoire. Studio éditeur : Warner Date de sortie : 18 octobre 2005 Film : 4/5 Image : 3,5/5 Son VO : 4,5/5 Son VF : 3,5/5 Bonus : 4/5 Yannick Lefebvre yannick@dvdquebec.com Vendredi 04 Novembre 2005
HD DVD Critiques | Blu-ray Critiques | DVD Critiques | Informations | Tirages | | DVD 2003-2006 (Coups de coeur) | |
Dans la même rubrique :
THE LAST TEMPTATION OF CHRIST (LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST), le DVD zone 1 de l’éditeur Alliance Atlantis - 17/12/2007PEER GYNT (1941), le DVD zone 0 - 14/12/2007THE DAY OF THE TRIFFIDS (1981), le DVD zone 1 - 26/11/2007A DOG’S BREAKFAST, le DVD zone 1 - 23/11/2007THE GOOD GERMAN (L’AMI ALLEMAND), le DVD zone 1 - 15/11/2007THE RETURN OF THE LIVING DEAD (LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS) (1985), l'édition DVD de collection en zone 1 - 14/11/2007KANSAS CITY CONFIDENTIAL (1952), le DVD zone 1 - 06/11/2007PLANET TERROR (PLANÈTE TERREUR), l’édition DVD spéciale (2 disques) zone 1 de l'éditeur Alliance Atlantis - 02/11/2007 |
|
|
UnePorte.Net est produit au Québec.
Plusieurs logos, images et marques de commerce publiés dans nos pages appartiennent aux propriétaires respectifs. ©Copyright UnePorte.Net 2002-2007. Tous droits réservés. Design : Marie-Hélène Pierre |
||

DVD/HD DVD/Blu-ray (Critiques A à Z)
